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septembre 2006 / Numéro 37

  Sommaire
Dossiers
Défaite de la gauche en Suède: les enjeux
Danemark: une réforme de la protection sociale pour s'adapter à la mondialisation

L'évolution de la pauvreté infantile: États-Unis, Royaume-Uni, Canada

France: l'exclusion est-elle une fatalité?
L'Europe sociale après la stratégie de Lisbonne
États-Unis: sortir les travailleurs de la pauvreté
Rapport du Census bureau:
L'économie croît, mais la pauvreté demeure
L'impact des comptes d'épargne santé

Faut-il subventionner les emplois à temps partiel?

Plans sociaux: les directions prennent-elles leur responsabilité?

Le HI-Tech responsable

Mondialisation

Les travailleurs à la pièce en Chine

Royaume-Uni, le livre blanc du développement
Débats
Suède: l'État-providence dans une perspective historique

Ce que la gauche française peut apprendre du New Labour, selon Giddens

Europe - États-Unis : comparer les inégalités,
la criminalité et le temps de travail

Dossiers

Défaite de la gauche en Suède : les enjeux

(9/2006) Victoire historique de l'opposition de droite aux élections législatives suédoises, Corinne Deloy, Fondation Robert Schuman, 18 septembre 2006. Les forces de L’Alliance qui regroupent les quatre formations d’opposition de droite –le Parti du rassemblement modéré (M), le Parti du peuple-Les Libéraux (FpL), le Parti chrétien démocrate (KD) et le Parti du centre (C)- ont remporté une victoire historique aux élections législatives qui se sont tenues en Suède le 17 septembre. En choisissant la droite, les Suédois ont mis fin au plus long règne d’un Parti social-démocrate en Europe (douze ans). Il est également très significatif que cette victoire de l’opposition advienne alors que le pays connaît une croissance économique soutenue.


Riksdagen, Parlement Suédois

(9/2006) Élections législatives en Suède, Corinne Deloy, Fondation Robert Schuman, septembre 2006. Cette note de synthèse fait le point sur les enjeux des élections législatives du 17 septembre 2006 en Suède, qui s'est soldée par une défaite de la gauche. L'auteur décrit le système électoral suédois, les principaux partis et leurs grandes orientations politiques. Le modèle suédois, longtemps estimé comme très performant en matière d'emploi, fait aujourd'hui l'objet de critiques sévères. En dépit de la bonne santé économique du pays et du bilan positif des sociaux-démocrates, les difficultés se sont accumulées au cours des dernières années.

Est-il possible d'être pauvre en Suède?

(7/2006) La pauvreté en Suède, Louise Denéchère, Sociétés nordiques, 19 juillet 2006. Contrairement à ce que l´on peut imaginer, la pauvreté est présente dans les pays nordiques: même en Suède, où la situation est certainement la plus favorable pour les moins bien lotis parmi les pays de l´OCDE. On y trouve des formes de pauvreté au moins relative et il est intéressant de cerner les problèmes spécifiques et de noter les stratégies adoptées. Cette note a été rédigée à partir d´une visite sur le terrain à Malmoe, dans le sud de la Suède.

Le travail à temps partiel en Suède

(2/2006) Part-time employment an issue for policymakers, Observatoire européen des relations industrielles, février 2006. Cet article fait le point sur un rapport du Swedish National Audit Office sur la place du travail à temps partiel en Suède. Les auteurs soutiennent que l’importance du travail à temps partiel en Suède est problématique, notamment parce que de nombreux travailleurs n’ont pas la possibilité de travailler à temps plein.


L'impact des congés parentaux

(2005) Swedish parental leave and gender equality. Achievements and reform challenges in a European perspective, Ann-Zofie Duvander, Tommy Ferrarini et Sara Thalberg, Institutet för Framtidsstudier; 2005:11, 31 pages. La Suède a été le premier pays à créer un congé parental payé pour les pères en 1974. Cette assurance parentale explique pour plusieurs comment la Suède est parvenue à conserver un taux de fertilité élevé, tout en atteignant un taux d’activité élevé chez les femmes. L’article couvre les trente ans du système de congé parental, ses réussites, les dilemmes auquel il est confronté et les réformes possibles dans le cadre européen.

