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juin 2006 / Numéro 35

 Sommaire
Dossiers
Pourquoi la France refuse le capitalisme
Satisfait de la baisse du chômage, de Villepin dresse son bilan

L’Allemagne renforce les sanctions contre les chômeurs

Europe : comparaison des régimes d’activation sociale
La flexicurité danoise et la formation professionnelle suédoise
Rapport sur la lutte contre la discrimination
Royaume-Uni  : la persistence de la pauvreté dans le temps

Les inégalités de revenus dans les années 1990,
aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne

Les entreprises peuvent-elles lutter contre la pauvreté ?
Mondialisation
La libéralisation des marchés, c’est bien, mais...
Débats

Le projet socialiste pour 2007

Les secrets du couple Royal

Le nouveau Parti de gauche en Allemagne : une gauche si extrême ?

Dossiers

Pourquoi la France refuse le capitalisme

(6/2006) C’est le nouveau Satan ! Pourquoi la France refuse le capitalisme, Nouvel Observateur, 15 juin 2006. Des patrons qui empochent des millions d’euros, des géants du CAC 40 qui délocalisent malgré leurs profits... les Français ne comprennent plus la mondialisation et rejettent l’économie de marché. Enquête sur un divorce inquiétant qui fait de la France une exception parmi les pays développés.

(6/2006) Il faut définir un nouveau contrat social, Nouvel Observateur, jeudi 15 juin 2006. Crise de l’Etat et des syndicats, le modèle corporatiste français peine à s’adapter à la mondialisation. Et laisse trop d’exclus au bord de la route. Entretien avec l’économiste Daniel Cohen.

Grande enquête : les députés français et la mondialisation

(5/2006) Les députés français et la mondialisation  : résultats de l’enquête Telos-EU, Telos-EU, 29 mai 2006. Cette enquête a été menée entre janvier et mai 2006 auprès de 165 députés au prorata de leur représentation à l’Assemblée nationale.

(5/2006) Le grand retour du conflit gauche-droite, Gérard Grunberg, Telos-EU, 29 mai 2006. La mondialisation et ses effets sur l’économie et la société française sont en train de redessiner les clivages au sein de la classe politique française. C’est ce que révèle cette enquête passionnante et très instructive sur les perceptions des députés français. Depuis plusieurs années, le clivage gauche/droite semblait perdre de sa signification, de sa réalité politique et idéologique et de sa capacité à organiser les oppositions politiques en France. Cette période est en train de s’achever. La question de la mondialisation pourrait devenir l’élément central qui redonne sa pertinence et son sens à ce clivage, montrant ainsi que, désormais, l’opposition entre gauche et droite de gouvernement se redéfinit sur des enjeux qui dépassent les seules questions domestiques.

(5/2006) Mondialisation  : un clivage gauche / droite, Zaki Laïdi, Telos-EU, 29 mai 2006. Dans le cadre d’une enquête inédite menée à Sciences Po et que publie ici Telos, il apparaît très clairement que la mondialisation constitue une source de clivage très significative entre la gauche et la droite.

 

 

Satisfait de la baisse du chômage, de Villepin dresse son bilan

(06/2006) Moderniser la France au quotidien : pour une croissance sociale, Site du Premier Ministre, juin 2006, 20 pages.

Dominique de Villepin fait le bilan d’un an d’action gouvernementale, de juin 2005 à juin 2006. Le Premier ministre parcourt plusieurs thèmes, parmi lesquels la croissance de l’économie, la baisse du chômage, de même que la baisse de la délinquance et la lutte contre les inégalités.

Que penser de la baisse du chômage en France ?

(04/2006) Le chômage, fatalité ou nécessité  ?, Bernard Salanié, Économie publique, 21 avril 2006. Le taux de chômage reste désespérément élevé en France. Il a atteint la barre des 8 % au milieu de l’année 1982 pour ne plus jamais revenir en deçà. Il a dépassé les 12 % à la fin 1993, et est resté proche de ce sommet jusqu’en 1997. Les gouvernements prennent désormais un microscope pour pouvoir déceler de bonnes nouvelles dans des courbes quasiment horizontales  : depuis l’automne 2003, le taux de chômage se maintient entre 9,5 % et 10,2 %.

