Michel Winock, vingtième siècle. Revue d’histoire, 96, p. 11-21.
Le parti socialiste a connu en 2007 sa troisième défaite grave en quatorze ans : effondrement aux élections législatives de 1993, alors que son ancien premier secrétaire, François Mitterrand, est président de la République ; échec retentissant de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002, rejeté dès le premier tour, alors qu’il vient de diriger le plus long ministère socialiste de l’histoire française (cinq ans) ; enfin, nouvelle et double défaite du parti en 2007 à la présidentielle et aux législatives. La crise du parti socialiste est avérée, et de tous les horizons de la rose des vents on parle de sa nécessaire refondation.
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Parti socialiste français et parti travailliste britannique. Le cas des groupes dirigeants
Carole Bachelot, Vingtième siècle. Revue d’histoire, 96, p. 107-121.
Selon quels principes et selon quelles modalités le parti travailliste britannique et le parti socialiste français ont-ils entrepris de se moderniser et de se démocratiser au début des années 1990 ? La comparaison de ces deux processus parallèles permet à la fois de dégager des tendances communes (individualisation du vote des adhérents, féminisation plus ou moins accentuée des instances dirigeantes) et de pointer des singularités évidentes (extrême formalisation du parti travailliste, régulations lacunaires au parti socialiste). Au-delà des enjeux organisationnels internes, c’est bien l’enjeu politique central du leadership qui est ici posé, c’est-à-dire la difficile articulation de l’individuel et du collectif, de l’incarnation et de la représentation.
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