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novembre 2006 / Numéro 39

  Sommaire
Dossiers
Europe : Les plans d'action contre la pauvreté et l'exclusion
Exclusion sociale: les États-Unis toujours derrière l'Europe

Pourquoi travaille-t-on plus en Amérique qu'en Europe?

Le salaire minimum permet aux employeurs de mieux prévoir
L'Allemagne s'attaque à sa faible natalité
Chômage: pourquoi les moins qualifiés se forment-ils moins?

Qu'est-ce qui distingue le chômage des femmes?

La communauté ISR en quête de sens

Mondialisation

Quelle charte sociale pour les Amériques?

L'état du débat sur la taxation internationale

Débats
Parti libéral du Canada: un nouveau chef pour un nouveau parti?

Pourquoi les Suédois ont-ils changé de gouvernement?

Lula II, à quoi peut-on s'attendre?

Dossiers

Europe : Les plans d'action contre la pauvreté et l'exclusion

(10/2006) Rapports nationaux sur les stratégies de la protection sociale et de l'inclusion sociale 2006-2008, Commission européenne, Emploi, Affaires sociales et Egalité des chances, Bruxelles. Les 25 États membres ont déposé leurs plans d'action nationaux de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. On y décrit l'état de la pauvreté dans chaque pays de même que le détail des mesures qui seront mises en place pour la réduire au cours de la période 2006-2008. Lors du Conseil de Lisbonne en 2000, les États européens s'étaient engagés à réduire de manière importante la pauvreté avant 2010.

(2006) Nouveaux regards sur la pauvreté. Bilan des recherches depuis 2000, S. Paugam et alii, ERIS, Equipe de Recherche sur les Inégalités Sociales, Working papers, Paris, 2006. Série de textes sur la pauvreté en France.

  • Dans quel sens peut-on parler de disqualification sociale des salariés ? Serge Paugam
  • Les nouvelles formes de précarité par rapport au logement, Pascale Dietrich
  • L’exclusion bancaire. L’absence totale de compte bancaire ? Ana Masullo
  • Concentration spatiale de la pauvreté et nouvelles fractures territoriales de la société française à l’aube du 21ème siècle, Sylvain Péchoux
  • Santé et recours au soin des populations précaires, Ana Masullo
  • Les différents liens sociaux et leurs ruptures, Serge Paugam
  • Radiographie des allocataires du RMI, Nicolas Duvoux
  • Un nouveau regard sur les sans-abri ? Marie Loison

L'hébergement des personnes sans-abri

(08/2006) L'hébergement des personnes sans-abri, A. de Fleurieu et L. Chambaud, Ministère de l'Emploi, la Cohésion sociale et du Logement, 9 août 2006, 32 pages. Ce rapport remis à Catherine Vautrin, Ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, se doit d’établir les conditions qui permettraient de parvenir à un enlèvement des tentes estimées aujourd'hui au nombre de 500 dans la ville de Paris et abritant des personnes n'ayant pu accéder à une autre forme d'hébergement.


Belgique: la pauvreté chez les étrangers

(2006) La pauvreté chez les personnes d'origine étrangère chiffrée, N. Perrin et B. van Robaeys, Fondation du Roi Baudoin, Bruxelles, 2006, 26 pages. La relation entre immigration et pauvreté n’a jamais été étudiée en Belgique : les recherches sur la pauvreté ne se sont guère intéressées aux personnes issues de l’immigration. Certes, plusieurs études ont porté sur la situation des immigrés sur le marché de l’emploi, sur les problèmes qu’ils rencontrent dans le système scolaire ou encore sur les discriminations qu’ils subissent, notamment en matière de logement. Toutefois, aucune n’a étudié la situation socioéconomique des personnes d’origine étrangère dans son ensemble, ni le risque qu’elles courent de connaître la pauvreté. Ce rapport trace un portrait complet de la situation.

 

 

Exclusion sociale : les États-Unis toujours derrière l'Europe

(07/2006) Is the U.S. a Good Model for Reducing Social Exclusion in Europe? John Schmitt and Ben Zipperer, CEPR, juillet 2006, 30 pages. Les Etats-Unis se révèlent, selon les indicateurs socio-économiques, pires que l’Europe en matière d’exclusion sociale, spécialement en ce qui concernent l’emploi des populations défavorisées et les revenus.