(6/2006) Emploi  : peut-on croire M. Borloo ? Etienne Wasmer, Telos-EU, 2 juin 2006. Il faut plus d’une heure de travail à un économiste du travail expérimenté pour savoir si la baisse du nombre de chômeurs de 210 000, annoncée par M. Borloo est une bonne nouvelle, ou si au contraire, il y a lieu de déplorer cette évolution.

L’assouplissement des règles de licenciement est-il efficace ?

(04/2006) Firing the French, Dean Baker, 11 avril 2006. Dean Baker commente l’analyse des économistes selon laquelle la souplesse des lois de protection de l’emploi faciliterait l’embauche (et les licenciements) et serait donc un moyen de réduire le chômage. Selon lui, les raisons du fort taux de chômage en Europe ne sont pas là.

(04/2006) Reforming Employment Protection Legislation in France, Jian-Ping Zhou, FMI, 1er avril 2006, 29 pages. Au cours des 15 dernières années, les réformes de la législation de protection d’emploi dans les pays européens ont diminué les restrictions à l’embauche et aux licenciements pour les emplois temporaires mais elles sont restées les mêmes pour les emplois permanents ou réguliers. Les auteurs soutiennent que ces pratiques, mises en place depuis peu en France, sont inefficaces. Si l’impact en théorie n’est ni positif, ni négatif, appliquées à la France, ces réformes tendent à augmenter le taux de chômage.

Le CPE dans le NYRB

(05/2006) France : The Children’s Hour, William Pfaff, The New-York Review of Books, volume 53, n° 8, 11 mai 2006. Selon l’auteur, les événements provoqués en France par les étudiants, les travailleurs et les chômeurs face à la loi sur les Contrats nouvelle embauche ont pris des proportions démesurées. Le caractère symbolique de ces manifestations demeure néanmoins important.

 

 

L’Allemagne renforce les sanctions contre les chômeurs

(6/2006) Hartz IV : des sanctions attendent ceux qui refuseront de travailler, Gouvernement fédéral allemand, 1 juin 2006. Les moyens disponibles pour assurer la couverture de base pour les demandeurs d’emploi doivent être utilisés de façon efficace et proche de la pratique. La loi d’actualisation adoptée par le Bundestag exige davantage des chômeurs de longue durée. Qui refusera plusieurs offres de travail devra s’attendre à voir ses allocations supprimées.

La chancelière défend ses politiques devant les syndictats

(5/2006) La dignité de l’être humain est ma mesure, Gouvernement fédéral allemand, 24 mai 2006. À l’occasion du congrès fédéral de la Fédération des syndicats allemands (DGB), la chancelière fédérale Angela Merkel a appelé les syndicats à participer à la réforme de l’État social. Elle a déclaré que les réformes structurelles étaient incontournables et que les sacrifices seraient autrement encore bien plus durs à long terme. Elle a plaidé pour une mobilisation nationale de tous pour le bien du pays.

(5/2006) Angela Merkel chahutée par les syndicats, Pierre Bocev, Le Figaro, 25 mai 2006. Devant le congrès de la confédération DGB, la chancelière est restée imperturbable en exposant son analyse sur la nécessité de réformes.

(2006) Private job placement services : A microeconometric evaluation for Germany, H. Winterhager, Centre for European Economic Research, Mannheim, ZEW discussion paper, n°  06-026, 2006, 39 pages. Depuis quelques années, l’Allemagne sous-traite les services de placement des chômeurs à des agences privées, mais de manière encore timide au regard des expériences néerlandaise et australienne. Jusqu’ici, les résultats ne sont pas satisfaisants.

Prochaine étape, la réforme du système de santé

(4/2006) La réforme du système de santé en Allemagne, Bernd-Peter Lange, Note du Cerfa n°32, avril 2006. En Allemagne, le déclin démographique et les difficultés économiques font de la réforme du système de santé un sujet politique majeur. Depuis le second mandat du gouvernement Schröder (2002-2005), elle figure tout en haut de l’agenda politique. Le gouvernement de coalition dirigé par Angela Merkel (CDU) en a fait une priorité et pourrait d’ailleurs bien être jugé sur sa capacité à réformer l’assurance maladie. En ce sens, le dossier a valeur de test pour l’efficacité politique et la cohésion de la grande coalition. Dans ce contexte, il est indispensable d’éclairer aujourd’hui les enjeux de la réforme. Dans cette perspective, l’auteur expose les grands principes du système de santé allemand et présente les défis qu’il rencontre aujourd’hui. Pour finir, il compare et évalue les modèles proposés par le SPD d’un côté, la CDU/CSU de l’autre.

