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octobre 2006 / Numéro 38

  Sommaire
Dossiers
Dix ans plus tard, la réforme de l'aide sociale aux États-Unis
Promouvoir l'emploi ou... l'emploi de qualité?

La performance du marché du travail en France

France: l'orientation des chômeurs et l'insertion en emploi
Pays nordiques: les programmes de formation
masquent-ils les vrais chiffres du chômage?
À qui profite la carte scolaire?

L'Allemagne se penche sur le maintien
en emploi des plus de cinquante ans

Le baromètre des finances solidaires 2006

Mondialisation

Le beurre et l'argent du beurre,
comment les multinationales échappent à la redistribution?

Débats
Les Québécois travaillent-ils assez?

Vit-on mieux en France ou aux États-Unis?

Le premier mandat de Lula, un bilan

Dossiers

Dix ans plus tard : la réforme de l'aide sociale aux États-Unis

(06/2006) A decade of welfare reform : Facts and figures, The Urban Institute, Washington, juin 2006, 6 pages. En 1996, une réforme promettait de mettre fin à l’aide sociale sous sa forme traditionnelle. 10 ans plus tard, l’heure est au bilan. Les auteurs reprennent les principales données permettant de mesurer l’impact de la réforme de l’aide sociale. D’une part, il y a eu une réduction du nombre d’Américains éligibles. D’autre part, la participation à l’emploi s’est élevée considérablement. Si la réforme de l’aide a permis d’augmenter les revenus des familles les plus pauvres, elle n’a pas réussi à réduire les inégalités importantes et la précarité dans laquelle se trouvent de nombreuses familles américaines.

Les think tanks tracent leur bilan de la réforme

(07/2006) Getting on, staying on and getting off welfare : The complexity of state-by-state policy choices, G. Rowe et L. Giannarelli, The Urban Institute, Washington, juillet 2006, 8 pages. Les discussions sur l’aide sociale aux Etats-Unis ont tendance à se perdre en généralité. Selon les auteurs, il faut souligner à quel point les réformes supplémentaires introduites par les États ont complexifié la situation. Description de cette situation extrêmement diversifiée.


(07/2006) The outcomes of 1996 welfare reform, R Haskings, The Brookings Institution, Washington, Testimony, House Ways and Means Committee, juillet 2006, 12 pages. L’auteur trace le bilan de la réforme de l’aide sociale aux Etats-Unis dix ans après sa mise en place. Il souligne ses bons côtés, notamment sur le plan du soutien à l’emploi, mais aussi ses limites, pour ce qui est de la lutte contre la pauvreté.

(08/2006) TANF at 10 : Program results are more mixed than often understood, S. Parrott et A. Sherman, Center on Budget and Policy Priorities, Washington, août 2006, 16 pages. Si la réforme de l’aide a permis une plus grande participation au travail chez certaines catégories de sans-emploi et une réduction du nombre de bénéficiaires, elle a également, selon l’auteur, laissé un nombre important de familles dans une situation socio-économique défavorable.

(8/2006) Welfare Reform Turns Ten: Evidence Shows Reduced Dependence, Poverty, Christine Kim et Robert Rector, Heritage Foundation, août 2006. Selon les auteurs, la réforme de l'aide sociale depuis 1996 a été globalement un succès dans les trois domaines qu'elle se proposait de transformer. Elle a ainsi permis 1) la réduction de la dépendance à l'aide sociale par l'augmentation de la participation au travail, 2) la réduction de la pauvreté infantile et 3) le renforcement du mariage et la réduction du nombre de grossesses adolescentes.

(08/2006) Looking forward, looking back : Reflections on the 10th Anniversary of welfare reform, N. K. Cauthen, National Center for Children in Poverty, New York, août 2006, 4 pages. L’auteur insiste sur le chemin qu’il reste à parcourir en matière d’aide sociale aux Etats-Unis. Elle insiste sur le fait que plusieurs travailleurs demeurent pauvres et que la réforme n’a pas permis de résoudre les problèmes de pauvreté infantile.

 

 

Promouvoir l'emploi ou... l'emploi de qualité?

