Ruud Koopmans, Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung, SP IV 2008-701, 34 pages.
Cet article examine l’impact des politiques d’intégration et des régimes de protection sociale sur 1) l’intégration socio-économique des immigrants, 2) leur ségrégation et 3) la proportion d’immigrants dans la population accusée d’actes criminels pour huit pays européen : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. Dans un premier temps, l’auteur compare les pays ayant adopté des politiques favorables au multiculturalisme, c’est-à-dire attribuant aux immigrants un accès facile aux droits associés à la citoyenneté et imposant peu d’obligations en matière d’apprentissage linguistique et culturel, à ceux ayant adopté des politiques davantage assimilationnistes. Dans un deuxième temps, il compare les pays ayant un système de protection sociale fort à ceux ayant un système faible. L’auteur établit que les pays mariant multiculturalisme et État providence fort (Belgique, Pays-Bas et Suède) sont ceux qui réussissent le moins bien en matière d’intégration pour les points 1, 2 et 3. Les pays combinant une politique davantage assimilationniste et un État social fort (Allemagne, Autriche, Suisse et France) réussissent mieux en matière d’intégration pour les trois points. Le Royaume-Uni, qui allie une politique multiculturelle avec un État providence faible obtient également de bons résultats sauf pour ce qui est de la ségrégation résidentielle.
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