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La vie des idées

La vie des idées est un magazine d’analyse et d’information sur le débat d’idées. Créée à l’initiative d’un groupe d’intellectuels croisant toutes les disciplines, et avec le soutien des animateurs de la République des Idées, cette publication est non partisane et entièrement gratuite.


Évaluer et profiler les chômeurs


Recherche comparée Politique du travail et de l'emploi Danemark États-Unis France   août 2007  FR  

Construire un modèle de profilage des demandeurs d’emploi : défi statistique ou défi politique ?

Étienne Debauche et Nathalie Georges, Centre d’études de l’emploi, Document de travail, n° 91, 36 pages.

Le texte analyse trois expériences de profilage statistique menées au Michigan (États-Unis), au Danemark et en France. Il cherche à comprendre les enjeux techniques de la construction de modèles statistiques de profilage et à mettre en lumière les motivations politiques justifiant le recours à cet outil, ainsi que les modalités possibles de sa mise en œuvre. Il porte un intérêt particulier à la place institutionnelle accordée à l’outil, ainsi qu’aux évaluations de son efficacité et de son utilisation par les acteurs de l’accompagnement des demandeurs d’emploi.


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Rapports et bilans gouvernementaux ou d'organismes conseil Politique du travail et de l'emploi France   septembre 2007  FR  

Rapport sur les outils français d’évaluation du chômage

B. Durieux et alii, Inspection générale des Finances / Inspection générale des Affaires sociales, Ministère de l’économie, des Finances et de l’Emploi, Paris, 38 pages.

Par lettre du 19 juin 2007, le Premier Ministre a chargé l’inspection générale des finances et l’inspection générale des affaires sociales d’une mission sur les méthodes statistiques d’estimation du chômage. Cette mission s’inscrit sur fond d’incohérences apparues depuis 2004 entre l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE en fin de mois (DEFM) et les résultats de l’enquête emploi de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). En cours d’année 2004 (T1 2005/T1 2004), le chômage mesuré sur la base des statistiques de l’ANPE1 a augmenté de 30 000 personnes (DEFM), mais diminué de 95 000 selon l’enquête emploi. Pour 2005 (T1 2006/T1 2005), il a diminué de 170 000 selon l’ANPE, mais augmenté de 115 000 selon l’enquête emploi. Pour 2006 (T1 2007/T1 2006), il aurait diminué de 320 000 selon l’ANPE et de seulement 160 000 selon l’enquête emploi. Le niveau et l’évolution du chômage en France sont suivis à partir de deux sources principales : les données de l’ANPE sur le nombre de DEFM et celles de l’enquête emploi qui est une enquête statistique effectuée en continu sur l’année, par 620 enquêteurs auprès de 75 000 personnes chaque trimestre.

Annexe 1 - Les chiffres du chômage dans une perspective internationale et européenne, 30 p.
Annexe 2 - Les statistiques administratives de la demande d’emploi, 41 p.
Annexe 3 - L’Enquête emploi en continu, 35 p.
Annexe 4 - La comparaison entre les données administratives et les données d’enquête, 37 p.


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Recherche nationale Politique du travail et de l'emploi France   juillet 2007  FR  

À chaque marché du travail ses propres modes de recherche d’emploi

Emmanuelle Marchal et Delphine Remillon, Centre d’études de l’emploi, Document de travail, n° 90, 28 pages.

L’article prend appui sur les récits de personnes âgées de 40 à 60 ans au chômage ou ayant connu des périodes de chômage et analyse leur façon de chercher et trouver un emploi. Il montre qu’à chaque segment du marché du travail – marchés non qualifiés, professionnels et internes – correspondent des modes de recherche spécifiques et un usage distinct des intermédiaires. Il traite de l’évolution des démarches mises en œuvre pour faire face aux obstacles rencontrés notamment en fin de parcours.


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Bilans et analyses Minima sociaux (aide sociale, salaire minimum) France   septembre 2007  

L’accompagnement des allocataires du RMI dans leur parcours d’insertion

DREES Études et résultats N° 599, 8 pages.

D’après la loi de 2003 portant décentralisation du RMI, un référent doit être nommé dès la mise en paiement de l’allocation pour suivre l’allocataire dans son parcours d’insertion et un contrat d’insertion doit être signé dans les trois mois suivants. A partir d’une enquête menée en 2006, cette étude de la DREES examine la diversité des modes d’accompagnement dont bénéficient (ou non) les allocataires du RMI. Le dispositif d’accompagnement est mobilisé pour les trois quarts des allocataires : 60 % des allocataires sont suivis par un référent, 44 % ont signé un contrat d’insertion et 40 % ont participé à des actions d’insertion. La participation au dispositif d’insertion concerne un public très varié et l’accompagnement est tourné à la fois vers l’insertion professionnelle et vers l’aide sociale. Si l’on tient compte des caractéristiques démographiques et sociales des allocataires, toutes choses égales par ailleurs, la probabilité de retour à l’emploi est multipliée par 1,2 lorsque l’allocataire a bénéficié d’un accompagnement.


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Bilans et analyses Politique du travail et de l'emploi France   septembre 2007  FR  

L’indépendance des jeunes adultes : chômeurs et inactifs cumulent les difficultés

Yves Jauneau, Insee Première n° 1156, 4 pages.

En 2005, 56 % de jeunes âgés de 18 à 29 ans ne vivent plus chez leurs parents, soit environ 5 millions. Pour ces jeunes adultes, la pauvreté en termes de « conditions de vie » est plus présente que dans l’ensemble de la population : 17 % contre 13 % pour l’ensemble de la population, selon une étude de l’INSEE publiée le 14 septembre. Les problèmes liés au logement sont fréquents et touchent même ceux qui ont une situation financière confortable. Les retards de paiement et les découverts bancaires sont eux aussi fréquents. En revanche, les jeunes décohabitants ne déclarent pas plus de restrictions de leur consommation que le reste de la population. Les chômeurs et les inactifs qui ne sont pas étudiants cumulent toutes les difficultés. Au contraire, à autres caractéristiques égales, ceux qui ont déjà un emploi stable et les couples sans enfants ont les situations les plus favorables. Les difficultés financières vécues à l’adolescence ressurgissent fréquemment chez les plus pauvres. Les filles quittent en général plus tôt le domicile parental que les garçons.


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