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juillet 2006 / Numéro 36

  Sommaire
Dossiers
La lutte contre le travail des enfants: des progrès considérables
Royaume-Uni: ce que coûte la pauvreté des enfants

France: l'intégration des jeunes à l'emploi

Belgique: le maintien des travailleurs âgés en emploi
Canada: moderniser la sécurité du revenu
pour les adultes en âge de travailler
Travail-Famille: la quadrature du cercle
Les marchés du travail dans l'OCDE

Allemagne: le taux de syndicalisation continue à descendre

L'immigration et l'emploi aux États-Unis et en Europe

Un Mondial peu social

Mondialisation
L'aide au développement, un an après le Sommet de Gleneagles
Débats
Europe: l'intégration économique entraîne-t-elle
la convergence des politiques sociales

France: la conjoncture économique et sociale en 2006

La mutation de la protection sociale outre Rhin

Dossiers

La lutte contre le travail des enfants:
des progrès considérables

(5/2006) La fin du travail des enfants: un objectif à notre portée, Organisation internationale du Travail (BIT), 105 pages. L’OIT annonce dans ce rapport prudent, mais optimiste, que le travail des enfants, en particulier dans ses pires formes, diminue à travers la planète. Le rapport de l’OIT ajoute qu’à l’allure actuelle du déclin, si l’élan mondial pour éradiquer le travail des enfants perdure, le travail des enfants dans ses pires formes pourrait être éliminé en 10 ans. C’est en Amérique latine et aux Caraïbes que le déclin du travail des enfants a été le plus rapide au cours des quatre dernières années.

(6/2006) Child Labour - Slow Progress, Right Direction, Gustavo Capdevila, Interpress Service, 13 juin 2006. Selon le Organisation internationale du travail, les statistiques démontrent une diminution de 11% du nombre travailleurs enfants entre 2000 et 2004. Même si les gouvernements peuvent se réjouir de cette diminution, il n'en demeure pas moins que les pires formes de travail chez les enfants existent toujours.

 

 

Royaume-Uni: ce que coûte la pauvreté des enfants

(06/2006) The cost of not ending child poverty. How we can think about it, how it might be measured, and some evidence, D. Hirsch, Joseph Rowntree Foundation, London, juin 2006, 24 pages. La lutte contre la pauvreté infantile coûte cher aux Britanniques, mais la persistance de la pauvreté chez les enfants a également ses coûts. Ce article propose une structure pour évaluer les coûts reliés à la pauvreté infantile au Royaume-Uni. Parmi ces coûts, se trouvent le logement, les repas scolaires, les soins de santé, etc.


Source: Joseph Rowntree Foundation

La pauvreté dans les familles nombreuses

(06/2006) Child poverty in large families, J. Bradshaw et alii, Joseph Rowntree Foundation, London, juin 2006, 64 pages. La volonté d'éradiquer la pauvreté infantile se trouve au coeur de la politique de Tony Blair depuis 1999. L'auteur s'intéresse ici à la situation des enfants pauvres dans les familles nombreuses et analyse comment le système britannique de protection sociale s'adresse plus particulièrement à eux.

Pauvreté de revenu ou défavorisation matérielle?

(2006) The situation of children in the EU : Comparisons between income poverty and material deprivation approaches. What can be learned from the new EU-SILC 2004 data ?, A-C. Guio and J-M. Museux, International Association for Research in Income and Wealth, Ottawa, 29th general conference, Joenssu, 20-26, août 2006, 27 pages. La Méthode de coordination ouverte de l'Union européenne évalue la pauvreté d'abord et avant tout en terme monétaire. L'auteur compare le portrait que cette mesure permet de tracer de la pauvreté infantile avec celui qui ressort d'une approche basée sur la défavorisation matérielle.

Les partis politiques et la pauvreté infantile au Canada

(7/2006) Politics, political platforms and child poverty in Canada, Dennis Raphael, Options politiques, Options politiques, IRPP, juillet 2006, 5 pages. En 1989, la Chambre des communes s'engageait à réduire la pauvreté des enfants pour l'an 2000. Au cours de cette période, peu de progrès a été réalisé. Doit-on penser que le parlement récemment élu pourra faire mieux? L'auteur explique pourquoi la réduction de la pauvreté infantile doit demeurer un objectif prioritaire.

