Gilles Raveaud, Catherine Sauviat, Chronique internationale de l’IRES - n° 117, 3-13.
Extrait de l’introduction :
« Le plan de relance économique voté en février 2009 par les deux Chambres du Congrès est le premier acte politique majeur du nouveau président des États-Unis, Barack Obama, lequel se démarque nettement par ses orientations de la politique menée par son prédécesseur, G.W. Bush. Pour la première fois en effet depuis de nombreuses décennies, le rôle de l’État dans l’économie et dans l’allocation des ressources est réaffirmé avec force. Ce tournant dans la politique économique est évidemment le résultat d’une énorme défaillance des mécanismes de marché ayant provoqué une récession brutale et d’une ampleur sans précédent depuis la grande crise de 1929. […] L’objectif du plan est de sortir au plus vite de la récession et de créer entre 3,5 et 4 millions d’emplois d’ici fin 2010, en stimulant l’économie principalement par une injection de dépenses publiques mais aussi par une baisse d’impôts en faveur des entreprises et des particuliers. Les effets attendus de ce plan se produiront à différents moments, selon le type de mesures engagées. Ce plan a d’ailleurs donné lieu à un débat nourri entre économistes sans équivalent ailleurs, revivifiant à l’occasion les clivages traditionnels entre keynésiens et libéraux. Mais ce débat n’a guère dépassé le cercle étroit des experts et les syndicats, soumis à de fortes pressions pour remettre en cause les accords collectifs signés et accepter de nouvelles concessions, n’ont que peu pesé dans la balance. »
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