Unicef, Innocenti Research Centre, Florence, 116 pages.
Traduction d’un extrait de l’introduction :
« Ce rapport présente des données et des analyses sur les enfants qui, dans huit pays riches, vivent dans des familles immigrantes dont au moins un des parents est né à l’étranger. […] Les enfants vivant dans des familles immigrantes comptent pour une part importante de la population totale des enfants dans les huit pays : l’Italie (10%), le Royaume-Uni (16%), la France (17%), les Pays-Bas et les États-Unis (22% chacun), l’Allemagne (26%), l’Australie (33%) et la Suisse (39%). […] Le taux de pauvreté chez les enfants de familles immigrantes, calculé après les transferts sociaux, est plus élevé que celui des enfants de familles de natifs. L’écart est de 6-7% en Australie et en Allemagne, de 12-13 en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis. L’écart de pauvreté entre les enfants d’immigrants provenant de pays à revenu faible ou moyen et les enfants de famille native est encore plus grand, alors que les enfants dont les familles viennent de pays à haut revenu font face à des taux de pauvreté relativement bas. »
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Income poverty and income support for minority and immigrant children in rich countries
T. M. Smeeding et al., Institute for Research on Poverty, Madison, IRP discussion paper, n° 1371-09, 25 pages.
Traduction du résumé :
« La Luxembourg Income Study (LIS) et les bases de données de la European Statistics on Income and Living Conditions (EU-SILC) permettent d’évaluer la pauvreté des enfants immigrants et non immigrants pour une grande variété de pays riches. Ces données permettent aussi d’évaluer l’effet des transferts sociaux réduisant la pauvreté des familles avec des enfants. Pour les quatorze pays considérés, les enfants de familles migrantes ont un taux de pauvreté environ deux fois supérieur à celui des natifs, que ce soit en termes de revenu d’emploi ou de revenu disponible. Néanmoins, le filet social joue un rôle important pour ces familles. Par exemple, avant transferts, plus de la moitié des enfants de familles migrantes en France et en Suède sont pauvres. Après transferts, ces taux sont cependant réduits de moitié dans ces pays, aussi bien pour les enfants de migrants que pour ceux de natifs. À l’opposé, aux États-Unis, l’effet anti-pauvreté des transferts sociaux est négligeable aussi bien pour les natifs que pour les migrants, parce que les transferts nets sont en bout de ligne peu importants comparativement aux autres pays riches. Ainsi, les différences entre les prestations versées aux migrants et aux natifs sont plus importantes entre les pays qu’au sein des pays pour ces mêmes groupes. Si les États-Unis souhaitent faire mieux en matière de lutte contre la pauvreté infantile et réaliser le potentiel économique et social de leurs ses enfants, ils doivent élargir les efforts qu’ils font en faveur des enfants immigrants aussi bien que natifs. »
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