Matthieu Angotti, Mirrdyn Denizeau et Christine Olm, Enquête réalisée par le Département Évaluation des Politiques Sociales, 52 pages.
Pour évaluer l’impact et les conséquences de la crise financière sur les familles les plus fragiles, Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a décidé de mettre en place un baromètre d’opinion afin de percevoir plus rapidement, en temps réel, les retombées sur les revenus des ménages, les dépenses et les comportements. Cette enquête montre que plus de la moitié (56 %) des ménages pauvres interrogés déclarent avoir moins de 250 euros par mois, une fois les dépenses fixes payées : logement, crédits, téléphone, etc. La moitié ont aussi l’impression de s’en sortir plus difficilement qu’il y a trois mois. "En comparaison avec les ménages moyens, les plus pauvres ont commencé à se restreindre sur les dépenses alimentaires (66 %), le téléphone (69 %), les enfants (38 %) et surtout les soins médicaux (31 %). Un quart d’entre eux ont renoncé à des consultations de spécialistes et 31 % ont reporté des soins dentaires, au lieu de 15 % des ménages en général. Plus que les salariés moyens, 50 % des personnes les plus démunies estiment leur situation professionnelle précaire, avec le risque exprimé, par 38 % d’entre eux, d’être confrontés au chômage partiel.
Résumé de l’enquête sur le blogue de Martin Hirsch
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Social pessimism : The new social reality of Europe
Roger Liddle, Policy network, 7 pages.
Pour une fois, soutient l’auteur, la Grande-Bretagne partage avec l’Europe une même vision d’avenir. Elle ne concerne pas le futur de l’UE elle-même, mais elle n’y est pas complètement étrangère non plus. Il s’agit du pessisme généralisé à propos des grandes tendances des sociétés européennes. Les générations présentes sont peut-être les seules depuis la révolution industrielle à croire que la vie ne sera pas aussi facile pour leurs enfants et leurs petits-enfants qu’elle ne l’a été pour elles.
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