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L’Europe sociale est-elle de retour ?
Un agenda social pour une Europe compétitive et solidaire
Bernard Brunhes, Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité 15 pages.
L’auteur du rapport, Bernard Brunhes, étudie les moyens de rénover le « modèle social européen » et les voies de progrès pour l’Europe sociale. Le rapport se situe dans la perspective de 2010 qui marque en principe le démarrage d’une nouvelle stratégie économique destinée à prendre le relais de la stratégie de Lisbonne. L’auteur estime que cette nouvelle stratégie devra être accompagnée d’un ensemble de programmes sociaux dans les domaines de l’emploi et de la solidarité sociale et faire face à de nouveaux défis et aux adaptations de la société : impact de la mondialisation, changement démographique, diversité, développement durable. Il définit les axes du nouveau modèle social (politiques de retour à l’emploi, flexisécurité...) ainsi que les moyens d’action nécessaires.
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L’Europe sociale est de retour
Marc Clément, Telos-EU
Il est de bon ton de pleurer sur le retard de l’Europe sociale au regard des autres politiques de l’Union ou encore de fustiger une Europe qui ne serait qu’une Europe des marchandises. Or dans les six derniers mois, la Cour de Justice des Communautés Européennes a opéré une clarification majeure qui paradoxalement relance l’Europe sociale. Par un arrêt "Rüffert" du 3 avril 2008 elle confirme une jurisprudence affirmée lors de l’arrêt du 18 décembre 2007. Les systèmes sociaux suédois et allemands se trouvent condamnés et il faut pourtant s’en réjouir. Il faut d’abord ne pas se laisser aller à la facilité : dans les deux cas, la décision de la Cour conduit bien à ce que des entreprises étrangères - lettone et polonaise - bénéficient de la possibilité de détacher des travailleurs respectivement en Suède et en Allemagne sur la base de leurs législations nationales. A première vue, la décision de la Cour ouvre la porte au dumping social intra-européen. C’est ce que de nombreux commentateurs ont clamé, préférant s’en tenir à une analyse superficielle. Or la situation est bien différente si on prend la peine de comprendre le raisonnement de la Cour et si on examine les conséquences de ses décisions.
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Un Anglais veut croire à l’Europe social
Claude-Emmanuel Triomphe, Métis. Correspondances européennes du travail
David Tarren, 36 ans, a été pendant 15 ans l’un des responsables du syndicat GMB, aujourd’hui Unite. Il s’exprime sur l’Europe sociale, la présidence francaise et le climat social britannique.
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Social protection : why the EU needs to deliver
Renaud Dehousse, Notre Europe, 11 pages.
L’auteur soutient que l’attitude des citoyens européens par rapport à l’Europe est au moins partiellement déterminée par les profits qu’ils pensent en tirer. Or l’Europe est de plus en plus perçue par les citoyens comme un facteur d’instabilité, ce qui contribue à expliquer la corrélation entre les facteurs socio-economiques et l’absence d’enthousiasme, voire l’hostilité, pour l’intégration européenne. L’auteur conclut que ces sentiments d’insécurité, s’ils se maintiennent, risquent d’exposer les gouvernements européens à une opposition croissante de la population et à une remise en question des acquis communautaires.
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Social Protection in the European Union
Alexandra PETRÁŠOVÁ, Eurostat, Statistics in focus, 46/2008, 12 pages.
L’UE27 a consacré 27,2% du PIB à la protection sociale, un taux stable depuis 2003, selon un rapport publié par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes. De fortes disparités entre États membres persistent. En 2005, la part des dépenses de protection sociale dans le PIB dépassait 30% en Suède (32 %), en France (31,5 %) et au Danemark (30,1 %) et était inférieure à 15 % en Lettonie (12,4 %), en Estonie (12,5 %), en Lituanie (13,2%) et en Roumanie (14,2 %). La part des pensions de vieillesse et de survie représentait 46 % des dépenses totales de protection sociale, les prestations de maladie et de soins de santé 29 %, les prestations d’invalidité et familiales 8 % chacune, les prestations de chômage 6 % et les prestations liées au logement et à l’exclusion sociale 4%. Les dépenses de protection sociale par habitant, exprimées en SPA (standards de pouvoir d’achat) qui éliminent les différences de niveaux de prix entre les pays, étaient plus de dix fois supérieures au Luxembourg qu’en Roumanie. La part des cotisations sociales dans le financement varie de 29 % au Danemark à 84 % en Slovaquie.
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Is Social Europe Fit for Globalisation ? A study of the social impact of globalisation in the European Union
Iain Begg, Juraj Draxler et Jørgen Mortensen, Center for European Policy Studies, 223 pages.
Les auteurs soutiennent que les Européens ont beaucoup à gagner de la mondialisation et qu’ils ne devraient pas la considérer comme une menace pour leur emploi ou leur qualité de vie, à condition que les États membres et l’UE soient disposés à s’adapter à des circonstances changeantes. Cette publication arrive alors que de nombreuses personnes s’inquiètent de la rapidité des changements et de la manière dont ceux-ci pourraient affecter leurs perspectives d’emploi et leur retraite. En fait, une étude récente a révélé que près de la moitié des Européens s’inquiètent des effets négatifs que la mondialisation pourrait avoir sur leurs emplois et sur les entreprises. D’après les auteurs, il n’existe pourtant aucune preuve tangible que la mondialisation a nui à l’économie européenne ou à sa capacité à protéger les catégories les plus vulnérables.
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