(06/2006) The international child poverty gap : Does demography matter ?, P. Heuveline et M. Weinshenker, Luxembourg Income Study, LIS working paper n° 441, juin 2006, 34 pages. Cette étude démontre que le taux de pauvreté infantile aux Etats-Unis est supérieur à 13 des 14 autres nations de hauts revenus. La première cause de cet écart reste la mauvaise distribution des revenus aux ménages.


(08/2006) The Impact of Undercounting in the Current Population Survey, John Schmitt and Dean Baker, CEPR, août 2006, 14 pages. Les auteurs soutiennent que l'analyse du Census bureau sur la pauvreté sous-estime le nombre réel d’Américains pauvres et sans assurance.

 

 

Pourquoi travaille-t-on plus en Amérique qu'en Europe?

(10/2006) Unemployment and hours of work : The North Atlantic divide revisited, C. Pissarides, Centre for Economic Performance, CEP discussion paper, n° 757, Londres, octobre 2006, 51 pages. L’auteur examine les évolutions du chômage, du temps de travail et de la part du secteur des services en Europe et aux Etats-Unis depuis la guerre. Ses calculs montrent que le faible chômage des années 1960 en Europe était dû à la forte productivité et à un rattrapage technologique.

(10/2006) Une nouvelle compréhension des marchés du travail, Richard Robert, Telos-Eu, 25 octobre 2006. Que les Américains travaillent plus que les Européens, on le sait. Pourquoi ? Le débat continue entre ceux qui avancent des explications et ceux qui privilégient les aspects économiques. Une récente étude vient de relancer le débat, en faisant apparaître un phénomène que les auteurs nomment iso-travail : à un moment donné, dans un pays développé, la somme des heures de travail effectuées dans un cadre professionnel et à la maison tend à être identique pour les hommes et les femmes.

(2006) Working time developments : 2005, European Industrial Relations Observatory On-line, Dublin, 2006. Ce rapport annuel sur le temps de travail constate que la semaine moyenne de travail est restée à environ 38,6 heures, - 0,6 pour les membres de l’Europe des 15 et + 0,9 pour les nouveaux pays européens.

 

 

Le salaire minimum permet aux employeurs de mieux prévoir

(10/2006) Securing the wage floor Indexing would maintain the minimum wage's value and provide predictability to employers, Michael Ettlinger, EPI Briefing Paper, 12 octobre 2006, 7 pages. En 1938, le Congrès a instauré le salaire minimum, à 25 cents par heure. Il était clair que ce salaire minimum devait être augmenté périodiquement en fonction de l’inflation et de la hausse des salaires. Cet article étudie les moyens de maintenir la valeur du salaire minimum et de fournir la prévisibilité aux employeurs.

(10/2006) Minimum wage trends Understanding past and contemporary research, Liana Fox, EPI Briefing Paper, 25 octobre 2006, 11 pages. De plus en plus d'économistes soutiennent que le salaire minimum offre des bénéfices substantiels aux travailleurs à bas revenus sans s'accompagner d'effet négatif significatif. L'auteure soutient que les États qui ont augmenté le salaire minimum n'ont pas connu d'effets négatifs.

(08/2006) Nine years of neglect, Federal Minimum Wage Remains Unchanged for Ninth Straight Year, Falls to Lowest Level in More than Half a Century, Jared Bernstein et Isaac Shapiro, CBPP et CEPI, 31 août 2006, 6 pages. Le salaire minimum fédéral est resté, depuis le 1er septembre 1997, à 5,15 $. Il est donc demeuré le même pendant neuf ans alors que les prix des soins de santé, du carburant, etc., ont augmenté considérablement.

 

 

L'Allemagne s'attaque à sa faible natalité

(10/2006) Démographie et nouvelle politique familiale en Allemagne, R. Hettlage, IFRI, Paris, Note du Cerfa, n° 37, octobre 2006, 17 pages. Le rôle social de la famille se trouve, depuis l’après-guerre, au centre de l’attention publique. Présentée au départ comme un modèle culturel allant de soi, la famille est ensuite apparue comme une force faisant contrepoids au changement social. Le débat s’est modifié lors de l’entrée dans le troisième millénaire et s’est cristallisé autour de la question du déficit des naissances. Ainsi, on assiste ces derniers temps à un changement radical du discours public en Allemagne.