 

 

Europe : comparaison des régimes d’activation sociale


(4/2006) Analyse comparative de l’activation de la protection sociale en France, Grande-Bretagne, Allemagne et Danemark, Jean-Claude Barbier avec des contributions de Anne Eydoux et Ndongo Samba Sylla, Centre d’études de l’emploi, Rapport de recherche, n° 31, avril 2006, 222 pages. Le rapport cherche à approfondir la compréhension des arrangements existant dans les États de la Communauté européenne, dans le cadre des lignes directrices de la Stratégie Européenne pour l’Emploi concernant l’activation de la protection sociale. Le chapitre I alerte sur les questions de méthodologie comparative. Le chapitre II est dédié à une revue de la littérature internationale à propos de l’activation. Les trois chapitres suivants envisagent les pays concernés par la comparaison. Le chapitre VI analyse les données statistiques portant sur les dépenses de politiques de l’emploi et les marchés du travail. Le dernier offre une synthèse des dimensions comparatives étudiées et conclut par quelques remarques à propos du cas français.

(2006) The effectiveness of European active labor market policy, J. Kluve, RWI, Essen, RWI discussion papers, n° 37, 2006, 48 pages. Les politiques d’activation du marché du travail sont fortement répandues dans les pays européens, mais malgré les nombreuses études économétriques, aucune ne répond à la question « quel programme fonctionne pour quel groupe cible et dans quelles circonstances ? ». Ce texte tente de relever le défi. L’auteur soutient que les programmes d’emploi direct dans le service public ont un effet négatif, mais que les programmes de soutien au revenu peuvent avoir un effet bénéfique.

Agenda de Lisbonne : et si on parlait de la qualité de l’emploi ?

(04/2006) Are quantity and quality of jobs correlated ? Using, interpreting and discussing the Laeken indicators, L. Davoine, Centre d’études de l’Emploi, Document de travail, n°  59, Noisy-le-Grand, avril 2006, 28 pages. Le thème de la qualité de l’emploi ne semble plus faire partie des objectifs prioritaires de la stratégie de Lisbonne renouvelée. L’article propose de relancer le débat en utilisant les indicateurs de Laeken et en les complétant par des indicateurs subjectifs. Trois groupes se dégagent nettement : le Royaume-Uni et les pays nordiques, où les emplois seraient de bonne qualité, l’Europe du Sud, où ils seraient de mauvaise qualité, et l’Europe continentale, qui se retrouve dans une position intermédiaire.

 

 

La flexicurité danoise et la formation professionnelle suédoise

(2006) La flexicurité danoise. Quels enseignements pour la France ?, R. Boyer, Cepremap, Paris, 2006, 54 pages. Alors que dans nombre de pays européens une fraction notable de la population continue à souffrir d’un chômage élevé et de longue durée, un pays en l’espace de quelques années, est parvenu à réduire de moitié son taux de chômage. Ce pays, le Danemark, a depuis lors retenu l’attention des chercheurs comme des responsables politiques, au point de constituer un «  modèle » original combinant flexibilité pour les entreprises et sécurité pour les salariés. L’auteur tente de comprendre.

(5/2006) Skill Needs and Continuing Vocational Training in Sweden, Andres Stenberg, Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung (WZB), SP I 2006-109, 27 pages. L’objectif de cet article est d’analyser la manière dont le financement public de la formation professionnelle influence la formation professionnelle offerte par les entreprises. Le financement public de celle-ci vient en partie remplacer et compléter le financement privé, mais il en est également en partie indépendant.

