In World Economic Outlook, International Monetary Fund, Washington, 31 pages.
Cette étude analyse la relation entre la mondialisation de la finance et du commerce et la hausse des inégalités dans la plupart des pays au cours des deux dernières décennies. Les auteurs soutiennent que le progrès technologique a eu un impact supérieur à la mondialisation sur les inégalités à l’intérieur des pays. L’impact limité de la mondialisation reflète en fait deux tendances opposées : d’une part, la mondialisation financière (et des Investissements étrangers directs en particulier) est associée à une hausse des inégalités alors que la mondialisation du commerce s’accompagne d’une réduction des inégalités. Les auteurs concluent que des politiques visant à réduire les barrières commerciales tout en facilitant l’accès à l’éducation et au crédit favoriseraient une mondialisation plus équitable.
Télécharger le document PDF 1.3 Mo
Mark Thirlwell, YaleGlobal
Selon l’auteur, les pays riches ont longtemps défendu les bénéfices de la mondialisation économique devant leurs partenaires plus pauvres. Des pays comme la Chine et l’Inde ont suivi leur recommandation et ont connu une croissance substantielle. Alors que l’influence de ces économies émergentes s’accroit, les pays riches commencent à subir certains des effets négatifs de l’intégration économique mondiale. Aux États-Unis, les délocalisations, les investissements étrangers et les inégalités économiques croissantes contribuent à rendre les électeurs, de même que les politiciens, de plus en plus sceptiques face à la mondialisation.
Eloi Laurent, Globalist
Cet article compare les économies américaine et chinoise au terme d’une décennie de mondialisation. Les deux pays sont confrontés à un niveau inquiétant d’inégalité et à des turbulences sur leur marché financier qui inquiètent même les défenseurs de la mondialisation. L’auteur soutient que la mondialisation traverse en ce moment une période difficile et montre comment d’autres régions font face aux difficultés rencontrées par la Chine et les Etats-Unis. L’Europe, par exemple, contrôle la hausse des inégalités grâce à son État-providence. L’Inde, de son côté, atteint le même résultat à l’aide de mesures protectionnistes.