 

 

France: l'intégration des jeunes à l'emploi

(06/2006) Parcours des jeunes à la sortie du système éducatif et déclassement salarial, E. Nauze-Fichet et M. Tomasini, Insee, Paris, économie et statistique, n° 388-389, juin 2006, 28 pages. Au cours de l’année 1998, 742 000 jeunes ont quitté pour la première fois le système éducatif. Trois ans après, 82,4 % d’entre eux travaillaient, 9,2 % étaient au chômage et 8,4 % étaient inactifs. Entre ces deux dates, toutefois, près de la moitié des jeunes avait expérimenté le chômage. Interrogés au printemps 2001, la grande majorité des jeunes (60 %) citent comme priorité de leurs trois premières années après l’école la recherche d’un emploi stable, bien avant celle de faire carrière (26 %), ou encore de ménager sa vie privée hors travail (14 %). Pour atteindre cet objectif de stabilité, certains ont transigé sur le salaire, acceptant des emplois faiblement rémunérés au regard de leur diplôme.

Quelle est la popularité du Contrat Nouvelles Embauches?

(06/2006) Le Contrat Nouvelles Embauches, B. Junod, Dares, Paris, Premières synthèses, n° 25.4, juin 2006, 10 pages. Le CNE a été mis en place au mois d'août 2005. Depuis lors, les petites entreprises ont déclaré une embauche sur dix en CNE, soit un total de 440 000 embauches en CNE d'août 2005 à mars 2006. Selon une enquête réalisée auprès de 3 000 chefs d'entreprise, six mois après leur embauche, 70 % des salariés en CNE travaillaient encore dans l'entreprise. En octobre 2005, selon cette enquête, certains chefs d'entreprise ne connaissaient pas le CNE : c'était le cas d'un tiers de ceux qui ont recruté en contrat à durée déterminée (CDD) ou en contrat à durée indéterminée (CDI). Ceux qui ont eu recours au CNE l'ont utilisé principalement pour pallier une incertitude sur l'activité de l'entreprise ou pour tester les compétences du salarié plus longtemps.

Un encadrement militaire...
contre le chômage?

(6/2006) « Défense deuxième chance »: favoriser l'insertion professionnelle des jeunes, Françoise Geng, Rapport du Conseil économique et social, juin 2006, 148 pages. Le ministère de la défense a lancé, en juin 2005, un programme visant à mettre les compétences des anciens militaires au service d’un projet de société tourné vers la jeunesse en difficulté d’insertion professionnelle. S’adressant spécifiquement aux jeunes confrontés à un cumul de difficultés et à une situation d’échec, au point de vue scolaire et social, le dispositif Défense 2ème chance a ainsi été présenté comme un dispositif d’insertion sociale et professionnelle, comprenant un apprentissage des règles de la vie en société, un rappel des principaux acquis scolaires et une formation professionnelle, débouchant sur un emploi librement choisi. Le présent rapport vise à déterminer les conditions de succès de ce programme ambitieux.

Voir la description du programme Défense 2ème chance sur le site du Premier ministre.


De Villepin au lancement du programme «Défense, 2ième chance»

 

 

Belgique : retour sur les fins de carrière

(5/2006) Belgique. Conférence sur la fin de carrière : véritable négociation sociale ou tentative de légitimation de l'action gouvernementale ? Thibauld Moulaert, Chronique internationale de l'IRES, n. 100, mai 2006, 10 pages. En 2005 la Belgique a connu d’importantes discussions tripartites autour de l’emploi des travailleurs âgés. Balisée par les objectifs européens en la matière et lancée par le Premier ministre, la conférence sur la fin de carrière a surtout mis en avant les difficultés qu’éprouvent les partenaires sociaux et l’Etat à dégager un nouveau consensus social sur l’emploi en général, et sur celui des travailleurs plus âgés en particulier.