 

 

Rapport sur la lutte contre la discrimination
(2006) Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité : rapport annuel 2005, L. Schweitzer, La Documentation française, Paris, 2006, 104 pages. Le rapport pour 2005 de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, indique la nature des réclamations pour discrimination adressées à la HALDE. Près de la moitié concerne le domaine de l’emploi, auquel est consacrée la première partie du rapport. Ce premier chapitre se conclut par une analyse du comportement des entreprises sollicitées par la HALDE. La deuxième partie se penche sur les autres domaines, où l’on retrouve les discriminations à raison de l’origine, du handicap et de l’état de santé, des convictions religieuses, de l’orientation sexuelle dans tous les domaines de la vie quotidienne.

 

 

Royaume-Uni : la persistence de la pauvreté dans le temps

(04/2006) The persistence of poverty across generations : A view from two British cohorts, J. Blanden et S Gibbons, Joseph Rowntree Foundation, Londres, avril 2006, 64 pages. Ce rapport examine l’importance du lien entre la pauvreté durant l’enfance et la pauvreté plus tard à l’âge adulte en utilisant les membres de deux cohortes britanniques : un premier groupe d’adolescents dans les années 70 et un autre dans les années 80. Les données employées portent sur le revenu et sur d’autres caractéristiques liées à l’âge : 16 ans pour les deux groupes puis 33 ans pour le premier et 30 ans pour le deuxième. Les auteurs découvrent une persistence significative de la pauvreté.

(02/2006) Avoiding poverty over time : Low-paid workers, households and welfare, K. Gardiner et J. Millar, University of Bath, CASP, Bath, CASP working paper, février 2006, 53 pages. Ce document de travail rend compte des méthodes, de l’analyse de données et des résultats-clés du projet « Avoiding poverty over time », qui étudie le rapport entre le bas salaire, les sources de revenu des ménages et la sortie de la pauvreté. Les auteurs soutiennent que les travailleurs à bas salaire courrent plus de risque de tomber dans la pauvreté, bien que plusieurs d’entre eux parviennent à demeurer à l’abri de celle-ci. La position du conjoint sur le marché du travail et le nombre d’heures travaillées sont également des facteurs importants.

 

 

Les inégalités de revenus dans les années 1990,
aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne

(04/2006) Income inequality in the 1990s : Comparing the United States, Great Britain and Germany, R. V. Burkhauser et L. Rovba, German Institute for Economic Research, Berlin, avril 2006, 36 pages. Cette étude compare la croissance économique a été distribuée aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne dans les années 1990. En Grande-Bretagne et aux États-Unis, toutes les classes de revenu ont bénéficié de la croissance pendant cette période. En Allemagne, il y a eu une diminuation dans les groupes se trouvant au milieu de la distribution et une augmentation aux extrémités. Par ailleurs, c’est en Grande-Bretagne que la croissance a été le plus équitablement distribuée, avant les États-Unis et l’Allemagne.

(2006) Disparités de salaires entre pays et régions européens : Aperçu des résultats régionaux de l’enquête sur la structure des salaires 2002, H-J. Mittag, Eurostat, Luxembourg, Statistiques en bref, population et conditions sociales, n° 7, 2006, 12 pages. Le niveau des salaires bruts et des disparités salariales dans l’industrie et les services varie sensiblement entre les pays européens. De faibles inégalités de salaires caractérisent les pays scandinaves, des inégalités plus fortes les pays baltes et les deux pays en voie d’adhésion qui ont participé à l’enquête. Au niveau régional, les différences sont minimes ou modérées, à l’exception, le plus souvent, des régions-capitales, où les rémunérations ont tendance à être plus élevées et à être distribuées de façon plus inégale.

 


 

Qui sommes-nous ?

Le site PolitiquesSociales.net offre aux professeur(e)s, chercheur(e)s, étudiant(e)s, membres d’ONG, journalistes et à tous ceux et celles qui s’intéressent aux politiques sociales un accès facile, direct, gratuit et permanent aux documents touchant bon nombre de politiques sociales en Amérique du Nord, dans l’Union européenne et dans les principaux pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Sud.


Le site est produit par le Centre de recherche sur les politiques et le développement social, CPDS, de Montréal.

Nous répertorions les textes de lois, les énoncés de politiques, les textes de presse importants et la recherche universitaire nationale et comparée sur ces questions. Plus de 6000 liens vers des textes et des sources sont ainsi répertoriées.


