La Belgique est un État fédéral composé de trois régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles-Capitale) et de trois communautés (française, néerlandaise et germanophone). Chacune de ces institutions est impliquée d’une manière ou d’une autre dans l’élaboration des politiques sociales, ce qui fait de l’étude de la politique belge une spécialité en soi. Pour une présentation synthétique sur le modèle institutionnelle belge et sur le partage des compétences, voir la page du Centre de recherche et d’information socio-politique (CRESP).
La Belgique est un État fédéral composé de trois régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles-Capitale) et de trois communautés (française, néerlandaise et germanophone). Chacune de ces institutions est impliquée d’une manière ou d’une autre dans l’élaboration des politiques sociales, ce qui fait de l’étude de la politique belge une spécialité en soi. Pour une présentation synthétique sur le modèle institutionnelle belge et sur le partage des compétences, voir la page du Centre de recherche et d’information socio-politique (CRESP).
À cette complexité institutionnelle, s’ajoute une société traditionnellement divisée entre les piliers chrétiens, libéraux et socialistes, de même que par la frontière linguistique entre francophones et néerlandophones. Les gouvernements belges sont donc systématiquement composés sur la base de larges coalitions entre les deux communautés linguistiques et entre les piliers.
Les élections fédérales de mai 2003 ont été marquées par le retour en force des partis de centre-gauche, par une nouvelle croissance des partis libéraux (MR et VLD), par l’écroulement des partis Verts (Écolo et Agalev) et par la suite du déclin des Chrétiens-Démocrates (CDH et CD&V). Pour les résultats, liens et analyses sur les dernières élections belges, voir le site Centre d’études de la vie politique (CEVIPOL) de l’Université libre de Bruxelles.
Après une décennie assez noire, les sociaux-démocrates flamands de la coalition S.P.A-Spirit sont devenus le deuxième parti flamand en importance (après les libéraux du VLD) et ont dépassé pour la première fois les Chrétiens-démocrates du CD&V (anciennement CVP). Du côté francophone, le Parti Socialiste est demeuré la première formation en importance. Dans la région bruxelloise, traditionnellement marquée par la question linguistique et par une forte implantation du courant libéral, le PS est redevenu bon deuxième derrière les libéraux du Mouvement Réformateur (MR), après avoir du se contenter d’une troisième place (derrière les verts du Parti Écolo !) aux élections fédérales de 1999.
Les Belges ont porté au pouvoir la coalition "violette" (socialiste et libérale, c’est-à-dire rouge et bleu), menée par le libéral flamand Guy Verhofstadt. Cette coalition remplace la coalition "arc-en-ciel" qui incluait également les écologistes. Les résultats des élections de 1999 et 2003 soulèvent des interrogations quant à l’avenir du pilier chrétien-démocrate en Belgique. Longtemps dominant, surtout en Flandre où il est demeuré hégémonique jusqu’aux années 1970, le courant chrétien n’obtient plus aujourd’hui que 20% des voix à l’échelle nationale. Voilà qui n’est pas pour mettre fin à l’éternel débat sur l’avenir des piliers en Belgique. Pour un commentaire sur la " dépilarisation " de la société belge, voir l’article de Serge Govaert dans le Monde diplomatique.