L'intégration des jeunes à l'emploi

(05/2006) Swedish youth labour market policies revisited, A Forslund and O. Nordström Skans, IFAU, Institute for Labour Market Policy Evaluation, Uppsala, IFAU working paper, n° 2006-6, mai 2006, 28 pages. Cet article évalue l'efficacité des politiques suédoises du travail s'adressant aux jeunes travailleurs. L'auteur conclut que les politiques du travail qui s'adressent spécifiquement aux jeunes sont plus efficaces que celles qui s'adressent aux adultes, notamment en ce qui concerne la durée du chômage. L'analyse suggère que la différence serait à la fois due aux aspects contraignants des programmes jeunes et à l'appui supérieur que ceux-ci offrent à la recherche d'emploi.

 

 

Danemark : une réforme de la protection sociale
pour s'adapter à la mondialisation?

(6/2006) Danemark: réforme de la protection sociale, Alain Lefebvre, Sociétés nordiques, mai-juin 2006. Le gouvernement danois a présenté, le 4 avril 2006, un projet ambitieux de réforme du bien-être du pays (protection sociale notamment) pour faire face aux défis de la globalisation et assurer le financement de ce système à l'avenir. Avec une cinquantaine de propositions, ces réformes visent à créer de meilleurs conditions pour la croissance, la prospérité et le bien-être à l’avenir. Parmi les principaux objectifs se trouvent:

  • L’investissement dans l’avenir : recherche et développement, formation, innovation et création d’entreprises.
  • Plus d’années actives sur le marché du travail : assurer que les étudiants terminent leurs études plus rapidement et que les travailleurs restent plus longtemps en emploi, renforcement de la politique de l’emploi.
  • Une meilleure intégration : amélioration du taux d’emploi des immigrés et priorité donnée à une immigration plus qualifiée.

(6/2006) Government Strategy for Denmark in the Global Economy, Ministère des Affaires étrangères du Danemark, juin 2006, 4 pages. Synthèse courte de la nouvelle stratégie du gouvernement danois pour faire face à la mondialisation.

(6/2006) Progress, Innovation and Cohesion Strategy for Denmark in the Global Economy - Summary, Ministère des Affaires étrangères du Danemark, juin 2006, 42 pages. Synthèse détaillée de la nouvelle stratégie du gouvernement danois pour faire face à la mondialisation.

L'État de la politique familiale danoise

(8/2006) La politique familiale danoise, Alain Lefebvre, Sociétés nordiques, 29 août 2006. Résumé détaillé des politiques de soutien aux familles au Danemark. Comme dans les autres pays européens, la tendance au Danemark est au vieillissement et la population est inquiète au sujet de la natalité.

Les intérimaires danois auront les mêmes droits que les autres

(2/2006) Temporary agency workers to be treated as permanent staff, Observatoire européen des relations industrielles, février 2006. En janvier 2006, le Tribunal du travail danois a rendu deux décisions confirmant que les travailleurs embauchés à travers des agences d’Intérim doivent bénéficier des mêmes conditions que les employés permanents.

(1/2006) ECHR rules against Danish closed-shop agreements, Observatoire européen des relations industrielles, janvier 2006. La Cour européenne des droits de l’homme a décidé en janvier 2006 que les monopoles syndicaux (close-shop agreements) au Danemark violaient la Convention européenne des droits de l’homme. Les syndicats ont pris acte du jugement et le gouvernement prendra des mesures pour s’adapter à celui-ci.

 

 

L'évolution de la pauvreté infantile:
États-Unis, Royaume-Uni, Canada

(8/2006) The new poor : regional trends in child poverty since 2000, A. Douglas-Hall and H. Koball, National Center for Children in Poverty, New York, août 2006, 11 pages. Ce rapport fait le point sur l’évolution de la pauvreté infantile aux Etats-Unis. Il confirme que l’incidence de la pauvreté est très variable selon les régions, le niveau d’éducation et l’origine ethnique.

(2006) Can current policy end child poverty in Britain by 2020 ?, M. Evans and J. Scarborough, Joseph Rowntree Foundation, Londres, 2006, 105 pages. Cette étude fait le point sur les politiques disponibles en 2005 pour lutter contre la pauvreté des enfants. Les auteurs analysent comment ces politiques évolueront pour maintenir (ou non) hors de la pauvreté les enfants nés en 2005.