(10/2006) The Parental Leave Benefit Reform in Germany: Costs and Labour Market Outcomes of Moving towards the Scandinavian Model, C. Katharina Spiess et Katharina Wrohlich, IZA, octobre 2006, 24 pages. L’Allemagne est connue pour avoir un des plus faibles taux de naissance, en Europe de l’Ouest. Ce déficit rentre depuis peu dans le débat public. Afin de renverser cette tendance, le gouvernement a réformé le système d’indemnités de congés parentales, sur le modèle scandinave. Ce texte évalue les impacts de cette réforme et constate qu’à tous les niveaux de richesses, ce système est avantageux.

(08/2006) Introducing Family Tax Splitting in Germany: How Would It Affect the Income Distribution and Work Incentives?, Viktor Steiner et Katharina Wrohlich, IZA, août 2006, 24 pages. Les auteurs analysent trois propositions de réformes du système d’imposition des familles relatives à la déclaration commune des couples et aux allocations familiales. Ils concluent que, dans les trois modèles étudiés, la part du lion revient aux familles à revenus élevés et que l’impact sur les heures travaillées est négligeable.

Réforme du marché du travail: est-il possible d'aller plus loin?

(09/2006) Labour maket reform in Germany : How to improve effectiveness, E. Wurzel, OECD, Economics department working papers, n° 512, Paris, septembre 2006, 32 pages. Face à un chômage élevé et à un alourdissement des charges sociales, d'importantes réformes ont été mises en oeuvre ces trois dernières années en Allemagne. L'auteur soutient qu'elles doivent être poursuivies dans plusieurs domaines afin de permettre à l'économie de créer davantage d'emplois. Le système actuel de prélèvements et de transferts dissuade encore dans bien des cas les personnes âgées et les conjoints de travailler. Il faut aussi revoir l'indemnisation du chômage et les politiques actives du marché du travail, de manière à favoriser davantage le retour à l'emploi des chômeurs. À revoir également, la réforme institutionnelle du service public de l'emploi, l'efficience du système de protection de l'emploi, la flexibilité des salaires en fonction des qualifications et suivant les régions.

Un an avec Angela

(10/2006) Angela : le compte n'y est pas, Michael Burda, Telos-Eu, 15 octobre 2006. Le gouvernement d'Angela Merkel va bientôt fêter son premier anniversaire, et à cette occasion beaucoup se demandent si cela en valait la peine. Depuis des mois, la Vieille Europe – l'Italie et la France surtout, mais aussi une bonne partie de la Commission – considère avec attention une expérience qui pourrait prouver les vertus d’une « grande coalition » pour résoudre des problèmes économiques et sociaux durables. C’est ainsi que semblaient se présenter les choses il y a un an. Selon cette logique, pour mener des réformes durables, il faut que tout le monde s’engage, sans quoi un bord bloquera les efforts de l'autre, et pourrait même revenir sur des lois déjà votées. Or cette dernière condition ne semble plus tenir. Du coup, il est tout à fait possible que la coalition dérape, peut-être même bien avant les élections générales de 2008.

 

 

Chômage: pourquoi les moins qualifiés se forment-ils moins?

(2006) Pourquoi les moins qualifiés se forment-ils moins ?, C. Bonaïti et alii, Dares, Paris, Document d'études, n° 116, 2006, 28 pages. L'article dresse un état des lieux des mécanismes qui jouent au détriment de l'accès des moins qualifiés à la formation. Le recours inégal à la formation est considéré par l'ensemble des observateurs comme un problème crucial : il interroge les efforts consentis par les pouvoirs publics depuis de nombreuses années pour favoriser l'éducation permanente et, de la sorte, aider les individus à rattraper les qualifications qu'ils n'ont pas pu, pour diverses raisons, atteindre au cours de leur vie scolaire. Le chômage de masse a rendu cette situation d'autant plus injuste d'un point de vue social que la formation continue est considérée comme un moyen de prévention du chômage de longue durée et des situations de précarité longues, dont sont précisément victimes les moins qualifiés.

