Origines du secteur associatif. Dès 1883 et jusqu’à la fin du XIXe, l’Allemagne mis en place les premières législations sur l’assurance-maladie, sur les accidents de travail, l’invalidité et sur les fonds de pension. En mettant sur pied ces politiques, l’objectif du gouvernement était de mieux intégrer les travailleurs à l’État national en construction et, par conséquent, de réduire le danger que représentait le mouvement ouvrier pour la sécurité de l’État. Cette législation avant-gardiste en matière de protection sociale a eu pour effet d’orienter le développement du secteur associatif en Allemagne. C’est donc dans le cadre du modèle corporatiste allemand et autour du principe d’" auto-gestion " que s’est développé le secteur associatif allemand. Ainsi, l’assurance sociale est souvent administrée par le biais d’institutions indépendantes, à l’intérieur desquelles les représentants des employés, du patronat et de l’État sont en étroite collaboration. Le but du modèle néo-corporatiste étant de rassembler à une même table des intérêts antagonistes, puis d’ajouter l’État comme intermédiaire neutre. De cette manière, on parvient souvent à générer des consensus en dehors des institutions politiques et à désamorcer les tensions avant qu’elles n’éclatent au grand jour.
Origines du secteur associatif. Dès 1883 et jusqu’à la fin du XIXe, l’Allemagne mis en place les premières législations sur l’assurance-maladie, sur les accidents de travail, l’invalidité et sur les fonds de pension. En mettant sur pied ces politiques, l’objectif du gouvernement était de mieux intégrer les travailleurs à l’État national en construction et, par conséquent, de réduire le danger que représentait le mouvement ouvrier pour la sécurité de l’État. Cette législation avant-gardiste en matière de protection sociale a eu pour effet d’orienter le développement du secteur associatif en Allemagne. C’est donc dans le cadre du modèle corporatiste allemand et autour du principe d’" auto-gestion " que s’est développé le secteur associatif allemand. Ainsi, l’assurance sociale est souvent administrée par le biais d’institutions indépendantes, à l’intérieur desquelles les représentants des employés, du patronat et de l’État sont en étroite collaboration. Le but du modèle néo-corporatiste étant de rassembler à une même table des intérêts antagonistes, puis d’ajouter l’État comme intermédiaire neutre. De cette manière, on parvient souvent à générer des consensus en dehors des institutions politiques et à désamorcer les tensions avant qu’elles n’éclatent au grand jour.
À côté du principe corporatiste, se trouve un second principe ayant contribué à structurer le secteur associatif en Allemagne. Il s’agit bien entendu du principe de " subsidiarité ", dont les catholiques allemands ont toujours été les ardents défenseurs. La compétition entre les églises et l’État pour la distribution des services sociaux a historiquement mené à un compromis institutionnel, dont l’idée subsidiarité est le principe-clé. Ainsi, de nombreux services sociaux demeurent encore aujourd’hui sous la responsabilité d’associations indépendantes. Le rôle de l’État demeure quant à lui " subsidiaire " et se limite généralement au financement et à l’encadrement législatif.
Evaluation de l’importance du secteur. Plusieurs universitaires allemands s’intéressent à l’économie sociale en Allemagne, qui fait l’objet d’une riche littérature. Annette Zimmer et Eckhard Priller évaluent à 1,44 millions le nombre de travailleurs allemands occupés à temps plein dans le secteur à but non lucratif en 1995, ce qui représente près de 5% de l’emploi total. L’activité économique reliée au tiers secteur représenterait quant à elle près de 4% de l’économie allemande.
Toujours selon Zimmer et Priller, environ 16,7 millions d’Allemands étaient engagés dans du travail non rémunéré en 1996, et cela auprès de plus de 400 000 organisations. Le total des heures travaillées d’élevait quant à lui à 2,3 milliards. Les organisations religieuses, culturelles, civiques et sociales demeurant les plus populaires auprès des Allemands.
Emploi dans le secteur à but non lucratif (équivalents temps plein)
Financement. Le financement du tiers secteur provient à la fois de l’État (64,3% en 1995), des dons (3,4%) et de la facturation de services et de cotisations (32,2%). Dans le cas du secteur de la santé, c’est 94% du financement qui est assuré par l’État en 1995. Le financement public demeure aussi prioritaire en éducation et en recherche, avec 74%, de même que dans le domaine des services sociaux, avec 65,5%. À l’inverse, le financement privé, à partir de la facturation de service ou des cotisations, joue un rôle dominant dans le secteur de l’habitation (98,6%), des regroupements syndicaux ou professionnels (97,2%), de la culture et des loisirs (66,2%), de même que de l’environnement (62,1%).