Source : CSC

(4/2006) La Conférence sur la fin de carrière : en route vers l’activation des travailleurs âgés, Observatoire européen des relations industriel, avril 2006, 8 pages. En 2005, le gouvernement belge a mis sur pied une « Conférence sur la fin de carrière » avec les partenaires sociaux. A partir de sa présentation chronologique, nous verrons que le gouvernement a dû progressivement élargir le débat au-delà de la simple question des travailleurs âgés pour incorporer l’emploi des jeunes ou encore le financement de la sécurité sociale. Malgré les nombreuses difficultés et l’absence de consensus, le Premier Ministre tente d’implémenter une logique de « vieillissement actif » qui se manifeste en priorité par l’activation des plus de 50 ans.
En français:

En anglais:

 

 

Canada : moderniser la sécurité du revenu
pour les adultes en âge de travailler

(5/2006) Time for a Fair Deal, Task Force on Modernizing Income Security for Working-Age Adults (MISWAA), mai 2006, p. 67. Le Groupe de réflexion a élaboré un rapport contenant des recommandations spécifiques visant à régler les problèmes les plus urgents auxquels sont confrontés les adultes en âge de travailler à faible revenu au Canada, que ce soit en augmentant leurs revenus, en abaissant leurs coûts de vie et de travail, et en protégeant leurs biens mobiliers et leur actif financier. Parmi ses recommandations, le groupe de travail propose aux gouvernements du Canada et de l'Ontario de:

  • réformer l'assurance emploi afin de régler la question de la réduction notable de la couverture des chômeurs,
  • créer un crédit d'impôt de base pour tous les adultes en âge de travailler à faible revenu et d'un supplément au revenu gagné pour les salariés à faible revenu;
  • relever la prestation nationale pour enfants à un niveau adéquat;
  • mettre en oeuvre une plate-forme de prestations intégrées pour enfants pour tous les parents d'enfants à faible revenu, qui verserait des avantages sociaux en dehors du régime d'aide sociale;
  • fournir une couverture de soins de santé (médicaments sur ordonnance et soins de la vue) et dentaires de base (y compris la restauration de base) aux travailleurs à faible revenu;
  • renforcer l'application des normes d'emploi;
  • augmenter les seuils de l'actif d'aide sociale à 5 500 $ par personne et à 9 000 $ par famille;

Pour lire le résumé du rapport en français. Pour télécharger le rapport en anglais :

(7/2006) Au bas de l’échelle, Alain Noël, Options politiques, juillet 2006, p. 108. Depuis vingt ans, le taux de chômage canadien a reculé, pour passer d’un sommet de presque 12 p. 100 en 1983 à 6,1 p. 100 en mai 2006, et le revenu réel par habitant a progressé de façon significative, avec une hausse de 43 p. 100 entre 1981 et 2003. Le nombre de personnes et de familles pauvres dans la population a également diminué. Mais cet enrichissement n’a pas profité également à tous. En 2004, un employé à plein temps sur sept occupait un emploi à moins de 10 $ l’heure, pratiquement la même proportion qu’en 1981.

 

 

Travail - famile: la quadrature du cercle

(6/2006) Toward Squaring the Circle: Work-Life Balance and the Implications for Individuals, Firms and Public Policy, Richard Chaykowski, IRPP Choices, Vol. 12, N.3, juin 2006, 28 pages. L'auteur observe que, quoique circonscrit, le conflit entre la vie professionnelle et la vie familiale affecte une importante minorité de travailleurs. Il soutient que les coût relatifs à ce conflit demeurent mal connus et en appelle à davantage de recherches sur la question, afin de pouvoir mieux évaluer les différentes politiques possibles.

Résumé :

(05/2006) Working for Working Parents. The Evolution of Maternity and Parental Benefits in Canada, Shelley Phipps, IRPP Choices, vol. 12, n° 2, mai 2006, 42 pages. Depuis 30 ans, les allocations de maternité et parentale ont subi quelques changements, dont une augmentation majeure de cette dernière en janvier 2001. En mars 2005, après de longs débats, Ottawa et Québec sont parvenus à un accord à propos du financement de ces aides, qui permet au Québec de se retirer du programme fédéral. Il offre depuis janvier 2006, son propre programme.