 

(7/2006) Profil de la pauvreté, 2002 et 2003, Rapport du Conseil National du Bien-Etre Social, Ottawa, Volume n° 124, juillet 2006, 173 pages. Ce rapport est fondé sur des données recueillies par Statistique Canada et contient de nombreuses statistiques pour 2002 et 2003, ainsi que les tendances relatives à la pauvreté qui remontent à 1980. La tendance à la baisse révélée pendant cinq ans par les statistiques sur la pauvreté a été freinée en 2002 et 2003. Le taux de pauvreté a augmenté, passant de 15,5 % en 2001 à 16,2 % en 2002. Il a ensuite quelque peu diminué en 2003, pour atteindre 15,9 %, ce qui représente un taux supérieur à celui de 2001. On comptait plus de 4,9 millions de pauvres au Canada en 2003. De ce nombre, 1,2 million étaient des enfants.

 

 

France: l'exclusion est-elle une fatalité?

(6/2006) L'exclusion n'est pas une fatalité, Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale, juin 2006. Résultat d’une large consultation engagée pendant plusieurs mois auprès des acteurs de son réseau, 750 associations et organismes gérant 2 200 centres et services, pour établir un « diagnostic de l'exclusion », à partir du poste d'observation qui est le sien : l'accueil des plus démunis. Ce livre blanc présente l'expérience, l’analyse de la Fnars et les premières pistes d’orientations et de propositions sur des problématiques essentielles qui font aujourd’hui débat en France : crise du logement, accueil des étrangers, précarité des jeunes, chômage... Il vise à donner à voir ce qui est souvent invisible aux yeux du grand public.

(07/2006) La revalorisation du SMIC et ses effets de diffusion dans l’échelle des salaires sur la période 2000-2005, M. Koubi et B. Lhommeau, Dares, Paris, juillet 2006, 6 pages. Entre le dernier trimestre 1999 et le dernier trimestre 2005, le Smic horaire a progressé de 29,3 %. Les salariés rémunérés jusqu’à 1,4 Smic ont bénéficié de façon importante des augmentations du Smic. Le salaire mensuel de base des ouvriers a crû de 17,4 %, celui de l’ensemble des salariés de 15,9 %. Au cours de ces six années, le pouvoir d’achat du Smic horaire a progressé de 16,5 %. Celui du salaire mensuel de base a crû plus rapidement pour les ouvriers que pour l’ensemble des salariés : respectivement 5,8 % et 4,4 %.

(06/2006) Situation sur le marché du travail et la pauvreté monétaire, N. Laïb, Drees, Paris, études et résultats, n° 499, juin 2006, 8 pages. La situation des personnes vis-à-vis de l’emploi est un élément déterminant de leur niveau de vie, mais, en raison de la diversité des configurations familiales et du jeu des transferts sociaux, les liens entre positions sur le marché du travail et situation économique des ménages sont complexes. La correspondance entre chômage ou faibles rémunérations et pauvreté n’est en effet pas automatique : si les premiers se réfèrent à l’activité individuelle, la pauvreté renvoie à l’insuffisance des ressources du ménage, qui peut comprendre d’autres apporteurs de ressources, des enfants et bénéficier de prestations sociales.

(2005) Impact des choix de société sur la dynamique de la pauvreté, R. de Blander et I. Nicaise, Service Public Fédéral de Sécurité Sociale, Bruxelles, Revue belge de sécurité sociale, n° 4/2005, pp. 663-700. Les auteurs élaborent un modèle de simulation dynamique évaluant les effets à court et à long terme des choix politiques sur le phénomène de la pauvreté. Trois stratégies de lutte contre la pauvreté sont évaluées : une protection minimale garantie grâce au revenu d’intégration (cf. Etat-providence), un programme d’activation (Etat social actif) et, enfin, la politique favorisant des qualifications de base auprès de certains groupes cibles (société de la connaissance). Alors que la première stratégie augmente les risques de pauvreté à terme, la deuxième exerce un effet puissant, mais plutôt temporaire, alors que la dernière débouche sur un effet moyen, mais persistant.


