Fredrik Andersson, Simon Burgess et Julia Lane, IZA Discussion paper 4423, 38 pages.
Traduction du résumé :
« La présence d’une importante ségrégation des immigrants aux États-Unis, de pair avec l’accroissement de la proportion de la population américaine née à l’étranger, a éveillé l’intérêt pour les causes et les conséquences de la concentration de la population immigrante, incluant celles reliées au fonctionnement du marché du travail. Cet article offre de solides preuves qu’aussi bien la taille et la nature d’une enclave immigrante ont un impact sur les performances des nouveaux immigrants sur le marché du travail. Nous développons de nouvelles mesures de la qualité, ou de la valeur informationnelle, des réseaux immigrants en utilisant des données sur les revenus des travailleurs jointes à des informations provenant des entreprises et du recensement. Nous démontrons l’importance des liens d’emploi des immigrants. Les membres du réseau sont beaucoup plus susceptibles que les autres immigrants d’être employés dans la même entreprise que les voisins géographiques. Les immigrants dont un grand nombre de voisins travaille sont également davantage susceptibles d’occuper un emploi que les immigrants dont moins de voisins travaillent. Les effets sont quantitativement importants et robustes face à diverses spécifications. Par exemple, dans un réseau à haute valeur – c’est-à-dire avec un taux d’emploi moyen dans le 90e percentile – un seul écart type d’augmentation dans le log du nombre de contacts dans le réseau est associée à un accroissement de presque 5% du taux d’emploi. Les revenus, dans le cas où un emploi est occupé, augmentent d’environ 0,7%. »
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L’activité des immigrés en 2007
Jacqueline Perrin-Haynes, Insee Première, no. 1212, 4 pages.
« En 2007, 2,4 millions d’immigrés résidant en France métropolitaine se déclaraient en emploi ou au chômage, soit 8,6 % de la population active. Le taux d’emploi des femmes immigrées âgées de 15 à 64 ans est passé de 35 % en 1990 à 47 % en 2007. Le taux de chômage des immigrés est le double de celui des non-immigrés. Les femmes immigrées sont plus touchées que les hommes. Le quart des immigrés actifs sont diplômés de l’enseignement supérieur. Parmi les ouvriers, les hommes immigrés exercent moins souvent des emplois d’ouvriers qualifiés que les hommes non immigrés ; le quart des femmes immigrées occupent des postes d’employées non qualifiées. Les immigrés, comme le reste de la population, travaillent de moins en moins dans l’industrie et de plus en plus dans les services. »
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