 

 

Les marchés du travail dans l'OCDE

(06/2006) Caractéristiques des marchés du travail dans les pays de l’OCDE, R. Bouis et J-P. Renne, Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Direction générale du Trésor et de la Politique économique, Paris, juin 2006, 8 pages. Les auteurs cherchent à déterminer s'il existe, dans le choix des caractéristiques des marchés du travail, un arbitrage entre le niveau espéré de revenu et le risque supporté par un travailleur sur ce revenu. Ils soutiennent que, selon leur aversion au risque, les travailleurs accepteront plus ou moins de perte de revenu pour garantir sa stabilité. Si l'analyse confirme la position privilégiée dont jouissent les pays nordiques, elle est plus nuancée concernant les autres pays. Ainsi, il n'y aurait pas de supériorité intrinsèque du modèle anglo-saxon sur le modèle continental. Le choix entre les deux dépend du degré d'aversion au risque de chaque société.

(06/2006) Employment patterns in OECD countries : Reassessing the role of policies and institutions, A. Bassanini et R. Duval, OECD, Paris, OECD social, employment and migration working papers, n° 35, juin 2006, 130 pages. Cet article explore l’impact des politiques et des institutions sur l’emploi et le chômage dans les pays de l’OCDE au cours des dernières décennies. Des équations réduites de taux de chômage, telles que dérivées par exemple d’un modèle de négociations salariales, sont estimées sur un panel de 21 pays de l’OCDE sur la période 1982-2003. Il ressort que, dans le pays « moyen » de l'OCDE, le taux moyen de remplacement des indemnités chômage, les politiques fiscales et sociales, de même que le degré de réglementation des marchés de produits augmentent le taux de chômage structurel. A contrario, il apparaît qu’un haut degré de centralisation/coordination des négociations salariales réduit le chômage structurel.

 

 

Allemagne : le taux de syndicalisation continue de descendre

(4/2006) Union membership decline slows down, Observatoire européen des relations industrielles, avril 2006.

Les dernières statistiques montrent que la baisse de la proportion de travailleurs syndiqués en Allemagne a ralenti en 2005. La confédération des syndicats allemands (DGB) a annoncé une baisse de 3,3% de ses effectifs, comparé à 4,8 en 2004.

(7/2006) The Erosion of Union Membership in Germany: Determinants, Densities, Decompositions, Bernd Fitzenberger, Karsten Kohn, Qingwei Wang, IZA DP No. 2193, juillet 2006, 39 pages. La proportion de travailleurs allemands affiliée à un syndicat a chuté de manière importante au cours des deux dernières décennies. Les auteurs rejettent l'idée selon laquelle la transformation de la composition de la main-d'oeuvre serait responsable de la chute du niveau de syndicalisation.

 

 

L'immigration et l'emploi aux États-Unis et en Europe


(05/2006) Etats-Unis. La réforme de la loi sur l'immigration : un compromis politique ardu, Catherine Sauviat, Chronique internationale de l’IRES, mai 2006, 11 pages. L’article résume le débat sur l’immigration aux Etats-Unis du point de vue des politiques du travail et fait bien ressortir la position des syndicats et des groupes de défense des immigrants.

(05/2006) Bush On Immigration Reform: Actions Speak Louder, DLC, 16 mai 2006. Maintenant que le Président américain a fermement révélé qu’il souhaitait une réforme clémente de l’immigration, il doit clairement informer le Congrès et la nation qu’il sera prêt à mettre son veto sur une loi qui ne respecterait pas ses attentes.

À chacun son modèle

(06/2006) En Europe, à chacun son « modèle », Claudio Bolzman et Manuel Boucher, Le Monde Diplomatique, juin 2006. Des centaines de milliers d’hispaniques des Etats-Unis se sont mobilisés, le 1er mai, contre une proposition parlementaire d’origine républicaine qui criminalise l’immigration clandestine. Dans l’Union européenne aussi, la tendance est au durcissement. La seconde loi Sarkozy, en principe adoptée par le Parlement début juin, privilégie les immigrants diplômés, rend obligatoire la signature d’un « contrat d’accueil et d’intégration », abroge le droit à la régularisation des clandestins de plus de dix ans et restreint le regroupement familial, le mariage mixte comme la naturalisation. Si plusieurs pays voisins vont dans le même sens, leur politique s’affirme dans le cadre de « modèles » d’immigration et d’intégration divers – comme celui, spécifique, de l’Allemagne.

