G. Mayraz, G. G. Wagner and J. Schupp, DIW, Berlin, SOEP papers, n° 214, 24 pages.
Traduction du résumé :
« Nous utilisons un ensemble de données unique pour étudier la relation réelle et perçue entre le bien-être subjectif et les comparaisons de revenu au sein d’une vaste gamme de groupes potentiels de comparaison, ce qui nous permet de poser davantage de questions que les études précédentes. Dans des questions qui furent intégrées en 2008 à un module de l’enquête du German Socio-Economic Panel, nous demandons aux sujets de témoigner (a) de comment leur revenu se compare à celui d’autres groupes, comme leurs collègues de travail, leurs amis ou leurs voisins, et (b) de quelle importance ces comparaisons de revenu ont pour eux. Nous découvrons qu’il existe des différences importantes entre les sexes, alors que les comparaisons de revenu apparaissent comme de bien meilleurs prédicteurs du bien-être subjectif chez les hommes que chez les femmes. Les comparaisons entre les individus de même sexe sont les plus importantes, suivies des comparaisons au sein des professions. Une fois contrôlée ces deux types de comparaison, la comparaison du revenu avec celui du voisin présente un coefficient négatif, ce qui implique que le fait de vivre avec un quartier à haut revenu accroît le bien-être. L’importance perçue des comparaisons de revenu est corrélée à sa relation réelle au bien-être subjectif, ce qui suggère que les gens ne sont pas conscients de son impact réel. Les sujets qui considèrent les comparaisons importantes sont cependant significativement moins heureux que ceux qui les considèrent peu importantes. Finalement, l’effet marginal du revenu relatif sur le bien-être subjectif ne dépend pas du fait qu’un sujet soit en-dessous ou au-dessus d’un groupe de revenu de référence. »
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Who Compares to Whom ? The Anatomy of Income Comparisons in Europe
Andrew E. Clark et Claudia Senik, IZA DP No. 4414, 33 pages.
« Cet article offre des preuves directes et sans précédent provenant de données d’une enquête de grande ampleur portant à la fois sur l’intensité (combien ?) et la direction (avec qui ?) des comparaisons de revenu. Les comparaisons de revenu sont considérées au moins un peu importante par les trois quart des européens. Elles sont associées aussi bien à des niveaux moins élevés de bien-être subjectif et à une plus grande demande de redistribution du revenu. Les riches se comparent moins et sont plus heureux que la moyenne lorsqu’ils le font, ce qui va dans le sens de la théorie du revenu relatif. Pour ce qui est de la direction des comparaisons, les collègues représentent le groupe de référence le plus fréquemment cité. Ceux qui se comparent aux collègues sont plus heureux que ceux qui utilisent d’autres groupes de référence. Les comparaisons aux les amis sont moins répandues et sont associés avec le plus bas résultat en matière de bien-être. Cela conforte l’hypothèse des effets d’information, puisque le revenu des collègues contient probablement plus d’information quant aux perspectives d’avenir d’un individu que ne le font les autres groupes de référence. Finalement, il y a aussi des indices que les groupes de référence sont endogènes, c’est-à-dire que les individus tendent à se comparer à ceux avec qui ils interagissent le plus fréquemment. »
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L’effet redistributif de la fiscalité et des prestations sociales en Europe
The Redistributive Effects of Tax Benefit Systems in the Enlarged EU
Clemens Fuest, Judith Niehues, Andreas Peichl, IZA DP No. 4520, 34 pages.
Traduction du résumé :
« De quelle façon les différentes composantes de la fiscalité et des transferts affectent-elles les inégalités entre les revenus disponibles ? Cet article explore les effets redistributifs de différents instruments dans l’UE élargie à partir de deux approches. L’analyse de l’inégalité basée sur l’approche standard suggère que les prestations sont le facteur le plus important pour réduire les inégalités dans la majorité des pays. L’approche par décomposition des facteurs-sources laisse cependant penser que les prestations jouent un rôle négligeable et contribuent même parfois faiblement aux inégalités. À l’opposé, la fiscalité et les contributions sociales sont de loin les facteurs les importants dans la réduction des inégalités de revenu. Nous expliquons ces résultats partiellement contradictoires à l’aide de l’attention différente portée par les deux approches sur le plan normatif et montrons que les prestations ont d’autres buts que la redistribution. Finalement, l’analyse par segmentation montre que les pays d’Europe de l’Est ne forment pas un groupe distinct. Les pays de l’Europe de l’Est centrale appartiennent au même groupe que les pays d’Europe continentale, alors que les États baltes présentent des similitudes avec certains pays d’Europe du Sud. »
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Inequality as policy : The United States since 1979
J. Schmitt, Center for Economic and Policy Research, Washington, 11 pages.
Traduction du résumé :
« Depuis la fin des années 1970, les États-Unis ont connu une augmentation dramatique des inégalités économiques. Alors que les États-Unis étaient depuis longtemps l’une des économies riches les plus inégales au monde, les changements économiques et sociaux qui ont débuté dans les années 1970 représentent un renversement frappant de la tendance vers une plus grande égalité qui s’était amorcée avec la Grande dépression, qui s’était poursuivie au cours de la Seconde Guerre mondiale et qui fut une caractéristique centrale de l’après-guerre. Malgré l’ampleur de l’augmentation des inégalités, le discours politique aux États-Unis ne fait aucune référence directe à ces développements. Le débat public en général ne reconnaît ni l’ampleur de l’accroissement des inégalités ni, sauf d’une manière superficielle, les causes des changements soudains et soutenus. Cet essai cherche à présenter un point de vue alternatif sur la période de l’après-guerre aux États-Unis, particulièrement des trois dernières décennies. Mon argument est que l’inégalité élevée et croissante aux États-Unis est le résultat direct d’un ensemble de politiques ayant visé d’abord et avant tout à augmenter l’inégalité. […] »
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