Christophe Prochasson, Fondation Jean-Jaurès, 35 pages.
Extrait de l’introduction :
« Pas plus qu’aucune autre doctrine politique, pas moins non plus, le socialisme ne se laisse enfermer dans le périmètre d’une définition simple et stable. Si elle constitue le chapitre obligé de toute histoire des idées politiques, la doctrine socialiste reste plus ouverte que d’autres sans doute, parce que son histoire l’a davantage mise aux prises avec le mouvement social. Dans la grande cuisine des idéologues, le chaudron socialiste est celui qui réclame le plus de soin et d’attention. Il déborde toujours ses fondateurs, sesorganisations, son électorat traditionnel, les forces sociales qu’il est censé représenter. C’est donc un peu par commodité que les pages qui suivent tentent de présenter le socialisme comme un « fait de culture », dans le sillage de l’oeuvre de Madeleine Rebérioux, à qui elles souhaitent d’abord rendre hommage. Il s’agit moins d’en diluer la notion ou d’en affaiblir la consistance en laissant à l’écart tout ce qui contribue à son institutionnalisation sociale et politique qu’à en enrichir au contraire la palette constitutive. Il y a de tout dans le socialisme : des idées, des modes de vie, des choix esthétiques, des pratiques politiques, des institutions mais aussi, tout simplement, des hommes et des femmes. »
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PS : l’incontournable question du leadership
Zaki Laïdi, Telos
« La sortie télévisée de Ségolène Royal sur les fraudes ayant entaché l’élection de Martine Aubry confirme ce que l’on savait : l’université d’été de La Rochelle n’a réglé aucun des problèmes de fond dans lesquels le Parti socialiste est inextricablement englué. Comment se définir comme un parti d’opposition capable d’incarner l’alternance en 2012 ? Pour répondre à cette question essentielle, la position officielle consiste à donner la priorité à la construction d’un projet politique crédible, avant de procéder à la désignation d’un candidat. En théorie, cet argument n’est pas dénué de sens. Dans les faits, il est contestable et ce pour quatre raisons. »
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La gauche en situation d’alerte. Analyses et projections des derniers résultats électoraux
Jean-Jacques Urvoas, Fondation Jean-Jaurès, 12 pages.
Extrait de l’introduction :
« Tirant les leçons des dernières élections européennes où l’absence de second tour fut fatale à une gauche éparpillée, Nicolas Sarkozy souhaite que les futurs conseillers territoriaux soient élus à un tour à la proportionnelle en zone urbaine et au scrutin uninominal en zone rurale. Point n’est besoin d’épiloguer sur les motivations du Président. S’il promeut un mécanisme, totalement étranger à la tradition électorale française, qui emprunte des éléments aux systèmes majoritaire et proportionnel, c’est bien pour tenter de cumuler les avantages des deux méthodes en en restreignant les inconvénients. »
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