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Note synthèse

  Mexique : Lutte contre la pauvreté

dernière mise à jour : 5 avril 2007




Niveau et impact de la pauvreté. Malgré les efforts pour augmenter les dépenses sociales (par exemple, le budget en éducation est passé de 3,1% du PIB en 1980 à 4% en 1990, puis à 6,1% en l’an 2000 et 6.8% en 2002), environ 33% des familles se trouvaient en 2002 sous le seuil de pauvreté, comparativement à 38% en 1998, et 32% en 1977, selon la CEPAL.

D’après le Panorama social de l’Amérique latine 2002-2003 publié par la CEPAL, la pauvreté et l’indigence au Mexique ont diminué de 1,7% et 2,6% entre l’an 2000 et l’an 2002, ce qui reflète une certaine amélioration des conditions de vie, spécialement dans les zones rurales. La version préliminaire du Panorama social de l’Amérique latine 2004 montre que la pauvreté au Mexique continue à diminuer, même si le pays est encore loin des objectifs du Millénaire pour le développement.

Le niveau d’inégalité, qui s’était accentué pendant les années 1980, a plutôt tendance à se tasser. Selon le bilan statistique 2002 de la CEPAL (p. 63), la proportion du revenu national touché par le décile inférieur (les 10% de la population les plus pauvres) est passée de 2,5% en 1989 à 2,8% en 1998, puis à 3,1% en 2002 alors que la proportion de revenu touchée par le décile supérieur a reculé sur la même période de 36,9 % à 34,8%, puis à 31,2 %.

Selon une étude par Gisele Henriques et Raj Patel, au Mexique, le 10% le plus riche de la population reçoit 42% du revenu national total tandis que le 40% le plus pauvre reçoit 11% du revenu. Il faut noter que, en 2001, 81.5% de la population rurale vit dans la pauvreté et que 80% des familles rurales ont au moins un membre de la famille vivant en dehors de la communauté.

Plus récemment, la Banque Mondiale a confirmé que, malgré les avancées dans la réduction de la pauvreté extrême et modérée, les niveaux de pauvreté sont à peine plus bas qu’ils étaient avant la crise de 1994-1995. En dépit du succès des programmes de réduction de la pauvreté, comme l’innovateur PROGRESA/OPORTUNIDADES, le besoin d’élaborer des politiques spécifiques pour réduire les écarts de richesse à l’intérieur de la société est encore présent.

L’article 26 de la Constitution politique et les articles 20 et 21 de la Loi de planification obligent les autorités mexicaines à présenter des plans de développement. Cet instrument est un important guide d’action pour les années au pouvoir du gouvernement.

À cet égard, la présentation du Plan national de développement social 2001-2006, "Superación de la Pobreza : una tarea CONTIGO" affirme que le Mexique traverse quatre transitions différentes (démographique, économique, politique et sociale). Basé sur des idéaux de « paix » et de « sécurité économique et personnelle », le plan affirme que le but final de la politique sociale est « d’améliorer la qualité de vie des Mexicains et d’assurer le plein exercice des droits et libertés dans un contexte de partage humain et de respect pour la nature ». Fox table sur une réorganisation administrative des institutions et organismes publics, qui seraient articulées autour de trois comités : (a) la commission de développement humain, chargée de coordonner les « investissements » en matière de justice sociale, d’éliminer les déséquilibres sociaux « extrêmes » et de favoriser une « meilleure vie pour tous » via les « initiatives individuelles et collectives » ; (b) la commission pour la croissance avec qualité, qui veille pour la conduite « responsable » de l’économie pour accroître la croissance dynamique et la compétitivité et (c) la commission de l’ordre et du respect, responsable de « finir avec la criminalité, la corruption et la délinquance, pour faire prévaloir l’État de droit ». La traduction de ces objectifs au niveau concret n’est cependant pas toujours expliquée de façon claire.

Au niveau national, c’est l’Institut mexicain de la sécurité sociale (IMSS) qui se charge de mettre en place la grande majorité des politiques de sécurité sociale. Ses responsabilités couvrent une multiplicité de domaines, des soins médicaux et de l’administration des assurances des risques de travail, entre autres, aux normes de financement des garderies et à la réglementation des conditions de travail. Le but ultime de l’institut est d’aider au développement du pays et de voir à la diminution des niveaux de pauvreté.

L’importance de l’Institut n’est pas négligeable : il agit comme instrument de coordination du gouvernement fédéral en matière de politique sociale. En effet, des efforts spécifiques et non nécessairement articulés, tels que l’intégration des indigènes dans l’appareil juridique national (en rendant par exemple plus accessibles les documents d’encadrement des conditions de travail) et la présentation au Parlement de diverses initiatives pour mieux encadrer le développement social (par exemple le projet de « Loi générale du développement social ») retrouvent une cohérence au sein de l’IMSS.

D’importantes reformes à la Loi sur la sécurité sociale ont eu lieu depuis la fin des années 1990. Avec la réforme de 1997, le système de pensions a été transformé en un système de retraite à trois piliers. Les modifications approuvées par le Congrès en août 2004 établissent que la productivité, l’efficience et la qualité de services sont les critères qui doivent régir le fonctionnement de l’IMSS.





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