La société « post industrielle » n’entraîne pas, loin de là, la disparition des milieux populaires. Leur figure emblématique n’est plus le métallo, mais la caissière de supermarché, l’assistante maternelle ou le magasinier. Aussi disparates que soient les situations de cette partie de la population, il y a un problème commun, fondamental que l’on peut résumer en une phrase : comment se débrouille-t-on lorsque l’on est le plus mal loti économiquement et le plus exposé à toutes les menaces sociales pour se construire une vie décente ? Ce problème est celui des milieux populaires.
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Le fléau français du « descenseur social
Yves de Kerdrel, La lettre des libéraux
Selon l’auteur, ce concept très pertinent du « descenseur social » peut aussi amener à faire une critique de la politique de redistribution à la française. Une politique deux fois inefficace. D’abord parce qu’elle s’est faite aux dépens de la création de richesse marchande. Ensuite parce qu’avec des transferts sociaux supérieurs de 5 points à la moyenne des pays de l’OCDE, nos résultats en termes d’emploi ou de lutte contre la pauvreté sont parmi les plus médiocres. C’est pourquoi la condition nécessaire, mais sans doute pas suffisante, pour faire repartir l’ascenseur social, c’est d’abord de revaloriser le travail. Et de cesser de redistribuer à mauvais escient des ressources qui n’ont pas encore été produites ».
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