« La magie d’Houdini sera-t-elle à l’œuvre ce soir lors du discours sur l’état de l’Union que prononcera le président américain, ainsi que dans les semaines et les mois qui viennent ? Avec un taux d’approbation avoisinant les 53 %, Barack Obama atteint des sommets inégalés depuis le début de la crise financière, et il fait même un bond remarquable de cinq points en moins d’un mois (CNN/Opinion Research). Il bénéficie des retombées de son discours rassembleur du 8 janvier à Tucson et du stakhanovisme du Congrès sortant, comme en témoignent la ratification du traité de désarmement START, l’abrogation du « don’t ask don’t tell » (qui interdisait aux homosexuels de se déclarer — et donc de servir — dans l’armée) ou encore la conclusion d’un accord avec les républicains sur les diminutions d’impôts consenties par son prédécesseur. »
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Discours sur l’état de l’Union - La clé
Serge Truffaut, Le Devoir
« La partition qu’a jouée Barack Obama devant les membres du Congrès était au diapason d’une réalité politique indiscutable : depuis les législatives de novembre dernier, le parti du président n’a plus de majorité. Tout logiquement, son discours sur l’état de l’Union fut sans surprise à une exception près : le temps accordé à l’éducation. Soit à un secteur sur lequel les États entendent conserver leurs prérogatives. »
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President Obama Takes the High Ground in State of the Union Address
Dean Baker, Truthout
Traduction d’un extrait :
« Le président Obama a résisté à la pression énorme exercée par le monde de la finance et d’autres adversaires de la sécurité sociale et du Medicare en refusant d’appeler à des réductions de dépenses importantes pour ces programmes dans son discours sur l’état de l’Union. Compte tenu de la puissance de ces groupes, cela aurait été pour lui le chemin le plus facile à emprunter. Toutefois, il a plutôt insisté sur la nécessité de protéger la sécurité sociale et d’en assurer la pérennité pour les générations futures de travailleurs. »
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