(2006) Le CDD : Un tremplin vers le CDI dans deux tiers des cas...mais pas pour tous, B. Junod, Dares, Paris, Document d'études, n° 117, 2006, 32 pages. De profondes mutations dans le marché du travail ont abouti à la flexibilité et au développement de nouvelles formes d’emploi : moins d’emplois stables (CDI) et plus d’insécurité. Le besoin croissant de flexibilité des entreprises s’est traduit par le développement des formes d’emplois dits « précaires » tels que le CDD, l’intérim ou les emplois aidés, ainsi que par l’externalisation d’activités via la sous-traitance ou le recours à des travailleurs indépendants. Entre 1985 et 2000, en France, le taux de recours à l’emploi temporaire a augmenté de 10 points, passant de 4,5% à 14,5%, selon l’OCDE.

(7/2006) Mesurer et analyser la qualité de l’emploi, Pierre Ralle, Connaissance de l'emploi, n° 32, juillet 2006, 4 pages. La « qualité de l’emploi » est une notion que l’on peut assez spontanément définir à partir de nombreux critères : rémunération, conditions de travail, statut, etc. Mais comment la mesurer et l’analyser plus précisément ? C’est l’objet de l’ouvrage La qualité de l’emploi que les chercheurs du CEE viennent de publier aux éditions de La Découverte. Les résultats obtenus illustrent la position intermédiaire de la France en Europe et révèlent que la qualité de l’emploi se serait améliorée dans ce pays en moyenne période.

Reconnaître la pénibilité au travail

(06/2006) Pénibilité au travail, entre reconnaissance et réparation, Rodolphe Helderlé, novethic.fr, 15 juin 2006. Des négociations interprofessionnelles se déroulent depuis 15 mois sur les modalités de la reconnaissance de la pénibilité au travail. Si les partenaires sociaux sont d’accord sur une définition de la pénibilité, il en va tout autrement de la question de la réparation. Le patronat refuse de financer un dispositif qui se traduirait par des départs anticipés à la retraite. L’Etat ne tient pas non plus à s’engager. Il appartiendrait donc aux salariés de financer leurs départs anticipés. Inacceptable pour la plupart des organisations syndicales.


(07/2006) Monitoring employment quality in Europe: European employment strategy indicators and beyond, L. Davoine et C. Erhel, Centre d'Etudes de l'Emploi, Noisy-le-Grand, Document de travail, n° 66, juillet 2006, 28 pages. Depuis 2002, dans le cadre de la stratégie européenne pour l’emploi, l’Union a défini une série d’indicateurs destinés à analyser la qualité de l’emploi. Ce document s’interroge sur de tels indicateurs et sur leur application. Il montre, d’un point de vue théorique, que le concept de qualité de l’emploi inclut plusieurs dimensions qui pourraient être déterminées par les institutions nationales, en particulier les relations professionnelles et les systèmes de protection sociale ou plus généralement les régimes capitalistiques. Il réalise, sur la base des indicateurs européens et de variables complémentaires, une analyse comparative de la qualité de l’emploi qui confirme l’existence de plusieurs modèles en Europe : un modèle nordique, un modèle libéral, un modèle continental et un modèle méditerranéen.

 

 

La performance du marché du travail en France


La Maison des Sciences Économiques

(2006) Gains de productivité et contrôle de la recherche d'emploi, S. Tanguy, Maisons des Sciences économiques, Paris, Cahiers, n° 28, 2006, 33 pages. Cet article analyse l'efficacité d'un système de contrôle des refus d'offres d'emploi. Un tel système conduit les chômeurs à réduire leurs exigences salariales ce qui se traduit par une baisse des salaires et par suite du taux de chômage. Cet article montre qu'une hausse des allocations chômage peut réduire le chômage si la pénalité imposée en cas de refus d'emploi correspond à une suppression des allocations chômage. Toutefois une trop forte modération salariale peut être problématique. Ce système incite en effet les travailleurs à accepter rapidement des emplois peu productifs. Il en découle une baisse de la productivité moyenne. Finalement, ce qui est gagné sur le plan quantitatif est perdu sur le plan qualitatif.

Les Français pourraient-ils travailler plus?

(07/2006) Améliorer la performance du marché du travail en France, S. Jamet, OCDE, Paris, Document de travail du département des affaires économiques, n° 504, juillet 2006, 56 pages. Avec un chômage élevé, une participation faible de certains groupes comme les travailleurs peu qualifiés et les travailleurs âgés, et un nombre d'heures travaillées relativement bas, la France est loin d'utiliser pleinement son potentiel d'emploi. Une amélioration de la situation sur le marché du travail permettrait d'élever le niveau de vie et la croissance potentielle, mais aussi de réduire l'exclusion sociale et d'assouplir les pressions sur les dépenses publiques. Ce document étudie les différentes caractéristiques structurelles du marché du travail français qui peuvent expliquer la faible utilisation du potentiel d'emploi. Il met en évidence la nécessité dune réforme globale du marché du travail visant à : i) déplacer le poids de la protection sociale qui pèse actuellement sur les entreprises en assouplissant et en rationalisant la législation sur la protection de l'emploi, ii) éliminer les incitations aux retraits prématurés du marché du travail, iii) donner aux employés et aux employeurs plus de liberté dans la négociation du temps de travail, iv) améliorer l'efficacité des services de placement vers l'emploi.

