Assurance-chômage : quels systèmes fonctionnent ?
Optimal unemployment benefit financing scheme : a transatlantic comparison
J. Albertini et X. Fairise, Centre d’Études des Politiques économiques de l’université d’Evry, Working paper, n° 09-1, 36 pages,
Traduction du résumé :
« L’objectif de ce document est d’étudier les propriétés d’un système optimal de financement des prestations de chômage aux États-Unis et en France. Nous nous demandons si les entreprises doivent être taxées au prorata de leurs mises à pied et si une telle taxe doit correspondre à une partie ou la totalité du coût budgétaire induit par un licenciement. Les gains de bien-être générés par une éventuelle réforme des institutions du marché du travail en France et aux États-Unis sont évalués. Le marché du travail aux États-Unis est d’abord caractérisé par une régulation souple des licenciements et un système de notation de l’expérience. Nous montrons que le fait de rendre les entreprises plus responsables pour les frais causés par leurs mises à pied augmente le bien-être. En France, nous constatons qu’une réglementation souple, combinée avec un système d’impôts basé sur l’expérience, pourrait améliorer sensiblement les performances du marché du travail. Dans les deux cas, le coût prévu d’une taxe sur les licenciements est similaire au coût fiscal d’un travailleur sans emploi. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 340.6 ko
Temporary Jobs and Job Search Effort in Europe
Lawrence M. Kahn, IZA DP No. 4020, 39 pages
Traduction du résumé :
« En utilisant des données longitudinales sur les individus du Panel communautaire des ménages (PCM) pour huit pays au cours de 1995-2001, nous étudions la durée du contrat d’emploi temporaire et l’effort consacré à la recherche d’emploi. Les pays étudiés sont la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne. Nous construisons un modèle de recherche pour les travailleurs dans des emplois temporaires qui prédit que la durée augmente l’intensité de recherche. La calibration du modèle pour les données de l’ECHP implique qu’au moins 59% de l’augmentation de l’intensité de recherche au cours de l’emploi temporaire se produit durant la dernière période. Nous avons ensuite construit des modèles de régression pour estimer l’effort de recherche en contrôlant pour le capital humain, les salaires, le chômage local, le sexe, le temps et les effets fixes de chaque pays. Nous découvrons que les travailleurs en emplois temporaires font en effet une recherche plus intensive que les travailleurs en emploi permanent. En outre, l’intensité de la recherche augmente à mesure que la durée de l’emploi temporaire diminue, et au moins 80% de cette augmentation se produit en moyenne dans les emplois de plus courte durée. Ces résultats sont robustes à la ventilation par sexe et par pays et à des effets fixes. Ces résultats empiriques sont dignes de mention, car il n’est pas nécessaire de supposer la "myopie" ou "l’escompte hyperbolique" afin de les expliquer, bien que les données ne permettent pas non plus d’exclure ces explications. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 272.4 ko
Chômage partiel et licenciements économiques
Oana Calavrezo, Richard Duhautois, Emmanuelle Walkowiak, Connaissance de l’emploi, n° 63, 4 pages
« Le chômage partiel permet à une entreprise, subissant une perte passagère d’activité, de réduire temporairement le temps de travail de ses salariés ou de suspendre son activité. Conçu pour éviter les licenciements économiques, il constitue un outil de protection de l’emploi. Il vient d’être réformé pour faire face à la crise. Mais ce dispositif, actuellement massivement utilisé par les entreprises, réussira-t-il à éviter les suppressions de postes ? »
Télécharger le document PDF 283.9 ko
Do German welfare-to-work programmes reduce welfare and increase work ?
M. Huber et al., Institute for the Study of Labor, Bonn, IZA discussion paper, n° 4090, 42 pages
Traduction du résumé :
« De nombreuses économies occidentales ont réformé leurs systèmes de sécurité sociale afin de favoriser l’activation des bénéficiaires de l’aide sociale. Nous évaluons les trois plus importants programmes allemands d’activation mis en œuvre après une réforme majeure en Janvier 2005 (« Hartz IV »). Notre analyse est fondée sur une combinaison unique : un sondage de grande envergure et des données administratives exceptionnellement riches sur les individus, les ménages, les niveau administratifs et l’information régionale. (...) Nous constatons qu’en moyenne, les programmes de formation de courte durée améliorent les perspectives d’emploi des participants et que tous les programmes incitent davantage la participation. Nous montrons aussi que l’effet est considérablement hétérogène selon les différents sous-groupes de participants, ce qui pourrait être exploité afin d’améliorer la répartition des bénéfices de l’aide sociale et d’accroître ainsi l’efficacité globale des programmes. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 395.3 ko
décembre 2008
Unemployment insurance versus individual unemployment accounts and transitions to formal versus informal sector jobs
D. N. Margolis, INSEE, Série des Documents de Travail du Centre de Recherche en Economie et Statistique. Working paper, n° 35, 34 pages
« Dans cet article, je considère l’impact du système d’aide aux chômeurs sur la vitesse de retour en emploi dans 6 zones urbaines majeures du Brésil. Je distingue les transitions vers les emplois du secteur formel de celles vers les emplois du secteur informel en tenant compte de l’hétérogénéité inobservée. Un emploi dans le secteur formel ouvre droit à l’assurance chômage et aux comptes privés du chômage (FGTS). On trouve que le passage par un emploi du secteur formel augmente le taux de transition vers des emplois du secteur formel et réduit le taux de transition vers les emplois du secteur informel. Le revenu supplémentaire fourni par l’assurance chômage n’affecte pas la vitesse de retour en emploi du secteur formel mais diminue cette vitesse pour les transitions vers le secteur informel. Les résultats suggèrent que l’aide aux chômeurs affecte les transitions en réduisant l’intensité de la recherche pour des emplois du secteur informel. Des phénomènes qui affectent la demande de travail pourraient être à l’origine des effets observés pour les transitions vers le secteur formel. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 219.7 ko
|