« Des deux côtés du Rhin, il est admis que, en ce qui concerne la discipline budgétaire, l’Allemagne est vertueuse et la France frivole. Cette vision a le mérite de conforter les préjugés ethniques qui servent de mode de raisonnement, mais elle a l’inconvénient de ne pas correspondre à la réalité. Si l’on classe les 27 pays de l’Union Européenne en fonction de la taille de leur dette publique (en pourcentage du PIB), l’Allemagne occupe la 8e position, juste derrière la Grande-Bretagne et la France, mais ces trois pays arrivent dans un mouchoir de poche. Ils sont effectivement ex æquo en 6e position. Depuis quarante ans, les dettes publiques de la France et de l’Allemagne ont considérablement augmenté et ont presque toujours été pratiquement égales. Contrairement aux préjugés ethniques, les Allemands parlent beaucoup de leur vertu et les Français s’autoflagellent. »
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The Use of Flexible Measures to Cope with Economic Crises in Germany and Brazil
Werner Eichhorst, Paul Marx et José Pastore, IZA DP No. 6137, 66 pages
Traduction du résumé :
« Cette étude donne un aperçu comparatif de la dynamique du marché du travail et des arrangements institutionnels en Allemagne et au Brésil en s’intéressant de plus près aux relations industrielles, aux décisions quant aux salaires, aux allocations de chômage, à la protection de l’emploi et à la formation technique et professionnelle. Le document montre que ce sont les institutions qui déterminent le mode d’adaptation à l’évolution des conditions économiques ainsi que le rôle des contrats d’embauche typiques ou atypiques. Alors que la flexibilité interne par le temps de travail réduit a été le mode dominant d’ajustement pendant la crise de 2008-09 dans le secteur manufacturier allemand, ce mode d’évitement des licenciements au niveau de l’usine a été moins important au Brésil. »
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