Retour historique sur l'émergence des politiques de l'emploi

(07/2006) L’émergence des politiques de l’emploi (1945-1973), J. Freyssinet, Centre d'Etudes de l'Emploi, Noisy-le-Grand, Document de travail, n° 65, juillet 2006, 38 pages. La période 1945-1973 voit l’émergence, en France, des politiques de l’emploi qui se substituent progressivement aux traditionnelles politiques de la main-d’oeuvre. Dans un contexte où la responsabilité du plein emploi relève des politiques macroéconomiques, la politique de l’emploi doit, dans un premier temps, réduire les pénuries quantitatives et qualitatives de main-d’oeuvre qui seraient un obstacle à la croissance et à la productivité. L’accélération des restructurations conduit, dans un deuxième temps, à donner la priorité à la gestion des reconversions et au développement du Service public de l’emploi (SPE).

 

 

France : l'orientation des chômeurs et l'insertion en emploi

(09/2006) Service public de l’emploi : peut mieux faire, Laurent Jeanneau, Alternatives économique, n° 250, septembre 2006. La France se met à l’heure du suivi personnalisé des demandeurs d’emploi. Une façon de les aider à sortir du chômage, mais aussi de les contrôler. Chômer est en passe de devenir une activité à plein temps. Inscription aux Assedic, entretien personnalisé à l’ANPE, suivi mensuel, participation à divers ateliers et autres bilans de compétences. Cette logique répond au nouveau credo de l’ANPE et de l’Unedic : l’«accompagnement personnalisé des chômeurs». L’objectif est de responsabiliser le chômeur. Et la mission du service public de l’emploi est de l’accompagner dans son cheminement, afin qu’il retrouve un emploi le plus rapidement possible.

Rapport d'enquête sur les chantiers d'insertion

05/2006) Rapport d'enquête sur les ateliers et chantiers d'insertion, V. Hespel et alii, Inspection générale des affaires sociales, La Documentation française, Paris, mai 2006, 64 pages. Les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) sont des structures d’insertion par l’économique qui contribuent à la réinsertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi. Les ACI représentent 2300 structures, employant 32 300 salariés en insertion. Ce rapport évalue leur situation économique et l’impact des dispositions du plan de cohésion sociale sur leur fonctionnement.

Les moins qualifiés sont les plus difficiles à former

(07/2006) L’orientation des chômeurs vers la formation de 2002 à 2004 : plus de propositions pour les moins qualifiés, moins de formations à l’arrivée, A. Fleuret, Dares, Paris, Premières synthèses, n° 29.2, juillet 2006, 6 pages. Le projet d’action personnalisé (PAP) est proposé à tous les demandeurs d’emploi depuis juillet 2001. Il vise à prévenir le chômage de longue durée par un suivi individualisé. Les personnes encore au chômage au bout de six mois bénéficient d’un « entretien d’actualisation » dit PAP02. L’auteur constate que les chômeurs peu qualifiés se forment moins, alors même que les conseillers de l’ANPE les orientent davantage vers la formation. À l’origine de ce paradoxe, se trouvent les difficultés pour réorganiser sa vie familiale et personnelle ou pour trouver un financement, ainsi qu’une moindre motivation.

 

 

Pays nordiques: les programmes de formation
masquent-ils les vrais chiffres du chômage?

(9/2006) Sweden 'should change jobless counting method', Paul O'Mahoney, The Local, 20 septembre 2006.

L’arrivée au pouvoir en Suède d’une coalition de droite pourrait signifier une modification importante des statistiques sur le chômage. Depuis plusieurs années, des voix dénoncent le fait que les politiques d’intégration à l’emploi et les retraites anticipées réduisent de manière artificielle le taux de chômage.

