La question des licenciements et du retour au travail est un élément fondamental que la politique sociale chilienne tente de régler. Le système d’assurance-chômage a été créé en 1937 et modifié en 1981. Le régime met à la disposition des salariés du secteur public ou privé qui ont perdu leur travail pour des raisons indépendantes de leur volonté, et qui sont affiliés à l’Institut de normalisation prévisionnel (organisme chargé d’administrer les politiques sociales au Chili) ou enregistrés auprès d’un administrateur de fonds de pensions (AFP), une prestation qui peut s’étendre à un maximum de 360 jours (Zúñiga, 2000 : 40). Le montant de cette allocation est variable et dégressif avec le temps (le montant de la période du 181ème jour au 360ème jour représente 75% de l’allocation versée du 91ème au 180ème jour, laquelle correspond déjà à 66,6% de la somme octroyée pendant les premiers 90 jours). Les bénéficiaires du programme peuvent aussi continuer à recevoir des allocations familiales ou des prestations des services médiaux publics (Social Security Programs Throughout the World, 1999, 77) ;
À partir de 2002, un nouveau système d’assurance chômage a été mis en place. La nouvelle législation ajoute à l’ancien système de chômage un nouveau système de cotisations qui permet la création de comptes individualisés dont les fonds seront remboursés au travailleur lors du licenciement. Les ressources de ces fonds proviennent des contributions des employées (0,6% des revenus assurés par mois en plus d’un frais administratif), des employeurs (2,4% des revenus assurés par mois) et du gouvernement.
Grâce au double système de fonds, lors de l’interruption de l’emploi, les travailleurs ont accès aux fonds des comptes individualisés et le cas échéant ils auront aussi accès aux Fonds de solidarité de chômage qui font partie des allocations publiques de chômage gérées par le Ministère du travail et de la prévision sociale (Social Security Programs Throughout the World, 2003) .