L’organisation des soins primaires : regards nationaux
Les réformes dans l’organisation des soins primaires en Angleterre
David Bernstein. 2008. Points de repère (17) : 12 pages.
Les soins primaires ont fait l’objet, en Angleterre, de nombreuses réformes depuis les années 1990, avec la constitution des Primary Care Trusts, organismes responsables au niveau local du financement et de l’organisation des soins.
La convention avec les généralistes, signée en 2004, comporte des incitations nouvelles au regroupement entre praticiens et à la délégation des tâches, et modifie la structure de rémunération, puisqu’une part significative y est désormais conditionnée à l’atteinte d’objectifs.
Afin de développer l’offre de soins, de multiples canaux se mettent en place : médecin gestionnaire, services médicaux des Primary Care Trusts, émergence de grandes entreprises recrutées sur appels d’offres.
Si des éléments tangibles permettant de peser clairement les avantages et les coûts des nouvelles formes d’organisation manquent, les réformes visent à agir à la fois sur la qualité des soins, la régulation des dépenses et la satisfaction des patients.
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Médecine de groupe en soins primaires dans six pays européens, en Ontario et au Québec : quels enseignements pour la France ?
Y. Bourgueil, A. Marek et J. Mousquès. 2007. Questions d’économie de la santé IRDES (127) : 8 pages
En France, la médecine de groupe en soins ambulatoires, souvent appelés soins primaires à l’étranger, est peu développée comparativement à d’autre pays. En Finlande et en Suède, le regroupement s’opère dans des structures publiques locales avec des équipes multidisciplinaires, tandis qu’au Canada, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, il s’organise dans des structures privées gérées par des professionnels de santé indépendants dans un cadre contractuel.
Parmi les facteurs explicatifs forts du regroupement, on relève d’une part une réelle volonté politique de placer les soins primaires au coeur du système, et d’autre part l’évolution de la demande et de l’offre de soins : augmentation de la demande de soins dans un contexte de baisse de la densité médicale, nécessité d’une meilleure coordination des soins, recherche de conditions et de temps de travail moins contraignants… On perçoit également des règles et des pratiques nouvelles : mécanismes d’inscription volontaire des patients auprès d’un médecin en groupe, développement de la coopération entre professions de santé, modification de la rémunération des médecins et nouveaux contrats entre groupes et autorités de santé. Certains de ces signes sont tangibles en France, précurseurs certainement d’une accélération du processus de regroupement des médecins.
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La participation des infirmières aux soins primaires dans six pays européens et au Canada
Y. BOURGUEIL, A. MAREK et J. MOUSQUES. 2005. Études et résultats (406) : 12 pages
Eu égard aux questions soulevées
par les perspectives de la démographie médicale
en France, la présente étude examine
les politiques menées dans divers pays d’Europe
et au Canada en matière de répartition
des compétences entre médecins et infirmières
dans le cadre de l’organisation des soins
primaires.
Celle-ci diffère selon l’organisation générale
du système de soins : deux groupes de pays
peuvent être distingués, selon que les médecins
exercent majoritairement, comme en France,
en cabinets individuels (Allemagne, Pays-Bas,
Italie, Canada) ou dans des groupes
pluridisciplinaires, en coopération avec d’autres
professionnels de santé, et notamment
les infirmières (Royaume-Uni, Suède, Finlande).
En Allemagne et aux Pays-Bas, l’intervention
d’une autre profession (les assistantes médicales)
explique la faible présence des infirmières
dans le secteur des soins primaires.
Des expériences de centres d’activité médicale
au sein desquels les infirmières sont impliquées
sont actuellement menées dans ces deux pays,
mais demeurent encore limitées.
En Italie, la profession infirmière
est relativement peu développée en raison
d’une forte densité médicale. Néanmoins,
dans le cadre de certaines expériences régionales,
l’exercice de la médecine de groupe associant
plus étroitement les infirmières est encouragée.
Au Canada (Québec et Ontario), des centres
locaux, CLSC ou CHC, interviennent
dans le domaine des soins primaires.
Ils associent divers professionnels de santé,
dont des infirmières qui interviennent surtout
en tant qu’auxiliaire des médecins et rémunérées
par eux. Là encore, de nouveaux dispositifs
(groupes de médecin de famille) visent à les
associer plus étroitement à l’équipe de soins.
Le second groupe de pays est caractérisé
par une collaboration plus poussée
entre professionnels de santé : au Royaume-Uni,
les infirmières sont fortement présentes
dans les cabinets de groupe de soins primaires.
Leur intégration dans les équipes de soins
primaires leur ont permis de développer
de nouveaux rôles, en matière de promotion
de la santé ou de suivi des patients atteints
de maladies chroniques.
En Suède et en Finlande, les infirmières
sont en première ligne dans des centres de santé
pluridisciplinaires : ces centres constituent
la base du système et offrent une large gamme
de soins à la population. Le premier contact
du patient est fréquemment assuré
par les infirmières.
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Revolutionizing Primary Healthcare
Katrina Vanden Heuvel, The Nation
L’auteure présente une proposition législative du sénateur Bernie Sanders accroissant le réseau des Federally Qualified Health Centers (FQHC), des cliniques communautaires de soins primaires concentrées dans les milieux à faible revenu. Elle discute notamment de l’efficacité administrative de ces cliniques ainsi que sa relation avec l’agenda santé du président Obama.
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