J. de Koning, SEOR, Rotterdam, SEOR working paper, n° 2009/2, 33 pages.
Traduction d’un extrait du résumé :
« Depuis la fin des années 1980, le cadre institutionnel de la politique néerlandaise d’activation de la main-d’œuvre a été modifié de façon continue. La réforme la plus ambitieuse a tenté de créer un marché pour les activités de réintégration où le rôle du gouvernement central était réduit au financement. La mise en œuvre des activités de réintégration était complètement laissée aux agences privées. Cette réforme s’appuyait sur l’idée plutôt naïve selon laquelle « le marché ferait le travail ». Les résultats ont été plutôt décevants, essentiellement à cause de la qualité des services de réintégration, de même que de l’absence d’augmentation de la probabilité des clients de trouver un emploi et d’améliorer leur position sur le marché du travail. À cause de l’imperfection du marché, la compétition entre les agences a mené à une course vers l’abîme, produisant des prix bas et des services de faible qualité. Récemment, en réaction à ces piètres performances, les agences publiques ont accru de nouveau leur participation à la mise en œuvre des activités de réintégration. […] »
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Have labour market reforms at the turn of the millennium changed job durations of the new entrants ? A comparative study for Germany and Italy
G. C. Giannelli, U. Jaenichen and C. Villosio, Laboratorio R. Revelli, Moncalieri, Working paper, n° 95, 38 pages.
Traduction du résumé :
« Selon les objectifs des réformes du marché du travail mises en place pendant les années 1990 dans plusieurs pays européens, les travailleurs devaient pouvoir conserver moins longtemps leur premier emploi, mais devaient pouvoir changer d’emploi facilement. Cela devait permettre d’atteindre un compromis entre les opportunités sur le marché du travail et la stabilité d’emploi. Cet article examine cet enjeu à partir de données administratives longitudinales pour l’Allemagne et l’Italie. Ces deux pays offrent respectivement un exemple représentatif de réforme continue et de réforme isolée. Les modèles développés montrent des changements dans la durée du premier emploi et de la première période d’emploi – à savoir la somme des premiers emplois occupés de façon consécutive – pendant les périodes de mise en œuvre des réformes. Les résultats ne confirment pas cependant la présence d’un compromis. En Allemagne, les hommes ont connu une augmentation de leur stabilité d’emploi au cours des années, et ont occupé leurs emplois un peu plus longtemps, alors que les femmes n’ont pas bénéficié de l’augmentation de la durée de leur période en emploi en échange de la réduction de la durée de leur premier emploi. En Italie, la stabilité d’emploi des nouveaux travailleurs des deux sexes ne s’est pas améliorée après les réformes. La réduction de la durée du premier emploi n’a pas été contrebalancée par une augmentation de la probabilité de trouver rapidement un nouvel emploi. Ces résultats laissent penser que l’objectif d’accroître les opportunités d’emploi en dérégulant le marché du travail n’a pas été complètement réalisé. »
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