La formation professionnelle et la durée du chômage

(9/2006) Swedish Labor Market Training and the Duration of Unemployment, Katarina Richardson et Gerard J. van den Berg, IZA DP No. 2314, septembre 2006, 47 pages. En Suède, le programme de formation professionnelle se trouve au centre de la politique du travail. Les auteurs évaluent la transition à l’emploi à la sortie du programme. Ils soutiennent qu’il existe un effet positif important à la sortie du programme, mais qui diminue rapidement après quelques semaines. L’efficacité du programme pourrait être améliorée si la durée de formation était plus courte, mais le soutien à la recherche d’emploi à la sortie amélioré.

La formation continue des adultes au Danemark

(7/2006) Danemark. La formation continue des adultes, instrument de politique d'emploi et enjeu des négocations collectives, Christèle Meilland, Chronique de l’IRES, juillet 2006, 7 pages. Réformé de nombreuses fois, le système de formation des adultes au Danemark fait à nouveau l’objet d’un large débat. Il est au centre d’un rapport remis au Premier ministre en mars 2006. Fruit du travail d’un comité officiel composé de représentants du ministre et des organisations patronales et syndicales, il débouche sur une série de conclusions et de recommandations à propos des mesures mises en place au Danemark dans le champ de la formation continue des adultes. Loin de remettre en cause le bien-fondé ou la nécessité d’un tel système, il traduit une réflexion sur son avenir en particulier sur l’évolution de son statut et de son financement.

(7/2002) Adult Learning in Denmark, Ministère de l'Éducation danois, juillet 2002. Fiche détaillée présentant le système danois de formation continue des adultes.

 

 

À qui profite la carte scolaire?

(9/2006) Assouplir la carte scolaire profiterait aux plus favorisés, Louis Maurin, Observatoire des inégalités, 13 septembre 2006. L’assouplissement de la carte scolaire renforcerait les inégalités au profit des catégories diplômées. Ces dernières cherchent surtout à maintenir un système éducatif qui leur est très favorable. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

(à jour) Qu'est-ce que la carte scolaire? E-tud-com, Encyclopédie de l'éducation.

Pour la carte scolaire

(9/2006) Faut-il supprimer la carte scolaire ? Constance Baudry, Le Monde, 21 septembre 2006. Débat avec Faride Hamana, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves, jeudi 28 septembre 2006.

(9/2006) Pour la carte scolaire, Édito du Monde, 10 septembre 2006. Si l'aménagement consiste à accorder aux parents un plus grand choix d'établissements scolaires pour leurs enfants, le risque est que les plus aisés et les plus avertis en profitent et que les inégalités se creusent davantage encore. En revanche, une redéfinition des secteurs scolaires peut favoriser une mixité sociale plus grande à l'école que dans les quartiers.

La critique libérale de Madelin

(9/2006) Feu la carte scolaire ! Alain Madelin, Le Figaro, 14 septembre 2006. Le député libéral explique pourquoi il se bat en faveur de l'abolition de la carte scolaire.

(9/2006) Faut-il supprimer la carte scolaire? Delphine Saubaber et Anne Vidalie, 19 septembre 2006. Nicolas Sarkozy veut l'abolir, Ségolène Royal, l'assouplir. Beaucoup d'enseignants la défendent mordicus. La sectorisation des collèges et des lycées, instaurée en 1963, est-elle le dernier rempart contre la ségrégation sociale ou une entrave à la liberté de choix? Débat entre Alain Madelin et François Dubet.

La carte scolaire en Suède

(9/2006) La carte scolaire en Suède, Marine Tondelier, Sociétés nordiques, 18 septembre 2006. A l´heure où le débat en France porte sur la carte scolaire, il est intéressant de se pencher sur ce qui se passe dans les pays nordiques. En Suède, au moment des élections, des débats analogues au débat francais ont lieu entre les partis.

 

 

L'Allemagne se penche sur le maintien
en emploi des plus de cinquante ans

(9/2006) Améliorer les perspectives d'emploi des plus de 50 ans, Gouvernement fédéral allemand, 12 septembre 2006. Plus d'emplois pour les plus de cinquante ans. Le cabinet fédéral a adopté des éléments importants de l'initiative "50plus": le salaire combiné ("Kombilohn"), les subventions à l'intégration ainsi qu'un soutien accru à la formation continue. En Allemagne, seuls 45 % des 55 à 64 ans occupent aujourd'hui encore un emploi. La moitié des entreprises ne comptent aucun employé de plus de 50 ans.