(06/2006) Migration, un passeport pour la pauvreté ?, Caritas Europa, Luxembourg, juin 2006, 104 pages. 3e rapport sur la pauvreté en Europe. L’étude des rapports qui existent entre l’immigration et la pauvreté en Europe donne une triste image des conditions de vie des 56,1 millions d’immigrants qui vivent en Europe et plus particulièrement des 5 millions qui se trouvent en situation irrégulière. Dans ce texte, les auteurs abordent 5 secteurs distincts qui influencent la situation sociale des migrants et de leurs communautés : L’emploi, le logement, l’éducation, la santé et la participation à la vie publique. Le constat est unanime : les migrants se trouvent dans une situation moins favorable que les autochtones.


Source : Carthothèque,
La documentation française

 

 

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Un Mondial peu social

(06/2006) Un Mondial peu social, Claire Stam, Novethic.fr, 23 Juin 2006. Si l’environnement n’a pas été oublié dans l’organisation du Mondial de football en Allemagne, il n’en va pas de même pour la dimension sociale de la responsabilité des entreprises. C’est même la grande oubliée de l’événement. Ballons, maillots et chaussures se vendent par millions notamment ceux fabriqués par Adidas qui se trouve dans le collimateur des ONG allemandes depuis plusieurs années. Celles-ci saisissent l’occasion du mondial pour gratter l’image bien polie de la multinationale allemande, qui a versé 45 millions d’euros pour s’assurer le statut de sponsor officiel du Mondial.

Le commerce équitable à la croisée des chemins

(5/2006) Le commerce équitable à la croisée des chemins, Gaëlle Bohé, Novethic, mai 2006. En plein essor, le commerce équitable doit faire face à un choix décisif : accepter d’être "récupéré" par les enseignes de grande distribution, au risque qu’elles ne jouent pas le jeu et fassent un commerce équitable "au rabais", ou continuer de se développer petit à petit dans le milieu alternatif. Le débat divise les acteurs historiques, mais tous s’accordent sur un point : la nécessité de légiférer.

Le guide des bonnes pratiques de gouvernance

(2006) Guidance on good practices in corporate governance disclosure, CNUCED, 2006. Ce guide est un manuel technique destiné aux compagnies et aux concepteurs de politiques publiques, particulièrement dans les pays en voie de développement. En s'inspirant des principales normes reconnues au niveau international, il vise à aider les gestionnaires préparer des rapports publics sur la gouvernance de leurs entreprises.



 

 

Mondialisation

L'aide au développement, un an après le sommet de Gleneagles

(06/2006) The View from the Summit- Gleneagles G8 One Year on, Oxfam international, 9 juin 2006, 17 pages. Ce rapport fait le point sur l'aide au développement des pays du G8, un an après le sommet de Gleneagles. Les auteurs soulignent que ces pays ne remplissent pas complètement leur promesse, notamment parce qu'ils comptabilisent comme de l'aide au développement l'argent versé pour alléger la dette des pays pauvres. Il reste beaucoup de chemin à faire pour qu'ils atteignent la somme de 50 milliards de dollars promise à Gleneagles.

(05/2006) How to Help the Poor Out of Poverty, Stephen C. Smith, The Globalist, 16 mai 2006. L’auteur affirme dans ce texte que les pays riches doivent fournir une aide financière et politique suffisante pour supporter le développement des pays pauvres. Bien que l’article soulève l’importance de l’aide politique de la Banque mondiale et des ONG du Nord, il insiste sur le fait qu’elle pourrait aussi empêcher ces pays de faire leur propre choix sur les méthodes à employer pour se développer. Stephen Smith propose donc que la Banque mondiale crée un nouveau conseil consultatif, qui laisserait aux pays pauvres davantage de poids dans les décisions qui les concernent.

(03/2006) Development through Globalization?, Deepak Nayyar, Global policy forum, mars 2006, 26 pages. L'auteur soutient que la mondialisation a diminué les options politiques pour les pays pauvres. Or, pour que le développement se transforme en qualité de vie pour les pays pauvres, il est nécessaire que ceux-ci retrouvent cette marge de manoeuvre.

