Dettes publiques ou dettes sociales ? Les conséquences sociales des finances publiques
Les défauts du défaut. Quelques clefs pour comprendre la crise de la dette souveraine
Gilles de Margerie et Hubert de Vauplane, En Temps Réel Cahier N°48, 32 pages
« La crise de la dette souveraine de plusieurs pays de la zone Euro menace la stabilité financière de l’Europe toute entière, et a d’importantes répercussions internationales. La crainte d’un défaut d’un des États de l’Eurozone s’est étendue de la Grèce à d’autres pays. Les sommets se succèdent, et ne paraissent, à chaque fois, qu’apporter des réponses partielles et insuffisantes aux difficultés à traiter. Depuis quelques mois, il apparaît qu’au tout premier rang des raisons qui rendent si difficile l’élaboration de solutions viables, figure l’exposition massive du secteur financier lui-même aux dettes des États de la zone. Si ces dettes perdent de la valeur parce qu’elles n’ont plus la confiance des investisseurs, et qu’il faut compenser l’impact de cette perte de valeur dans les comptes des banques, les fonds propres additionnels à mobiliser peuvent à leur tour avoir à être fournis, directement ou indirectement par le FESF, par les États eux-mêmes : double peine ».
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America is not broke
Sarah Anderson, John Cavanagh, Phyllis Bennis, Chuck Collins, John Feffer, Miriam Pemberton, Daphne Wysham, The Institute for Policy Studies, 20 pages,
Traduction d’un extrait :
« Une obsession malplacée avec notre dette nationale et avec l’austérité a pris d’assaut le débat national sur l’économie, avec un appel constant à réduire les dépenses gouvernementales afin d’équilibrer le budget. Certains législateurs affirment que le pays est en faillite, que nous devons nous serrer la ceinture, et que nous n’avons plus d’argent pour nous offrir des enseignants, des pompiers ou d’autres importants employés publics ».
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Crises de dette, crises sociales
Christian Chavagneux, Alternatives Economiques Hors-série n° 091
« Les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne. De la même façon, les dettes qui sont remboursées rubis sur l’ongle ne font jamais la une. Mais lorsque des débiteurs sont en difficulté, tous les regards se tournent vers eux. Et, de ce point de vue, l’actualité a été plutôt chargée depuis 2007 !
On a d’abord appris que des courtiers sans scrupule, relayés par des banquiers de la même étoffe, s’étaient enrichis en plaçant des prêts immobiliers auprès d’Américains pauvres dont ils savaient pertinemment qu’ils n’auraient pas les moyens de les rembourser. Quand le marché immobilier s’est retourné, ces pauvres Américains se sont retrouvés à la tête d’appartements et de maisons qui valaient moins que les dettes qu’ils devaient honorer »
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Deficit Reduction : A Review of Key Issues
Robert Greenstein President, Center on Budget and Policy Priorities de le Comité des finances du Sénat des États-Unis
Traduction d’un extrait :
« Afin de stabiliser la dette, les déficits budgétaires doivent être réduit afin de ne pas dépasser 3% du PNB. Les législateurs devraient s’attaquer à cette tâche dans un avenir rapproché. Toutefois, ce n’est pas nécessaire, ou même désirable, de s’y attaquer dans les prochaines années. Comme l’a mentionné le président de la Banque Fédérale Bernancke la semaine dernière, il ne serait pas sage de mettre en place des mesures d’austérité immédiatement, alors que l’économie est encore trop fragile pour ramener le taux de chômage à un niveau acceptable »
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