 

 

L'Europe sociale après la stratégie de Lisbonne

(7/2006) Lisbon five years later : What future for European employment and growth ?, C. A. Pissarides, Centre for Economic Performance, London, CEP occasional paper, n° 20, juillet 2006, 20 pages. Pour l’auteur, il est désormais évident que les objectifs fixés dans la stratégie de Lisbonne ne seront pas atteints. Pour améliorer leur performance en matière d’emploi, les pays européens doivent se concentrer sur les secteurs les moins productifs et à forte demande en main-d’oeuvre.

(6/2006) Inequality of personal income in the enlarged EU : The role of welfare states, regional cohesion policies and economic integration, O. Hoffmeister, Luxembourg Income Study, Luxembourg, LIS working paper, n° 440, juin 2006, 33 pages. L’auteur évalue la distribution de l’inégalité de revenu dans l’Union européenne, d’abord entre les pays, où il évalue l’écart entre l’Est et l’Ouest, et à l’intérieur des pays, où il observe une convergence entre les états membres. À ce titre, l’inégalité serait en croissance dans les pays scandinaves et en décroissance dans les pays libéraux et méditéranéens. En Europe centrale, la croissance des inégalités observée au cours des dernières années semble s’être arrêtée.
(7/2006) La stratégie de Lisbonne contribue-t-elle à l'inclusion sociale ? Dossier "Emploi", EAPN, Bruxelles, Nouvelles du réseau, n° 119, juillet-août 2006, 8 pages. Les 72 millions de personnes en situation de pauvreté, les 18 millions de sans-emploi et les 14 millions de travailleurs pauvres dans l’UE posent tous la même question: la Stratégie révisée de Lisbonne mène-t-elle à des politiques de l’emploi favorables à ces populations? Dans ce numéro, EAPN demande à l’UE et aux Etats membres de donner une nouvelle orientation aux stratégies européennes pour l’emploi, avant qu’il ne soit trop tard. Cette stratégie doit reconnaître l’importance d’un niveau approprié de revenu minimum, capable de garantir une vie dans la dignité; le caractère impératif d’un accès à une santé de qualité, à l’enseignement, à la formation, au transport, aux services de logement, etc.; l’impérieuse nécessité de parcours intégrés vers l’emploi et l’inclusion; l’importance d’emplois décents car les personnes dans l’insécurité ont besoin d’emplois sécurisés, et non pas de contrats flexibles.

 

 

États-Unis: sortir les travailleurs de la pauvreté

(7/2006) From poverty, opportunity : Putting the market to work for lower income families, M. Fellowes, The Brookings Institution, Washington, juillet 2006, 80 pages. Ce rapport analyse les données tirées de 12 régions métropolitaines importantes aux Etats-Unis et constate que les familles pauvres ont tendance à payer davantage pour une série de services : hypothèques, prêts automobiles, services financiers, etc. L’auteur propose de réduire le coût de la vie chez les familles pauvres, de manière à favoriser l’épargne.

(05/2006) A profile of the working poor, 2004, US Department of Labor, Bureau of Labor Statistics, Washington, Report, n° 994, mai 2006, 14 pages. En 2004, 37 millions d'Américains, soit 12,7%, vivaient sous le seuil officiel de pauvreté. Parmi ceux-ci 7,8 millions étaient des travailleurs pauvresappartiennent, ayant travaillé plus de la moitié de l'année. Aux États-Unis, 5,6% de tous les travailleurs à cette catégorie.

(7/2006) Together, state minimum wages and state earned income tax credits make work pay, J. A. Levitis et N. Johnson, Center on Budget and Policy Priorities, Washington, juillet 2006, 11 pages. Depuis 1997, les politiques fédérales visant à aider les familles à faible revenu n’ont pas tenu compte de l’inflation, c’est le cas notamment du salaire minimum et du Earned Income Tax Credit (EITC). L’auteur montre comment cela affecte le coût de la vie des travailleurs à faible rvenu.

Europe: L'impact des politiques sociales sur les travailleurs pauvres

(5/2006) Working poor in Western Europe : What is the influence of the welfare state and labour market institutions ?, H. Lohmann, 2006 Conference for Europanel Users Network (EPUNet), 8-9 mai 2006, Barcelone, 30 pages. L’auteur s’intéresse à la présence des travailleurs à faible revenu en Europe. Les variables principales qu’il invoque pour expliquer la différence entre les pays sont l’organisation du marché du travail et le système de protection sociale.