L'économie allemande à l'heure des réformes

(8/2006) L'économie allemande : bilan 2005, perpectives 2006, Cansel Kiziltepe et Camille Logeay, Note du Cerfa n°35, août 2006, 31 août 2006. Après avoir présenté l'environnement macroéconomique de l'Allemagne (stagnation de la demande intérieure et hausse constante du commerce extérieur), les auteurs analysent les trois principales réformes du gouvernement : système de financement de la santé, marché du travail et hausse de la TVA. Constatant que la situation économique outre-Rhin n'est en rien stabilisée, les deux économistes concluent que «rien ne permet d'envisager que le dualisme de l'économie allemande prenne fin».

La nouvelle politique familiale allemande

(7/2006) Allemagne. Pères, femmes, enfants, migrants : changement de paradigme et résistances, Adelheid Hege, Chronique Internationale de l’IRES, juillet 2006, 11 pages. Longtemps déconsidérée, la politique familiale a été promue au rang d’enjeu sociétal majeur durant le premier semestre 2006. La grande coalition affiche sa volonté de changer radicalement de perspective en ce qui concerne les modèles familiaux et l’encouragement de la natalité – et se heurte à de fortes contradictions dans ses propres rangs. L’auteur fait le point sur la nouvelle politique familiale allemande.

 

 

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Le site PolitiquesSociales.net offre aux professeur(e)s, chercheur(e)s, étudiant(e)s, membres d'ONG, journalistes et à tous ceux et celles qui s'intéressent aux politiques sociales un accès facile, direct, gratuit et permanent aux documents touchant bon nombre de politiques sociales en Amérique du Nord, dans l'Union européenne et dans les principaux pays d'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Sud.

Le site est produit par le Centre de recherche sur les politiques et le développement social, CPDS, de Montréal.

Nous répertorions les textes de lois, les énoncés de politiques, les textes de presse importants et la recherche universitaire nationale et comparée sur ces questions. Plus de 6000 liens vers des textes et des sources sont ainsi répertoriées.

De plus, des notes synthèses par pays et par thèmes sont offertes pour présenter un résumé et une mise à jour de l'état de la situation, avec les dernières données disponibles.

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Le baromètre des finances solidaires 2006

(9/2006) Baromètre des finances solidaires : nouvelle édition, La Croix, Finansol, Ipsos, 19 septembre 2006, 4 pages. En 2005, plus de 200 000 épargnants en France ont fait des placements éthiques, ce qui représente une augmentation de 54% par rapport à 2004. L’épargne salariale solidaire est le moteur principal de cette progression puisque la majorité des épargnants sont solidaires grâce à leur épargne salariale.

1000 milliards pour l'ISR en Europe

(9/2006) 1000 Milliards pour l'ISR européens, Anne-Catherine Husson-Traore, Novethic, 12 septembre 2006. Les encours ISR européens ont atteint le chiffre symbolique de 1000 milliards d’euros. C’est ce qu’annonce une étude publiée par Eurosif le 12 septembre 2006. Cette enquête, réalisée dans 9 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse) évalue la part de l’ISR à 10-15 % des encours européens globaux. La France se situe au 4eme rang et se caractérise par le dynamisme de son marché et le rôle de l’épargne salariale.

(8/2006) L'enseignement supérieur n'oublierait-il pas sa responsabilité sociale? Sylvie Touboul, Novethic, 23 août 2006. Une étude a été menée dans le Nord par l'association Alliances pour diagnostiquer comment les Universités et les Ecoles contribuent à la diffusion des enjeux de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE). Conclusion : la RSE est trop faiblement intégrée dans les enseignements, de manière inégale et souvent optionnelle, et la recherche appliquée doit être renforcée.

(8/2006) L'automobile, Thomas Sanchez, Novethic, 25 août 2006. Jouant une part très importante dans l’économie des pays développés, l’industrie automobile représente 3% du PIB en Europe, 5% des exportations et 10 millions d’emplois directs et indirects. Les responsabilités sociales et environnementales du secteur sont aussi importantes que son poids économique.

 

 

Mondialisation

Le beurre et l'argent du beurre,
comment les multinationales échappent à la redistribution

(7/2006) Le beurre et l'argent du beurre, comment les multinationales échappent à la redistribution fiscale, Confédération internationale des syndicats libres, juillet 2006, 66 pages. L 'étude met en lumière la lourde tendance mondiale à la réduction des taux d'impôt des sociétés et décrit, de façon très pédagogique, les moyens d'évitements fiscaux utilisés par les multinationales. Les auteurs abordent également la question du partage fort inégal de la valeur ajoutée entre le travail et le capital.

 

 

Débats

Les Québécois travaillent-ils assez?

