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Note synthèse

  Chili : Lutte contre la pauvreté

dernière mise à jour : 5 avril 2007




Niveau et impact de la pauvreté. À la fin de l’année 2000, il y avait au Chili environ 3 000 081 personnes pauvres (20,6% de la population), dont 850 000 personnes (5,7%) étaient des indigents. Parmi cette population, 83,6% habitait les zones urbaines. La récession entamée en 1999 a freiné la réduction de la pauvreté observée pendant la période 1990-1996 (de 33 à 20% au total, de 10 à 4% d’indigents) et imprime désormais une légère remontée.

Outre les programmes de chômage et des assurances en général, les populations à faible revenu peuvent bénéficier de plusieurs ressources ciblées.

Même si le Chili est un pays qui dépense proportionnellement peu dans l’assistance sociale, il a été le pays le plus efficace de l’Amérique latine en termes de réduction de la pauvreté. Entre 1990 et 2000, le taux de pauvreté au Chili a fortement diminué, de 38,6% il est tombé à 20,6%. En même temps, le taux d’indigence est passé de 12,9% à 5,7%. Conséquemment, le taux de population qui vit en extrême pauvreté est passé de 13% en 1987 à 4.7% en 2003 .

Évolution de la pauvreté et l’indigence de 1990 à 2003
(Pourcentage de la population)

1990
1992
1994
1996
1998
2000
2003
Pauvreté totale
38,6
32,6
27,5
23,2
21,7
20,6
18,8
Pauvres non indigents
25,7
23,8
20,0
17,5
16,1
14,9
14,1
Indigentes
12,9
8,8
7,6
5,7
5,6
5,7
4,7

Nonobstant, la distribution du revenu ne s’est pas améliorée durant cette période, elle est demeurée aussi inégale qu’auparavant.

Initiatives visant à réduire le taux de pauvreté. Le Fonds de solidarité et d’investissement social (FOSIS), par exemple, est un service public qui doit contribuer à l’éradication de la pauvreté extrême et du chômage parmi les groupes les plus vulnérables, c’est-à-dire les jeunes exclus du système d’éducation qui n’ont pas la possibilité de trouver un emploi. Créé par la loi 18,989 du 19 juillet 1990, le FOSIS est un programme décentralisé. Dans la région métropolitaine, le programme finance des projets de " remise à niveau de compétences de travail " des adultes, des programmes de " réinsertion dans le marché du travail ", des plans de développement physique et mental des jeunes, etc., dans des communautés particulières comme celles de La Pintana, de Pedro Aguirre Cerda, de Padahuel et autres.

En 2000, le gouvernement chilien a mis en place le programme CHILI SOLIDAIRE, une stratégie de protection sociale qui vient en aide aux 225 000 familles les plus pauvres, les familles indigentes du pays. Ce programme leur permet entre autres d’accéder à des " allocations de solidarité " et aux prestations de soutien au revenu, ce qui vient corriger une situation d’exclusion.

La stratégie du gouvernement chilien a pour objet l’identification de groupes à haut risque. Il en est ainsi du programme « Chile joven », une initiative qui vise à former des jeunes défavorisés qui sont au chômage ou exclus du système d’éducation formel (200-300 heures de cours sont prévus à cet effet). Le programme est couplé au " Programme de formation pour le travail indépendant rural " (CTI), qui cherche à favoriser la création de PMEs rurales (Durston, 2001 : 10).

Les groupes indigènes ont été l’un des groupes les plus précarisés par certaines des politiques du régime de Pinochet (les lois 2568 et 2750 de 1979, par exemple, visaient la dissolution de communautés indigènes). Afin de les protéger, la Loi indigène a été créée le 28 septembre 1993. Au Chili, 4,6% de la population (692,192) s’identifie comme appartenant à une communauté autochtone dont 87,3% de Mapuches, 7% de Aymaras et 3% de Atacameños. Les indigènes sont plus pauvres que les non-indigènes. La pauvreté chez cette population est de 12 points du pourcentage plus haute que pour le reste des Chiliens (respectivement 32,2% et 20,1%) et le taux d’indigence est le double (11% pour les indigènes et 5,4% pour la population non indigène). 40% des indigènes se trouvent dans le décile de la population la plus pauvre et le taux de chômage est de 13,3%. Plus d’un tiers des indigènes (39%) travaillent dans le secteur agricole et de la pêche. Le taux d’analphabétisme est de 8.4% et 21,3% des indigènes n’ont jamais complété une éducation minimale.

Plusieurs programmes visent à contrer la situation de marginalisation de la population indigène. Le Programa Orígenes promeut la participation active des communautés afin d’arriver à un développement intégral mettant fin aux mécanismes paternalistes d’assistance. La population est aussi touchée par d’autres programmes dont le Proyectos Asociativos de Fomento qui finance le développement des projets productifs.





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