Le marché du travail français: inefficace?

(7/2006) Améliorer la performance du marché du travail en France, S. Jamet, OCDE, Paris, Document de travail du département des affaires économiques, n° 504, juillet 2006, 56 pages. Ce document étudie les différentes caractéristiques structurelles du marché du travail français qui peuvent expliquer la faible utilisation du potentiel d'emploi. Il met en évidence la nécessité dune réforme globale du marché du travail visant à : i) déplacer le poids de la protection sociale qui pèse actuellement sur les entreprises en assouplissant et en rationalisant la législation sur la protection de l'emploi, ii) éliminer les incitations aux retraits prématurés du marché du travail, iii) donner aux employés et aux employeurs plus de liberté dans la négociation du temps de travail, iv) améliorer l'efficacité des services de placement vers l'emploi.

(5/2006) L'épreuve de la recherche d'emploi vue par les chômeurs âgés, Delphine Remillon, Centre d'études de l'emploi, Document de travail, n° 61, mai 2006. Cet article développe une analyse de la recherche d’emploi comme épreuve d’évaluation, à partir de l’étude des discours de chercheurs d’emploi âgés. Il montre que, face au chômage, ils acquièrent un certain nombre de compétences pour la prospection et élaborent des stratégies de recherche diversifiées selon les canaux de recrutement. En effet, les seniors rencontrent un certain nombre de blocages au niveau du recrutement, notamment à l’étape de la sélection à distance (sur CV) où l’âge est fortement discriminé. Leurs stratégies de recherche ne peuvent donc se comprendre sans interroger conjointement les modes de sélection et d’évaluation de la mainn-d’oeuvre.

 

 

Qu'est-ce qui distingue le chômage des femmes?

(2006) Le chômage des femmes : des spécificités persistantes, D. Gréco, L'Observatoire de l'Anpe, L’essentiel, n° 4, Noisy-le-Grand, juillet 2006, 4 pages. Fin décembre 2005, 1 145 000 femmes étaient inscrites comme demandeurs d’emploi en catégorie 1. Toutes catégories confondues, la demande d’emploi en fin de mois concernait un peu plus de 2 millions de femmes, soit 53 % de l’ensemble. Le taux de chômage des femmes s’établit, fin 2005, à 10,5 % soit 1,7 point de plus que celui des hommes. C’est entre 25 et 49 ans que la différence de taux de chômage est la plus importante. On observe une réduction continue au fil du temps de l’écart entre le taux de chômage des hommes et des femmes.

Les politiques d'activation des femmes en Europe

(10/2006) Active Labor Market Policy Effects for Women in Europe: A Survey, Annette Bergemann et Gerard J. van den Berg, IZA, octobre 2006, 21 pages. Les auteurs examinent la littérature récente sur les effets des politiques sur le marché du travail, entre autres sur l’emploi et le revenu, pour les femmes sans travail dans les pays européens.

(5/2006) Le travail vu du chômage. Une comparaison hommes/femmes, Yolande Benarrosh, Centre de l'études de l'emploi, Document de travail, n° 62, mai 2006. Ce texte cherche à appréhender les significations du travail du point de vue des chômeurs, à partir de diverses situations de chômage et de différentes trajectoires professionnelles antérieures au chômage. Les évocations du travail donnent, au-delà des représentations, la mesure de ce qui s’y jouait, selon les personnes et leurs parcours. Elles permettent de saisir, en miroir, les vécus (ou significations) du chômage.

 

 

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Le site est produit par le Centre de recherche sur les politiques et le développement social, CPDS, de Montréal.

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La communauté ISR en quête de sens

(11/2006) La communauté ISR en quête de sens, Anne-Catherine Husson-Traore, Novethic, 13 novembre 2006. La TBLI (Triple Bottom Line Investing Conférence) s’est tenue, pour la première fois, à Paris les 9 et 10 novembre. Cet évènement qui rassemble la communauté internationale ISR rassemblait 650 participants appartenant majoritairement aux secteurs de la finance et de l’industrie. Il s’agit d’abord et avant tout d’un lieu de rencontre et de discussion sur des sujets aussi variés que la performance des fonds ISR, l’intégration des critères extra financiers dans la gestion ou la compatibilité de l’ISR avec la foi.

