PolitiquesSociales.net
Accueil         Plan du site         Contactez-nous       
Sommaire


Les travailleurs migrants en Allemagne


Recherche nationale Politique du travail et de l'emploi Immigration Allemagne   décembre 2009  EN  

Intergenerational Mobility of Immigrants in Germany : Moving with Natives or Stuck in their Neighborhoods ?

Mutlu Yuksel, IZA DP No. 4677, 53 pages.

Traduction du résumé :

« Dans cet article, j’analyse la mobilité intergénérationnelle des immigrants et des natifs en Allemagne. En utilisant le Panel socioéconomique allemand, je montre que les élasticités intergénérationnelles sont de 0,19 à 0,26 pour les natifs et de 0,37 à 0,40 pour les immigrants. Ces estimations de l’élasticité sont plus faibles que celles que l’on trouve habituellement aux États-Unis et impliquent une mobilité plus grande en Allemagne. Comme pour les États-Unis, je trouve cependant une mobilité plus grande chez les Allemands natifs que chez les immigrants. Qui plus est, je montre dans quelle mesure la mobilité plus faible chez les immigrants en Allemagne est due au « capital ethnique », comme le propose Borjas (1992). Je montre que l’impact des revenus du père sur les revenus du fils demeure virtuellement le même lorsqu’on inclut une mesure du capital ethnique, ce qui laisse croire que la corrélation plus élevée entre le père et le fils que l’on trouve chez les immigrants n’est pas due à l’omission du capital ethnique.

Je trouve cependant un important effet indépendant du capital ethnique sur les revenus du fils (le coefficient est de 0,81 contrairement à celui de 0,25 trouvé par Borjas (1992)). Ces résultats sont compatibles avec les estimations des données du mini-recensement, où l’effet combiné du capital des parents et du capital ethnique est proche de l’unité. Ainsi, contrairement aux résultats américains, qui montrent une convergence des revenus des immigrants et de ceux des natifs, les résultats allemands indiquent une divergence des revenus des immigrants. »


Télécharger le document PDF 382.3 ko

Recherche nationale Politique du travail et de l'emploi Immigration Allemagne   février 2010  EN  

Ethnic Discrimination in Germany’s Labour Market : A Field Experiment

Leo Kaas, Christian Manger, IZA DP No. 4741, 22 pages.

Traduction du résumé :

« Cet article étudie la discrimination ethnique sur le marché du travail allemand à l’aide d’un test par correspondance. Nous avons envoyé deux candidatures similaires à chacune des 528 offres de stage étudiant, une avec un nom de turc et l’autre allemand. Un nom germanophone augmente d’environ 14% les chances d’être rappelé. Le traitement discriminatoire est particulièrement fort et significatif pour les petites entreprises où les noms germanophones ont reçu 24% de plus de rétroaction. La discrimination disparait lorsqu’on restreint notre échantillon aux candidatures incluant des lettres de référence contenant des informations favorables à propos de la personnalité du candidat. Nous interprétons ces résultats comme une évidence de discrimination statistique. »


Télécharger le document PDF 266.1 ko

Recherche nationale Politique du travail et de l'emploi Immigration Allemagne   janvier 2010  EN  

The Working Hours of Immigrants in Germany : Temporary versus Permanent

Martin Kahanec, Michael P. Shields, ZA DP No. 4735, 32 pages.

Traduction du résumé :

« L’immigration est souvent vue comme un investissement. Les immigrants temporaires sont présumés investir moins dans l’accumulation de capital humain dans le pays hôte. Plutôt, ils travaillent plus longtemps afin d’épargner et d’investir dans le capital financier qu’ils pourront rapporter avec eux dans leur pays d’origine. Dans cet article, nous utilisons des données de panel allemand pour examiner comment les immigrants temporaires diffèrent des immigrants permanents dans leur décision de travail et leur comportement. Après avoir compensé pour les erreurs d’endogénéité, les immigrants temporaires semblent cumuler plus d’heures de travail que les immigrants permanents. Ces résultats appuient la théorie du capital humain et un modèle d’immigration de production à domicile (household production model) où l’immigration est temporaire par choix et non à cause de restrictions légales, ou d’une mauvaise expérience sur le marché du travail. »


Télécharger le document PDF 210.1 ko

Recherche nationale Politique du travail et de l'emploi Immigration Allemagne   février 2010  EN  

Host-country Cultural Capital and Labour Market Trajectories of Migrants in Germany : The Impact of Host-country Orientation and Migrant-specific Human and Social Capital on Labour Market Transitions

Jutta Höhne, Ruud Koopmans, SP IV 2010-701, 48 pages.

Traduction du résumé :

« Cet article explore les effets des orientations des pays hôtes et de la différence culturelle des immigrants sur leur intégration économique en Allemagne, en utilisant les données du SOEP pour les années 1988-2006. Nous analysons le chômage et les durées d’emploi pour les immigrants hommes et femmes, tout comme les transitions du travail à domicile jusqu’à l’emploi pour les immigrantes de la Turquie, de l’ex-Yougoslavie, de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie. Étant donné la grande différence entre les taux de chômage et d’emploi entre les groupes d’immigrants, nous étudions plusieurs facteurs économiques, humains et culturels dans le but de vérifier si les caractéristiques spécifiques aux immigrants peuvent expliquer les différences entre les groupes ethniques sur le marché du travail.

Les variables culturelles spécifiques aux immigrants que nous étudions incluent la maîtrise de la langue du pays hôte, les contacts interethniques, la consommation de média du pays hôte et la religion. Les résultats indiquent que, malgré que les transitions des immigrants vers le marché du travail dépendent surtout du contexte de ce marché, l’orientation du pays hôte et la religion ont aussi un impact sur l’intégration au marché du travail des immigrants individuels, surtout pour les transitions vers le travail des hommes et des femmes mariés. Toutefois, alors que nous trouvons des effets marqués au niveau individuel pour la plupart de nos variables culturelles, ces facteurs n’aident pas à clarifier les différences entre les différents groupes d’immigrants, qui persistent à un niveau similaire, même après avoir contrôlé le marché du travail, le capital humain et les variables culturelles. »


Télécharger le document PDF 521.3 ko



Accueil              Abonnez-vous à la lettre              Plan du site              Contactez-nous