Immigration : quels effets sur les politiques sociales ?
On the Macroeconomic and Welfare Effects of Illegal Immigration
Liu Xiangbo, MPRA Paper No. 15469, 38 pages.
Traduction du résumé :
« Cet article examine les effets macro-économiques et sociaux de l’immigration illégale sur les natifs dans une structure d’équilibre dynamique avec des frictions sur le marché du travail. Une caractéristique clé du modèle est que la compétition sur le marché du travail est permise entre les travailleurs natifs et les immigrants illégaux.
Nous calibrons le modèle pour correspondre à quelques statistiques clés de l’économie américaine de l’après-guerre. Le modèle prévoit que l’immigration illégale est à long terme une aubaine, mais les occasions d’emploi des travailleurs domestiques sont très négativement affectées. Le modèle prévoit aussi que le niveau de consommation intérieure a une relation en U avec la part d’immigrés illégaux. »
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juillet 2009 EN
On the welfare implications of temporary and permanent immigration
Slobodan Djajić, Bank i Kredyt 40 (5), 12 pages.
Traduction du résumé :
« Cet article utilise un modèle à deux secteurs d’une économie ouverte entièrement occupée, produisant des biens échangeables et non échangeables, dans le but d’examiner comment l’immigration temporaire et permanente affectent le pays d’accueil. L’accent est mis sur les implications pour le bien-être, les récompenses des facteurs, et les prix relatifs des biens échangés par rapport aux biens non échangés. Ce qui distingue les migrants temporaires des migrants permanents est leur mode de consommation, l’ensemble des facteurs de production qu’ils apportent au pays hôte, et l’ampleur des transferts d’argent qu’ils envoient au pays d’origine. En raison de ces différences, l’admission d’un travailleur migrant temporaire plutôt que permanent est indiqué pour réduire la pénurie de main-d’œuvre par rapport au capital, augmenter le prix relatif des biens échangeables en termes de biens non échangeables, et améliorer le niveau de bien-être de la population native dans le pays hôte. »
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mars 2009 EN
Immigration and Social Benefits in a Mediterranean Welfare State : The Case of Spain
Rafael Muñoz de Bustillo & José-Ignacio Antón, MPRA Paper No. 13849, 34 pages.
Traduction du résumé :
« Le but de cet article est d’explorer l’impact de l’immigration sur l’État-providence espagnol actuel. La réception des transferts sociaux et le recours à l’assurance santé publique par les natifs et les immigrants sont analysés à l’aide de deux enquêtes sur les ménages. En contrôlant les caractéristiques sociodémographiques observables, on constate que les immigrants reçoivent moins de transferts que les natifs et ne font pas un usage significativement plus élevé des services de soins de santé. La nature de l’État-providence espagnol, comparée aux autres États européens pour ce qui est de la composition d’ âge de la population immigrée, concentrés dans l’âge actif, peut aider à expliquer ces résultats. »
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Does Immigration Weaken Natives’ Support for the Welfare State ? : Evidence from Germany
Holger Stichnoth, DIW Berlin, SOEPpapers No. 272, 58 pages.
Traduction du résumé :
« À partir de données des vagues de 1997 et 2002 du German Socio-Economic Panel et de statistiques officielles, j’étudie si les natifs sont moins favorables à l’aide de l’État pour les chômeurs dans les régions où la proportion d’étrangers parmi les chômeurs est élevée. Contrairement aux études antérieures, j’utilise des données de l’enquête au niveau individuel, ce qui permet une identification plus convaincante des causes et des effets. Je trouve que l’association négative bi-variée est principalement due à des différences individuelles observables telles que l’origine est-allemande ou le revenu. Bien qu’il reste quelques indices d’une association négative, même après ajustement pour tenir compte des différences individuelles (y compris les invariants dans le temps des différences non observées), l’association est faible lorsque comparée à l’association avec d’autres variables comme le revenu, le travail autonome ou l’origine est-allemande. »
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Immigration Policies and the Social Security System in Germany
S. Nuray Akin University of Miami, Department of Economics, 38 pages.
Traduction du résumé :
« J’évalue les effets des changements exogènes dans la politique d’immigration sur le bien-être individuel par la construction d’un modèle hétérogène d’agents chevauchant les générations (agent overlapping generations) avec des agents qui différent pour ce qui est de l’âge, de l’origine et des compétences. Après calibration du modèle à l’Allemagne, je fais correspondre les caractéristiques principales de la sécurité sociale et des systèmes fiscaux, et je tiens compte des différences dans la transmission intergénérationnelle des compétences et de la fécondité entre les immigrés et les natifs. Je trouve que l’interdiction de l’immigration réduit le bien-être pour les natifs, alors qu’une politique qui permet un afflux annuel égal à 0,4 pour cent de la population augmente le bien-être pour tous les agents sur une trajectoire de croissance équilibrée (de 0,1 à 2,8 pour cent selon le type de l’agent). La clé est l’interaction entre le système de sécurité sociale, la fiscalité et les prix d’équilibre : l’immigration réduit les salaires, mais génère une hausse du taux de location du capital et du nombre de travailleurs pour chaque retraité, ce qui permet des prestations de retraite plus élevées et une taxe à la consommation moins élevée. »
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octobre 2007 EN
Immigration Policy and Welfare State Design : A Qualitative Approach to Explore the Interaction
Victoria Chorny, Rob Euwals and Kees Folmer, CPB Document No. 153, 54 pages.
Traduction du résumé :
« Pour la conception d’une politique d’immigration, en termes du nombre et des compétences des nouveaux arrivants et leurs effets sur le pays d’accueil, il est important de réaliser que le genre d’État-providence est important. Cette étude confronte trois régimes possibles de migration de travail - une base temporaire, un marché ouvert et un régime sélectif - avec deux types possibles d’État-providence - un État-providence qui redistribue beaucoup et un autre qui redistribue peu. En comparant les résultats probables entre les différents régimes et en prenant en compte les effets possibles sur l’auto-sélection des immigrants, l’étude tire les conclusions suivantes.
Tout d’abord, à la fois la politique de migration de la main d’œuvre et le type d’État-providence est important pour la composition des compétences des travailleurs migrants. Deuxièmement, pour être attrayant pour les travailleurs migrants hautement qualifiés, un État-providence très redistributif doit annuler son effet dissuasif sur les migrants. Troisièmement, un État-providence très redistributif est attrayant pour les travailleurs migrants peu qualifiés. Parce que ces immigrés peuvent devenir coûteux pour un tel État-providence une fois qu’ils parviennent à s’établir de manière permanente, il faut être prudent avec l’introduction de politiques de migration temporaire pour les travailleurs peu qualifiés. »
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