Amnesty adopte
le militantisme actionnarial

(11/2006) Amnesty US, actionnaire militant, Olivier Razemon, 13 novembre 2006. Amnesty International s’adapte. Il y a cinq ans, le mouvement fondé par un avocat britannique en 1961 a redéfini ses objectifs. Le mouvement défend désormais non seulement les droits politiques de l’être humain mais également ses « droits économiques et sociaux ». De même, les militants d’Amnesty ne s’adressent plus aux seuls Etats mais aussi aux entreprises. La section américaine du mouvement a poussé plus loin l’innovation : elle pratique l’ activisme actionnarial.

États-Unis :
une loi anti-sweatshop

(10/2006) Une loi anti-sweatshop introduite au Congrès américain, Sylvie Touboul, Novethic, 10 octobre 2006. C’est une première. Le sénateur démocrate américain, Byron Dorgan, a déposé le 8 juin 2006 une proposition de loi au Congrès américain visant à rendre illégal tout import, export, et vente de biens produits dans les sweatshops, ces « usines à sueur » où les droits de l’homme sont bafoués. Même si la loi a peu de chances de passer, une telle mobilisation politique est un signe fort appelant à une meilleure éthique dans le commerce mondial.

(08/2006) Les enjeux RSE du secteur automobile, Thomas Sanchez, Novethic.fr, 25 août 2006. L'industrie automobile représente 3% du PIB en Europe, 5% des exportations et 10 millions d'emplois directs et indirects. Les responsabilités sociales et environnementales du secteur sont aussi importantes que son poids économique. Véritable enjeu, la place de l'automobile dans nos sociétés est au cœur des problématiques des entreprises du secteur.

 

 

Mondialisation

Quelle charte sociale pour les Amériques?

(10/2006) Esbroufe nécessaire ou engagement authentique : quelle charte sociale pour les Amériques? Yanick Noiseux, Chronique des Amériques, No 06-34, octobre 2006. Depuis le 1er septembre 2005, des discussions sont en cours à l’Organisation des États américains (OEA) en vue de rédiger une Charte sociale des Amériques. L’objet de la présente chronique est de cerner les deux grandes tendances qui s’opposent au sein de l’OEA autour du contenu de cette éventuelle charte sociale. Ainsi, après être revenu sur les antécédents des négociations actuelles, l'auteur présente les positions défendues par les États-Unis d’Amériques (EUA) d’un côté, par le Venezuela, ainsi que par les pays membres du MERCOSUR1, de l’autre.

(09/2006) Growth and Reforms in Latin America: A Survey of Facts and Arguments, Jeromino Zettelmeyer, IMF, Working Paper, 1er septembre 2006, 40 pages. Ce texte présente un certain nombre de faits concernant la croissance en Amérique latine. En comparaison avec les autres régions, l’Amérique latine a démontré une plus grande volatilité macroéconomique, moins de transparence et une augmentation des inégalités malgré une amélioration depuis les années 1990. Cette étude tente de comprendre pourquoi les réformes n’ont pas mené cette région à une meilleure croissance ? Trois points de vue sont débattus : ces réformes seraient allées trop loin, pas assez loin ou auraient manqué leur cible.

 

 

L'état du débat sur la taxation internationale

(6/2006) From Concept to Reality: On the Present State of the Debate on International Taxes, Peter Wahl, Friedrich Ebert Stiftung, juin 2006, 9 pages. Ce rapport discute la possibilité de mettre en place des systèmes de taxation internationale sur les transferts financiers, les billets d’avion et les émissions de carbone, pour générer des revenus permettant de faciliter l’atteinte des objectifs du millénaire.


Friedrich Ebert Stiftung, Berlin

 

 

Débats

Parti libéral du Canada :
Un nouveau chef pour un nouveau parti?

(11/2006) Michael and Bob: the fox and the hedgehog, Robin V. Sears, Options Politiques, novembre 2006, 9 pages. Alors que Michael Ignatieff a évité tout engagement politique, emprunté un parcours universitaire et vécu à l’étranger pendant l’essentiel de sa vie adulte, Bob Rae a consacré à la politique la totalité de sa carrière. Et qu’il ait milité presque toute sa vie au sein du NPD n’a eu aucun effet dissuasif sur l’annonce en 2006 de sa candidature à la direction du PLC. L’auteur brosse un portrait à la fois personnel et révélateur des deux meneurs de la campagne.