De plus, des notes synthèses par pays et par thèmes sont offertes pour présenter un résumé et une mise à jour de l’état de la situation, avec les dernières données disponibles.

Des renvois sont proposés vers des sites qui suivent l’actualité dans les secteurs couverts.

Notre lettre électronique signale à ses abonnés les principaux arrivages de nouveaux textes. On peut en consulter les Numéros précédents.

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Les entreprises peuvent-elles lutter contre la pauvreté ?

(9/2005) Fighting poverty : a business opportunity (Report of the 10th International Business Forum), InWent, Instituto Ethos, Global Compact, Banque Mondiale, septembre 2005, 45 pages. Ce rapport fait la synthèse des principaux points mis de l’avant lors du 10e International Business Leaders Forum, qui a pour but de regrouper les membres influents de la communauté d’affaires pour discuter des moyens qui peuvent être mis en place par l’entreprise pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement.

Le conditions de travail dans la fabrication des ordinateurs

(2/2006) Labor issues continue to blight computer industry, Bart Slob, Eldis Document Store, février 2006. L’article fait le point sur les conditions de travail en Asie, dans les manufactures impliquées dans les chaînes de production des ordinateurs. Pendant la période la plus intense de l’année, plusieurs ouvriers travaillent 12 heures par jour, 6 jours par semaine. L’auteur soutient également que la plupart des ouvriers ne recoivent pas un salaire suffisant pour couvrir leurs besoins essentiels. Par ailleurs, plusieurs ouvriers dans ce secteur doivent manipuler des matériaux dangereux et cela, sans la protection adéquate.

Le « priopriétaire universel »

(4/2006) Papers Presented at the Universal Owners Conference, Center for the Study of Fiduciary Capitalism, avril 2006. Les articles ici rassemblés sont tirés d’un colloque sur le concept de « propriétaire universel ». Les investisseurs institutionnels ont commencé à développer des politiques et des stratégies basées sur cette hypothèse du « propriétaire universel ». Celui-ci représente une institution financière de grande taille, comme un fond de pension ou un fond mutuel, qui détient des actifs dans des secteurs si larges et transversaux de l’économie, qu’il tirera profit dans un secteur, des externalités positives générés dans un autre.

 

 

Mondialisation

La libéralisation des marchés, c’est bien, mais...

(2006) Aid for Trade, J. Stiglitz et A. Charlton,Columbia University, 2006, 33 pages. Les auteurs partent du postulat suivant : le commerce peut être nécessaire à un développement industriel fort, mais il ne suffit pas. La libéralisation des marchés crée souvent des opportunités de développement, qui sont cependant restreintes par d’autres facteurs. Afin de tirer profit de la libéralisation, les pays en voie de développement doivent être en mesure d’investir tant dans les infrastructures et les institutions, que dans des projets privés.

(01/2006) Thinking Outside the Box about Trade, Development, and Poverty Reduction, Thomas I. Palley, FPIF, 18 janvier 2006, 12 pages. Les politiques de développement ont graduellement raté leurs objectifs. Ceux-ci reposaient sur l’idée selon laquelle le commerce avait un impact positif sur le développement et sur la réduction de la pauvreté. Selon la nouvelle approche, si ça doit être le cas, la libéralisation doit aussi s’accompagner d’investissement dans les infrastructures et dans le capital humain.

 

Débats

Le projet socialiste pour 2007

(6/2006) Réussir ensemble le changement. Le projet du Parti Socialiste pour la France, Parti Socialiste, 32 pages. Texte intégral du projet du Parti Socialiste pour 2007 :

  • Élever le SMIC à 1500 euros d’ici 2012 ;
  • Réactiver les « emplois jeunes » ;
  • Supprimer la taxe sur les salaires des associations ;
  • Ramener la dépense par étudiant universitaire au niveau de l’OCDE ;
  • Créer 120 000 logements sociaux par an ;
  • Abroger la réforme Fillon sur les retraites ;
  • Créer une allocation d’entrée dans la vie active ;
  • Instaurer un service civique obligatoire.
  • etc.

(6/2006) Il faut mettre la société française en espérance, François Hollande, Parti Socialiste, 7 juin 2006. Vidéo expliquant le projet du Parti Socialiste.