(10/2006) Un plan de match. Pour retrouver ferveur et fierté, les Québécois ont besoin d’un plan d’ensemble, voire d’une vision, Lucien Bouchard, La Presse, 20 octobre 2006. Extrait de l’allocution prononcée par l’ancien premier ministre du Québec au colloque intitulé «Notre avenir : un dialogue public» organisé par l’Université McGill. Un an après la publication du manifeste Pour un Québec lucide, Lucien Bouchard considère que les Québécois souffrent toujours d'un «déni de réalité» et doivent travailler plus pour éviter la faillite collective.

Au-delà du Pathos: les vraies données sur la productivité au Québec

(2003) Le "retard" de productivité du Québec : constats et diagnostics, Robert Gagné, Simon Landry et Michel Patry, CIRANO, 2003, 66 pages. Ce rapport de recherche avait pour objet d’évaluer les composantes de l’écart de productivité entre le Québec, l’Ontario, l’ensemble du Canada et les États-Unis. Pour ce faire, la méthodologie employée a consisté à calculer un indice de croissance de la productivité totale des facteurs (PTF) – agrégé d’abord et sectoriel ensuite – à partir de données provenant de l’ensemble des industries du secteur manufacturier. À la lumière des résultats obtenus de l’analyse empirique, on constate que le retard de productivité relativement aux États-Unis au niveau agrégé n’est pas un problème spécifiquement québécois mais plutôt canadien. En effet, nos résultats font état d’un écart de productivité notable entre les États-Unis et le Canada mais négligeable entre le Québec, l’Ontario et l’ensemble du Canada.

(2/2004) La productivité du travail, Vol. 1, no. 6, février 2004, 6 pages. La productivité au Québec est plus faible que chez ses voisins ontariens et américains et les écarts se sont creusés depuis vingt ans. Cette note d’analyse fait le point sur la situation et met en lumière les principales causes du phénomène : sous-investissement en machines et équipements, déficit en capital humain et retard en matière d’innovation.

D'autres solutions?

(10/2006) Allocution de M. Alban D'Amours devant l'Association des manufacturiers et exportateurs du Québec, Caisses populaires Desjardins, 19 octobre 2006. Le Président des Caisses populaires Desjardins donne son point de vue sur le retard de productivité des Québécois. Selon lui, les Québécois doivent d'abord travailler plus longtemps et combler l'écart qui les sépare des États-Unis en terme d'innovation, d'investissement et de capital humain. Pour le communiqué de presse qui accompagne le discours.

(10/2006) "Albertaïser" le Québec, Pierre Fortin, La Presse, 19 octobre 2006. L'auteur propose de rapprocher les tarifs d’électricité du Québec du niveau moyen nord-américain pour financer le remboursement de la dette. On peut appeler cette quatrième voie la voie albertaine, puisqu’il s’agirait de construire une espèce de Heritage Fund. Il s’agirait, en quelque sorte, d’" albertaïser " le Québec.

 

 

Vit-on mieux en France ou aux États-Unis?

(9/2006) Trois modèles de bien-être, Marc Fleurbaey et Guillaume Gaulier, Telos-Eu, 18 septembre 2006. Vit-on mieux ou moins bien en France qu’aux Etats-Unis, sachant que l’on y gagne moins, que le risque de chômage y est supérieur, mais aussi qu’on y travaille moins, que l’espérance de vie y est plus élevée, que les inégalités y sont moindres ? Les comparaisons internationales de niveaux de vie qui sont souvent faites avec le Produit intérieur brut (PIB) par habitant ignorent des aspects importants du niveau de vie tels que le loisir et la santé, mais aussi la précarité, la part des consommations collectives, les perspectives à long terme.

(9/2006) Comparaisons de niveau de vie : un nouvel indicateur, Marc Fleurbaey et Guillaume Gaulier, Telos-Eu, 19 septembre 2006, 21 pages. En matière de comparaisons internationales de richesse, le PIB par habitant est l'indicateur qui retient encore le plus l'attention. Pourtant, le PIB par habitant n'est guère comparable d'un pays à l'autre. Deux pays au même niveau de PIB par habitant peuvent être très différents en matière de temps de travail, de précarité, de santé, de consommations de biens collectifs, d'inégalités et de perspectives de croissance future. Nous proposons une méthode permettant de faire des corrections sur le PIB pour tenir compte de différents éléments qui affectent le niveau de vie et qui ne sont pas enregistrés dans les statistiques de la comptabilité nation