(2005) Welfare States, Social Structure and the Dynamics of Poverty Rates. A comparative study of 16 countries, 1980-2000, Olof Bäckman, Institutet för Framtidsstudier, 2005, 32 pages. Cet article a deux objectifs: 1) expliquer comment la variation spatio-temporelle des taux de pauvreté est déterminée par des données socio-économiques comme le taux de chômage, la participation des femmes au marché du travail, la structure des systèmes d’assurance-chômage, et 2) rejeter l’hypothèse de convergence des taux de pauvreté entre les différents États-providence au cours des dernières décennies.

 

 

Rapport du Census bureau:
L'économie croît, mais la pauvreté demeure


Washington Post

(9/2006) Income, Poverty, and Health Insurance Coverage in the United States: 2005, Census Bureau, septembre 2006, 86 pages. Le rapport du Census Bureau sur la pauvreté indique que le revenu médian des ménages a augmenté légèrement aux États-Unis en 2005, alors le taux de pauvreté est demeuré inchangé. En 2005, le nombre d'Américains sans assurance-santé a également atteint un niveau record, avec 46,6 de personnes, soit 15,9% de la population américaine, comparativement à 14,6% en 2001.

Une lecture de gauche...

(9/2006) Poverty Remains Higher, and Non-Elderly is Lower, then when Recession Hit Bottom. Poor Performance Unprecedented for Four-Year Recovery Period, Arloc Sherman et Robert Greenstein, Center on Budget and Policy Priorities, 1 septembre 2006. Les auteurs analysent les données du rapport du Census Bureau sur la pauvreté, le revenu des ménages et l'assurance-santé. Selon les auteurs, cette situation est inhabituelle étant donné que les États-Unis ont connu quatre ans de croissance continue.

...et de droite

(9/2006) Why Poverty Doesn't Rate Print Mail, Nicholas Eberstadt, American Enterprise Institute, 15 septembre 2006. L'auteur critique les statistiques sur la pauvreté produites par le Census Bureau. Il soutient qu'elles ne tiennent pas compte de l'évolution de la qualité de vie des Américains et de l'instabilité des revenus des ménages, qui peuvent se retrouver sous le seuil de pauvreté de manière temporaire.

 

 

États-Unis: l'impact des comptes d'épargne santé

(7/2006) Health Savings Accounts: Riding a Dead Horse, Health Policy Wire, Progressive Policy Institute, 13 juillet 2006. Trois ans après la création des Health Savings Accounts, de nombreuses données commencent à montrer leur impact. Or, celui-ci semble être limité et sera sans doute insuffisant pour empêcher les coûts de santé de gruger une part toujours plus grande du revenu des familles américaines.

(7/2006) How Much More Cost-Sharing Will Health Savings Accounts Bring? Dahlia K. Remler et Sherry A. Glied, Health Affairs, juillet/août 2006. Les défenseurs des Health Savings Accounts (Comptes d’épargne santé) soutiennent qu’ils contribuent à réduire les dépenses en santé. Or, leur effet dépend des régimes d’assurance qu’ils remplacent. Les auteurs calculent que leur effet n’améliorera pas la situation pour la plupart des groupes qui y investissent.

Combien coûte l'assurance-santé aux États-Unis?

(2006) Medical Index 2006, Milliman, 8 pages. Combien dépensera la famille américaine moyenne en soin de santé en 2006? 13 382$, soit une hausse de 9,6% par rapport à l’année précédente. Le coût des soins de santé a augmenté en moyenne de 9,7% au cours des cinq dernières années aux Etats-Unis.

(4/2006) Massachusetts Raises the Bar for Health Care Reform, David B. Kendall, Progressive Policy Institute, 17 avril 2006. Le Massachussetts est le premier État américain à adopter une loi qui permettra d'offrir une assurance-santé à pratiquement tous ses résidents. Le gouvernement de l'État s'engage à rendre l'assurance abordable et accessible pour tous les citoyens, mais ces derniers conservent la responsabilité de souscrire à un régime d'assurance. Les employeurs continueront d'offrir leur couverture traditionnelle.

