L’Allemagne, 20 ans après la réunification
20 Years of German Unification : Evidence on Income Convergence and Heterogeneity
Tilman Brück et Heiko Peters, IZA DP No. 4454, 23 pages.
Traduction du résumé :
« Nous analysons la convergence et l’hétérogénéité des niveaux de vie en Allemagne de l’Ouest et de l’Est depuis la réunification. À partir de données du German Socio-Economic Panel (GSOEP), nous comparons le revenu individuel total des résidents permanents adultes, incluant les retraités et les personnes sans emploi, en Allemagne de l’Ouest et de l’Est au cours des quinze années pour lesquelles les données sont disponibles. En utilisant une méthode de décomposition vectorielle à effets fixes, nous évaluons la différence brute totale de revenus entre l’Allemagne de l’Est et l’Ouest en prenant en considération l’hétérogénéité non observée. Notre analyse montre que l’écart de revenu négatif est passé de 33% en 1992 à 22% en 2002, puis est remonté à 26% en 2007. Une certaine convergence a donc eu lieu en termes nominaux depuis la réunification. En construisant des écarts de revenu par cohortes en fonction des décennies, nous découvrons que les cohortes les plus récentes présentent l’écart de revenu le plus élevé. Cela reflète probablement l’émigration des jeunes travailleurs hautement qualifiés de l’Est vers l’Ouest. […] »
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Disparities, persistence and dynamics of regional unemployment rates in Germany
M. Kunz, Institute for Employment Research, Nürnberg, IAB- discussion paper, n° 8/2009, 32 pages.
Traduction du résumé :
« Cet article montre que la distribution régionale des taux de chômage en Allemagne présente des caractéristiques robustes et durables. […], les disparités durables dans l’emploi peuvent être vues comme des taux de chômage spécifiques aux régions, dus à des dotations régionales différentes, s’ajustant rapidement aux moyennes spécifiques des régions et, par conséquent, tendant vers une distribution stable des disparités dans l’emploi, plutôt que vers le taux de chômage national. De plus, une enquête sur les processus d’ajustement suggère que le degré de persistance après les chocs agrégés des taux de chômage en Allemagne de l’Ouest a connu une diminution marquée depuis les années 1960. Pour la période plus récente (1989-2004), ni les chocs agrégés ni les chocs régionaux n’affichent de persistance. Par conséquent, les mécanismes lents d’ajustement aux chocs ne sont pas responsables de la persistance des différentiels de chômage. Une comparaison des régions et des districts montre que les deux niveaux régionaux présentent des trajectoires d’ajustement similaires. La demi-vie estimée des chocs agrégés et régionaux sont très robustes sur une période de 1 à 3 ans. »
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Effectiveness of One-Euro-Jobs : Do programme characteristics matter ?
K. Hohmeyer, Research Institute of the Federal Employment Agency, Nürnberg, IAB-discussion paper, n° 20/2009, 60 pages.
Traduction du résumé :
« Les récentes réformes du marché du travail en Allemagne ont introduit un programme d’activation appelé « 1-Euro-Jobs » auquel environ 700 000 prestataires participent chaque année. Dans sa conception, le programme donne aux acteurs locaux une marge de manœuvre pour répondre aux facteurs régionaux et individuels. La législature a déterminé seulement une caractéristique clé du programme : les emplois créés doivent être nouveaux, temporaires et d’utilité publique. En utilisant des données administratives pour les participants qui ont débuté le programme au printemps 2005, cet article examine les effets à moyen terme du programme et de l’association entre la flexibilité dans la conception et l’hétérogénéité des effets. Premièrement, les effets de différents types d’emploi (selon la durée prévue et le nombre d’heures de travail hebdomadaire), comparés à la non-participation (l’attente), sont évalués et, deuxièmement, les types de programmes sont comparés directement entre eux de manière à distinguer l’effet des programmes et l’effet de sélection. Tel qu’attendu, les effets de blocage sont plus grands pour les participations dont la durée prévue est la plus longue, alors que ce n’est pas le cas pour les programmes plus intensifs en termes d’heures de travail. À moyen terme, les « 1-Euro-Jobs » n’améliorent généralement pas les perspectives d’emploi des hommes en Allemagne de l’Est au-delà de deux ans après le début du programme. Les participations plus longues et plus intenses viennent même réduire les perspectives d’emplois. En Allemagne de l’Ouest, ces emplois augmentent en général les chances d’être en emploi et les participations plus longues mènent à des perspectives d’emploi légèrement plus élevées environ deux ans après le début du programme. Les avantages initiaux des participations courtes diminuent avec le temps. »
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Nickel and dimed German style : The working poor in Germany
J. P. Haisken-DeNew and C. M. Schmidt, RWI, Essen, Ruhr economic papers, n° 122, 19 pages.
Traduction du résumé :
« À partir de données tirées du German Social-Economic Panel, cet article analyse s’il y a eu (a) des changements importants au niveau des taux de pauvreté et de l’intensité de la pauvreté avant et après les réformes Hartz IV et (b) s’il y a eu des changements observables dans l’effet de l’emploi sur la réduction de la menace ou de l’intensité de la pauvreté. En utilisant une analyse multivariée, nous ne trouvons aucun indice d’augmentation des taux de pauvreté en comparant la période 2002-2004 à la période 2005-2006. Nous ne trouvons par ailleurs aucun changement dans l’effet de l’emploi sur la réduction de la probabilité ou de l’intensité de la pauvreté durant cette période. Le phénomène du « travailleur pauvre » en Allemagne demeure relativement limité et sa prévalence est demeuré inchangée à la suite des réformes Hartz. »
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