(6/2006) Les principaux points du projet PS, Nouvel Observateur, 7 juin 2006. Voici les principaux points du projet de programme du PS pour la présidentielle de 2007, intitulé "Réussir ensemble le changement".

Combien coûtera le projet du PS ?

(6/2006) Projet PS : l’addition sera lourde, Béatrice Taupin, Le Figaro, 10 juin 2006. La polémique sur le chiffrage du projet socialiste est lancée. Si François Hollande parle de 34 milliards, Thierry Breton avance un chiffre trois fois supérieur.

(6/2006) Buffet tape sur Royal et le projet PS, Pascal VIROT, 10 juin 2006. Feu sur le quartier général du PS. Et sur Ségolène Royal... Vendredi, le conseil national (CN, le « parlement ») du PCF et Marie-George Buffet n’y sont pas allés de main morte pour critiquer le projet socialiste pour 2007 et la députée des Deux-Sèvres. Objectif : montrer qu’à côté d’un PS hégémonique et d’une star des sondages, d’autres solutions existent.

 

Les secrets du couple Royal

(6/2006) 2007 : un fauteuil pour deux, Les secrets du couple Royal, Nouvel Observateur, 15 juin 2006. Ségolène candidate  ? Lui ne l’avait pas vu venir, et depuis elle ne l’a guère ménagé. Voilà plus de six mois que toute la vie du PS tourne autour de François Hollande et de sa compagne. Tandis que les sondages flambent pour elle, le premier secrétaire continue imperturbablement de croire à sa bonne étoile. Mais dans moins d’un an - ils en sont tous les deux convaincus -, ce sera l’un ou l’autre.

(6/2006) Ségolène les rend fous, Carl Meeus, Le Point, 8 juin 2006. Depuis six mois, ils ont tout tenté pour la déstabiliser. Peine perdue. Même ses positions à rebrousse-poil sur la sécurité et les 35 heures ne parviennent pas à l’atteindre dans les sondages. Décryptage.

(06/2006) Chapitre 2 - Les désordres de l’emploi et du travail, Ségolène Royal, juin 2006, 64 pages. Dans le deuxième chapitre de son livre en ligne, Ségolène Royal présente sa vision des 35 heures et jugent les résultats mitigés. Selon elle, "la répartition de l’effort et des avantages" liés aux 35 heures "a été fortement inégalitaire".

Rappel :

(05/2006) Chapitre 1 - Le désordre démocratique : premier diagnostic, Ségolène Royal, mai 2006, 16 pages. Dans ce premier chapitre d’un livre qui sera entièrement publié sur internet, l’auteur s’inquiète du « désordre démocratique » de la France et défend « une autre façon de faire de la politique ». Les prochains chapitres qui concerneront l’emploi, la famille, l’Etat, la Nation, etc seront publiés prochainement.

 

 

Le nouveau Parti de gauche en Allemagne : une gauche si extrême ?

(5/2006) Le nouveau Parti de gauche en Allemagne : une gauche si extrême ? Dieter Segert, Note du Cerfa n°33, mai 2006. Suite aux élections législatives de l’automne 2005, le parti social-démocrate (SPD) a préféré former une grande coalition avec l’Union chrétienne (CDU/CSU) plutôt que de s’allier avec le parti du socialisme démocratique (PDS). D’un point de vue numérique, une telle alliance aurait pourtant été possible. Pourquoi une "gauche plurielle" à la française est-elle aujourd’hui inconcevable en Allemagne ? Cela peut-il évoluer à l’avenir ? Plus généralement, que faut-il penser du nouveau succès du PDS, récemment réapparu sur la scène politique sous un nouveau nom : la Linkspartei.PDS (Parti de gauche. PDS) ? Après avoir présenté les orientations politiques de la Linkspartei et son évolution au cours des dernières années, Dieter Segert analyse le profil de ses électeurs et étudie les ressorts de ses succès électoraux. Pour finir, il s’interroge sur l’avenir de cette nouvelle gauche en Allemagne.

 

Nota bene : Les renvois notés dans cette page reprennent l’essentiel,

mais non la totalité, des nouvelles inscriptions introduites dans les pages du site
depuis la dernière lettre électronique.

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