 

 

Faut-il subventionner les emplois à temps partiel?

(7/2006) Faut-il subventionner les emplois à temps partiel ?, A. Parmentier, Université catholique de Louvain, Louvain, Document de travail, n° 34, juillet 2006, 34 pages. Cet article montre que dans le cadre d’un modèle d’appariement, la coexistence d’emplois de temps de travail différents peut s’expliquer par des intensités capitalistiques propres à certaines activités. Les firmes sont censées financer seules le capital nécessaire à la production si bien qu’un phénomène de hold up lié aux négociations salariales apparaît. Lorsque la prospection d’emploi des travailleurs (homogènes ex ante) n’est pas dirigée, ce phénomène engendre du travail à temps partiel contraint. En outre, la proportion d’emplois à temps partiel et le nombre d’emplois total socialement efficaces sont incompatibles à l’équilibre de laissez faire. Aussi, taxer plus lourdement (ou subventionner moins fortement) les emplois à temps partiel relativement aux emplois à temps complet permet d’améliorer l’efficacité économique. Ces résultats ont d’autant plus de chances d’être vérifiés que les biens produits sur des postes caractérisés par des temps de travail différents sont complémentaires et ils sont généralement préservés lorsque l’hypothèse de parfaite spécificité du capital est levée.

 

 

Plans sociaux: les directions prennent-elles leur responsabilité?

(7/2006) Plans sociaux : des directions qui réchignent à engager leur responsabilité, Rodolphe Helderlé, Novethic, 10 juillet 2006. Les directions des entreprises qui mettent en place des PSE (Plan de Sauvegarde des Emplois) ont encore trop tendance à se décharger de leurs responsabilités sociales sur les prestataires que sont les cabinets de reclassement. Les services publics de l’emploi (ANPE, Assedic) et les acteurs de la formation (AFPA) ne sont également pas suffisamment impliqués. Une approche concertée permet pourtant d’améliorer les taux de reclassement. C’est le principal constat d’une étude de l’IRES et du cabinet AE DEX conduite pour le compte de la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP).

(11/2005) Privé – Public : une analyse des cellules de reclassement par l’examen des jeux d’acteurs, Frédéric Bruggeman, Dominique Paucard, (AE.DEX) Carole Tuchszirer (IRES), étude réalisée pour la DGEFP, Document de travail N° 05.03, novembre 2005, 138 pages. L'étude, initiée à la demande de la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP), vise à mieux appréhender la contribution des cellules de reclassement au processus de reclassement collectif des salariés licenciés pour motif économique.

(7/2006) Les plans de sauvegarde de l'emploi : Accompagner les salariés licenciés sans garantie d'un retour vers l'emploi stable, M. Bobbio, Ministère de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, Dares, Paris, Premières synthèses, n° 28-2, juillet 2006, 8 pages. Les entreprises sont souvent en dépôt de bilan lorsqu’un plan de sauvegarde de l’emploi est élaboré. Les représentants du personnel et l’administration mobilisent assez peu les procédures à leur disposition, qu’il s’agisse de recours à des experts pour les premiers ou d’observations écrites pour les seconds. Désormais, les plans de sauvegarde prévoient dans la plupart des cas une cellule de reclassement pour accompagner les salariés, même si ce dispositif ne permet pas un retour important vers l’emploi : seule une minorité de salariés retrouve un emploi stable. Dans certains cas, les entreprises assument entièrement la charge financière du plan de sauvegarde de l’emploi. Dans d’autres, l’État se substitue aux entreprises défaillantes pour mettre en place les mesures du plan. Il existe enfin des plans dont les mesures sont financées conjointement par l’entreprise et les fonds publics.

 

 

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Le site PolitiquesSociales.net offre aux professeur(e)s, chercheur(e)s, étudiant(e)s, membres d'ONG, journalistes et à tous ceux et celles qui s'intéressent aux politiques sociales un accès facile, direct, gratuit et permanent aux documents touchant bon nombre de politiques sociales en Amérique du Nord, dans l'Union européenne et dans les principaux pays d'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Sud.

Le site est produit par le Centre de recherche sur les politiques et le développement social, CPDS, de Montréal.

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De plus, des notes synthèses par pays et par thèmes sont offertes pour présenter un résumé et une mise à jour de l'état de la situation, avec les dernières données disponibles.