(11/2006) Canada in the balance, Bob Rae, Options Politiques, novembre 2006, 7 pages. Le candidat plaide pour un engagement provincial fédéral renouvelé en faveur de l’éducation postsecondaire et de la formation professionnelle, éléments clés selon lui de la compétitivité du Canada dans une économie mondialisée. « Notre monde est plus compétitif que jamais, rappelle-t-il. Et j’ai pour priorité absolue de préparer le Canada à ce défi (...). Mais aussi importante qu’elle soit, la prospérité ne suffit pas. Elle doit se conjuguer avec une vision claire. »

(11/2006) How to make a new Liberal beginning, Tom Kent, Options Politiques, novembre 2006, 6 pages. À l’époque de Pearson, l’inclination progressiste du Parti libéral avait freiné sur sa gauche la croissance du NPD, l’aile réformiste ayant alors la main haute sur l’establishment d’un parti qui s’était maintenu 22 ans au pouvoir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, observe Tom Kent, selon qui le PLC s’est transformé en une machine à faire campagne et doit redevenir une « association démocratique au service du bien public ».

(11/2006) Le long déclin des libéraux fédéraux au Québec, Michel C. Auger, Options Politiques, novembre 2006, 5 pages. Les libéraux fédéraux ont entamé un lent déclin au Québec après le rapatriement de la Constitution effectué en 1982 sans le consentement de l’Assemblée nationale. Aux élections de 2006, ils n’ont remporté que 13 sièges sur 75, dont 12 dans la région montréalaise. Leur pire score depuis la Confédération. Selon Michel C. Auger, chroniqueur politique au journal Le Soleil, ils ont utilisé le Parti libéral du Québec pour faire campagne et recruter des candidats comme Pierre Pettigrew et Liza Frulla, mais ils ont prêté peu d’attention à la vision du fédéralisme du PLQ.

(11/2006) Passages : Right Side Up: The Fall of Paul Martin and the Rise of Stephen Harper's New Conservatism, Paul Wells, Options Politiques, novembre 2006, 2 pages. Dans cet extrait de son nouveau livre, Paul Wells avance que c’est le tandem formé de Stephen Harper et de son greffier du Conseil privé Kevin Lynch qui est aux commandes du nouveau gouvernement conservateur. La liste des cinq priorités du premier ministre était en bonne voie d’application au terme de ses 100 premiers jours au pouvoir. Mais la transformation du gouvernement, avec M. Harper à la direction générale et M. Lynch à la direction des opérations, est allée beaucoup plus loin. L’auteur va aux sources de l’affaire.

 

 

Pourquoi les Suédois ont-ils changé de gouvernement?

(10/2006) Pourquoi les Suédois ont-ils changé de gouvernement ? Lars Calmfors, Telos-Eu, 16 octobre 2006. Depuis quelques années, l'économie suédoise est devenue dans beaucoup de pays européens un modèle à suivre. On s'accorde à y voir une alternative au modèle anglo-saxon, capable de combiner protection sociale et flexibilité. Pourquoi les Suédois ont-ils donc décidé de changer de gouvernement dans ce contexte?

(10/2006) Everybody loves the Swedish model these days? : Rhetorics and reality after the election, Lena Westerlund, Friedrich Ebert Stiftung, Stockholm, 18 et 19 octobre 2006, 14 pages. L’auteur présente une critique du programme du nouveau gouvernement suédois en matière de politiques sociales.

(01/2006) Failure despite success : the Swedish elections 2006: political context, campaign and perspectives, Hakan Bengtsson, Friedrich Ebert Stiftung, Stockholm, janvier 2006, 9 pages. L’auteur analyse les conséquences de l’arrivée au pouvoir d’une coalition de droite en Suède et les causes de la défaite des Sociaux-démocrates. Il soutient qu’il est difficile pour l’instant de prévoir l’orientation que prendra la nouvelle coalition au pouvoir, si elle gouvernera à partir du centre-droit ou du centre.

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