Flexicurité : de la sociologie à la politique et l’inverse
From political strategy to analytical research and back to politics, a sociological approach of "flexicurity"
J-C. Barbier, Centre d’Economie de la Sorbonne, Paris, Draft chapter to be published in "Flexicurity and beyond", Jorgensen and Madsen, eds, 32 pages.
D’un point de vue sociologique, le concept de flexicurité pose des problèmes importants. L’auteur cherche à déterminer dans quelle mesure le concept est susceptible de regrouper les stratégies de réforme mises en place dans une vaste gamme de pays. En élargissant la définition pour l’intégrer, par exemple, à la Stratégie de Lisbonne, le concept ne risque-t-il pas de s’éloigner significativement de ce qu’il désignait au départ pour des pays comme le Danemark et les Pays-Bas ?
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Flexicurity : Labour market performance in Denmark
T. M. Andersen et M. Svarer, University of Aarhus, School of Economics and Management, Aarhus, Economic working paper, n° 2007-9, 33 pages.
Le chômage au Danemark est à la fois bas et stable. On attribue généralement ce succès au modèle de flexicurité qui combine des règles flexibles encadrant le licenciement et une sécurité de revenu pour les travailleurs. Cela n’est pas nécessairement vrai, dans la mesure où la plupart des règles étaient déjà en place dans les années 1970 et 1980, alors que le chômage était élevé. La baisse du chômage est plutôt due aux réformes des politiques du travail survenues au cours des années 1990, inspirées par le concept d’activation et visant à renforcer la structure des incitatifs auxquels font face les personnes sans emploi. Selon l’auteur, il n’y a pas de doute que les réformes ont contribué à augmenter l’efficacité de la politique du travail, mais le débat demeure ouvert à savoir si les ressources sont aujourd’hui utilisées d’une manière optimale.
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Claude-Emmanuel Triomphe, Métis. Correspondances européennes du travail.
Selon une récente étude, réalisée par CARMA, le centre de recherche universitaire sur le marché de travail, le modèle « danois » si fortement prôné dans nos pays depuis quelques temps connaît un certain nombre de difficultés. D’une part, malgré une syndicalisation très élevée, un salarié sur trois n’est pas couvert par une convention collective. Ce constat vient d’inciter les quatre principaux syndicats (LO, FTF, AC et LH) à agir en vue de réduire ce nombre de moitié dans les trois prochaines années. D’autre part, et en dépit des objectifs de réduction affichés tant au plan national qu’au plan européen, le nombre des accidents du travail a augmenté en 2006 - près de 20% par rapport à 2005 - pour la troisième année consécutive sans qu’on puisse attribuer cette tendance à l’augmentation du taux d’emploi.
Sur le site de Métis
Pays-Bas. Le projet de réforme du licenciement : un tournant dans la politique néerlandaise de flexi-sécurité ?
Marie Wierink, Chronique internationale de l’IRES, no. 108, 14 pages.
Après les gros dossiers que représentaient les réformes de l’assurance-maladie, du régime de l’inaptitude et du régime d’indemnisation du chômage, abouties après des années de cheminement, mais non sans remous politiques et sociaux 1, le quatrième gouvernement Balkenende
rencontre plus de difficultés à faire aboutir la réforme de la procédure de
licenciement. Il s’agit là d’un dossier très sensible, partie intégrante de la flexi-sécurité à la néerlandaise, auquel plusieurs gouvernements ont déjà essayé de toucher, sans succès jusqu’ici. Malgré les difficultés de la concertation, le gouvernement semble cependant décidé à faire bouger les lignes sur ce dossier.
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