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Le Hi-Tech responsable

(9/2006) Quels sont les produits « Hi-Tech Responsables »? Véronique Smée, Novethic, 4 septembre 2006. Alors que la directive sur le traitement des déchets électroniques entre progressivement en vigueur, Greenpeace publie un "guide pour une hi-tech responsable", qui classe les entreprises en fonction de l'emploi de substances chimiques dangereuses et de leurs pratiques de recyclage des déchets électroniques. En tête du classement, on trouve Nokia et Dell, les deux entreprises offrant les produits moins toxiques. Pour consulter le Guide de Greenpeace.

L'implication des entreprises privées dans l'après-conflit

(3/2006) Private sector development in reintegration and reconstruction programmes, A framework for private sector promotion in post-conflict environments, MacDonald, M.H. / Deutsche Gessellschaft fur Technische Zusammenarbeit (GTZ), mars 2006, 44 pages. Cet article développe un cadre pour promouvoir le développement du secteur privé dans les périodes d'après-conflits. L'auteur examine les outils dont dispose le secteur privé pour contribuer au développement dans ces situations sensibles.

Allemagne : Le guide de la responsabilité sociale des entreprises

(2006) Corporate social responsibility: an introduction from the environmental perspective. An introductory guide to CSR, S. Braun, T. Loew, Bundesministerium für Umwelt, Naturschutz und Reaktorsicherheit (BMU), 2006. Ce document du Ministère allemand de l'environnement plaide en faveur d'une interprétation plus large de la responsabilité sociale auprès des entreprises allemandes. Le document fait le point sur les stratégies concrètes déjà utilisées par les entreprises dans ce domaine.

 

 

Mondialisation

 

Les travailleurs à la pièce en Chine

(6/2006) Piece by piece: how the overtime pay of piece-rate workers in China is falling short, Verité, 2006, 16 pages. Cette note porte sur le problème du sous-paiement des travailleurs à la pièce en Chine. L'auteur soutient que ces travailleurs sont souvent payés 13 à 15% moins que ce qu'ils devraient, notamment pour ce qui est du travail accompli pendant les heures supplémentaires.

 

 

Royaume-Uni: le livre blanc du développement

(7/2006) Eliminating world poverty: making governance work for the poor, Department for International Development, 13 juillet 2006. Le livre blanc met de l’avant les objectifs du gouvernement britannique en matière de lutte contre la pauvreté à l’échelle internationale pour les cinq prochaines années. Le gouvernement s’engage à augmenter les dépenses en développement à 0,7% du PIB britannique d’ici 2013. La nouvelle politique met l’accent sur l’importance de promouvoir la gouvernance et le développement de la protection sociale dans les pays les plus pauvres.

 

Débats

Suède: l'État-providence dans une perspective historique

(2005) Social Democracy Lost - The Social Democratic Party in Sweden and the Politics of Pension Reform, 1978-1998, Urban Lundberg, Institutet för Framtidsstudier; 2005:1, 44 pages. L’auteur examine l’élaboration de la réforme des retraites à l’intérieur du Parti Social-démocrate suédois au cours des années 1990. Il contraste la réforme mise en place avec les intentions qui ont mené à l’établissement du système de retraite dans les années 1950 et qui avait joué un rôle central dans la définition de l’identité politique des sociaux-démocrates.

(2005) Income Inequality and Growth: a Panel Study of Swedish Counties 1960-2000, Ruth-Aïda Nahum, Institutet för Framtidsstudier, 2005, 43 pages. L’article analyse la relation entre l’inégalité et la croissance en utilisant des données sur les circonscriptions en Suède allant de 1960 à 2000. L’auteur affirme qu’il existe un effet positif de l’inégalité sur la croissance, mais que celle-ci diminue avec la longueur de la période étudiée.

La concertation des sociaux-démocrates nordiques...

(2005) A Leap in the Dark From a Large Actor to a Large Approach: The Joint Committee of the Nordic Social Democratic Labour Movement and the Crisis of the Nordic Model, Urban Lundberg, Institutet för Framtidsstudier; 2005:14, 34 pages. L’article examine les efforts des partis socio-démocrates nordiques pour répondre aux pressions sur leur modèle d’État-providence à travers le Comité conjoint des mouvements social-démocrates nordiques (SAMAK). Si les différents partis font bien sûr face à des dynamiques nationales bien distinctes et y répondent de manières diverses, le SAMAK représente néanmoins le dénominateur commun de la sociale-démocrate nordique.