Commerce, croissance, pauvreté et inégalité: une revue de la littérature

(06/2006) Commerce, croissance, pauvreté et inégalités dans les PED : une revue de littérature, JP. Cling, DIAL, Paris, juin 2006, 32 pages. Cet article présente une revue de littérature théorique et empirique sur la relation Commerce-Croissance-Pauvreté-Inégalités dans les PED qui a été l’objet de nombreux débats parmi les économistes au cours de la période récente. Dans la première partie, les auteurs présentent les grands faits stylisés concernant ces différents éléments. Dans la deuxième partie, ils montrent que les estimations empiriques concernant l’impact de l’ouverture commerciale, mesurée par le degré de protection, sur la croissance apparaissent peu robustes. Pour pallier ce problème, certaines études ont estimé directement l’impact du commerce sur le revenu ou la croissance économique.

 

Débats

Europe: l'intégration économique entraine-t-elle la
convergence des politiques sociales?

(6/2006) Intégration européenne et convergence des États providence nationaux, Note d’information, Gouvernement du Canada, Projet de recherche sur les politiques, juin 2006, 8 pages. À l’instar des autres pays, les États membres de l’Union européenne sont soumis aux forces de la mondialisation. Conjugués au vieillissement de la population et à la dénatalité, ces facteurs posent une série de défis complexes à bien des États alors que les engagements antérieurs grèvent leurs ressources financières. De plus, la politique sociale européenne utilise plusieurs outils différents afin de moduler les politiques sociales des États membres. Dans ce contexte, on s’attendrait à ce qu’il existe un haut degré d’homogénéité et de similitudes entre les régimes de politiques sociales des pays européens. Or, tel que discuté dans cette note, il existe encore un haut degré de résilience face au modèle européen et les différences importantes entre les régimes domestiques de politique sociale demeurent la norme.

(06/2006) From inactivity to work : The role of active labour market policies, S. Carcillo and D. Grubb, OECD, Paris, OECD social, juin 2006, 75 pages. De nombreux pays de l’OCDE ont fait l’expérience ces dernières décennies d’une hausse des prestations de non emploi, tant en termes de dépenses qu’en termes de taux de perception, sans que cette tendance ait été inversée. En comparaison, dans un certain nombre de pays, le nombre de bénéficiaires de prestations de chômage a connu une nette décrue depuis la seconde moitié des années quatre-vingt-dix. Bien que la situation pour chaque type de prestation varie fortement selon les pays, un certain nombre d’éléments suggèrent qu’il existe désormais des marges de manoeuvre pour ramener vers l’emploi des personnes qui bénéficient actuellement de prestations au titre de la maladie, du handicap, de leur statut de parents isolés, de leur âge, ainsi que les bénéficiaires de l’assistance sociale non catégorielle. En général, comme pour d’autres politiques de l’emploi, les mesures qui visent à ramener les populations inactives vers l’activité doivent être l’objet d’expérimentations et d’évaluations.

 

France : La conjoncture économique et sociale en 2006

(05/2006) La conjoncture économique et sociale en 2006, Michel Didier, Le Conseil économique et social, 26 mai 2006, 205 pages. L'économie française a connu une perte de compétitivité, une expansion faible et un chômage élevé qui ont entraîné une dégradation de la situation sociale. C'est à l'exploration des marges de manoeuvre de la régulation conjoncturelle que sont largement consacrés ce rapport. Ce dernier fournit aussi l'occasion d'une première évaluation - à la demande du Premier ministre - de la mise en oeuvre du Programme national de réforme adressé à la Commission européenne dans le cadre de la relance de la Stratégie de Lisbonne.

 

 

La mutation de la protection sociale outre Rhin

(6/2006) Préserver la compétitivité du "site Allemagne" : les mutations de la protection sociale outre Rhin, Alain Vasselle et Bernard Cazeau, Rapport présenté à la commission des affaires sociales du Sénat français, juin 2006. Ce rapport vise à évaluer l'évolution du régime allemand de protection sociale. Il parvient à la conclusion que celui-ci, confronté à des défis proches de ceux de la sécurité sociale française, apparaît dans une situation financière plus saine ; l'action pour contrer l'apparition des déficits est plus systématique et les Allemands peuvent se flatter de ne pas avoir infligé une dette sociale,