L'implication des employeurs dans le modèle suédois

(2005) The Employers in the Swedish Model: The Importance of Labour Market Competition and Organisation, Torbjörn Lundqvist, Institutet för Framtidsstudier, 2005, 23 pages. L’auteur étudie le rôle de l’Association des employeurs du commerce du metal (VF), l’organisation la plus importante à l’intérieur du patronat suédois (SAF), dans l’apparition, le développement et finalement la disparition du système suédois de négociation centralisée. L’auteur démontre comment, vers la fin des années 1970, la collaboration locale est devenue pour les employeurs une manière plus efficace d’organiser le travail, mettant fin à une institution qui avait été caractéristique du modèle suédois.


 

 

Ce que la gauche française peut retenir du New Labour,
selon Giddens


Anthony Giddens à la
London School of Economics

Ce que la gauche francaise peut retenir du New Labour, Anthony Giddens, Telos-eu, 11 septembre 2006. Tony Blair chancelle. Avant un an, il aura quitté le pouvoir, et les derniers sondages placent les travaillistes derrière l'opposition conservatrice. Dans ces conditions, quelles leçons la gauche française pourrait-elle tirer des politiques menées par son gouvernement ? Selon Giddens, il y en a beaucoup. Sous Tony Blair, la gauche a gagné trois élections successives. Elle est restée plus longtemps au pouvoir qu'aucune de ses homologues européennes, à l'exception des Suédois. Blair semble devoir achever son mandat avec une popularité en berne, mais à moins que le parti ne s'abandonne à ses dissensions internes, il pourrait très bien remporter à nouveau les élections avec un nouveau chef.

Le libéralisme et la gauche: l'exception française

(6/2006) Pourquoi le libre-échange ne "passe pas", Augustin Landier et David Thesmar, Telos-EU, juin 2006. Le mercredi 7 juin, le Bureau national du Parti Socialiste votait à l’unanimité un projet fixant les grandes lignes d’un programme de croissance pour les années à venir. Dénonçant une « dégradation générale de la condition salariale » induite par le capitalisme financier et la concurrence internationale, ce texte propose de créer une politique de prévention des délocalisations, basée à l’échelle Nationale sur la répression des « patrons voyous » et au niveau Européen sur un « renforcement du tarif extérieur commun » pour « protéger l’industrie européenne ». Ces mesures de nature protectionniste répondent à un sentiment généralisé dans le pays : la peur de la mondialisation. Selon un sondage récent, 52% des français jugent que la mondialisation est plutôt une « mauvaise chose », contre seulement 35% d'opinions favorables.

 

 

Europe - États-Unis : comparer les inégalités,
la criminalité et le temps de travail

(7/2006) U.S. Behind Europe In Employment Rates For Disadvantaged, Income Mobility, Health and Crime, John Schmitt et Ben Zipperer, Center for Economic and Policy Research, juillet 2006, 30 pages. Cet article parcourt de nombreux indicateurs d’exclusion sociale et compare la performance des Etats-Unis et de l’Europe. Ils soutiennent qu’en matière d’inégalité, de pauvreté, de santé, d’éducation et de criminalité, les Etats-Unis ont des résultats décevant par rapport aux États européens. Ces mauvais résultats s’étendent également à l’intégration des groupes désavantagés à l’emploi et à la mobilité économique.

(8/2006) The Distribution of Total Work in the EU and US, Michael C. Burda, Daniel S. Hamermesh, Philippe Weil, IZA DP No. 2270, août 2006, 84 pages. Les auteurs utilisent des données des Pays-Bas, de l’Allemagne, de l’Italie et des Etats-Unis, allant de 1985 à 2003, pour démontrer que les Américains travaillent davantage que les Européens : 1) sur le marché du travail, 2) à la maison et 3) lors de moments inhabituels et le weekend. Ils concluent que les différences transatlantiques peuvent être attribuées à l’existence de normes sociales et de structures différentes des externalités.

 

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