Marie Wierink, Chronique internationale de l’IRES, no. 118, 9 pages.
Extrait de l’introduction :
« On aurait pu croire la question du licenciement réglée aux Pays-Bas après l’abandon par la coalition gouvernementale au printemps 2008 de l’important projet de réforme mis au point par le ministre sortant des Affaires sociales, Hans Donner. Cette concession a été indispensable à la participation des socialistes du PVDA au gouvernement. Mais c’est méconnaître le fonctionnement du système « polder ». Les propositions les plus dérangeantes peuvent faire leur chemin, après avoir été intensément discutées dans les multiples instances de concertation, formelles ou ad hoc. Ainsi, en dépit de l’abandon officiel du projet, la question globale du licenciement, de ses conditions, de sa procédure, est restée ouverte, étroitement liée aux rapports de forces politiques et aux évolutions du marché du travail. Les lignes ont donc bougé depuis l’automne 2008. La nouveauté tient non pas à la procédure de licenciement – qui reste inchangée – mais au coût des indemnités de rupture réduites de un tiers à la moitié pour les jeunes salariés et plafonnées à un an de salaire pour les salariés touchant plus de 75 000 EUR annuels. Mais le nouveau « tarif » de licenciement n’est jusqu’ici pas encore consolidé légalement : il ne tient que par la force d’un accord entre la plus grande organisation syndicale FNV et VNO-NCW, organisation patronale représentant les grandes entreprises, accord que le gouvernement reprend à son compte par une proposition de loi et par l’autorité d’une règle professionnelle définie par l’Association des juges cantonaux. Les trois acteurs concernés – partenaires sociaux, juges cantonaux arbitres des résiliations judiciaires des contrats de travail et gouvernement – ont joué chacun leur partie dans la partition complexe de l’organisation du licenciement aux Pays-Bas. »
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Netherlands : Companies to be held liable for underpayment of temporary workers
Observatoire européen des relations industrielles
Traduction du résumé :
« Le Ministère des Affaires sociales et de l’Emploi a soumis un projet de loi attribuant la responsabilité pour le non-paiement ou le sous-paiement des salaires aux entreprises qui embauchent des travailleurs temporaires par le biais d’agences d’Interim frauduleuses. Les syndicats et les organisations patronales avaient réclamé un amandement à la loi afin de combattre de telles pratiques. Les agences accréditées ont salué la législation qui leur permettra de mieux faire face à la compétition des agences frauduleuses. »
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Netherlands : Prevalence of part-time work impedes women’s career path
Observatoire européen des relations industrielles
Traduction du résumé :
« En 2008, 75% de toutes les femmes qui travaillaient aux Pays-Bas occupaient un emploi à temps partiel et s’en déclaraient satisfaites. Le comité gouvernemental « Deeltijd-Plus » fut mis en place pour développer une politique à l’attention des femmes qui aspiraient à travailler davantage d’heures. Bien que les femmes désirent en moyenne travailler cinq heures de plus par semaines, les employeurs semblent avoir peu d’incitatifs à leur offrir la possibilité de le faire. Depuis le début de 2009, le nombre de femmes occupant des positions de direction dans les entreprises néerlandaises est en stagnation. »
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Job mobility and hours of work : the effect of Dutch legislation
D. Fouarge and C. Baaijens, Research Centre for Education and the Labour Market, Maastricht, Working paper, n° ROA-RM-2009/4, 31 pages.
« Des recherches précédentes ont montré l’existence de contraintes au sujet des horaires sur le marché du travail : ce ne sont pas tous les employés qui voient leurs préférences quant à la durée de leur semaine de travail satisfaites et les changements dans le nombre d’heures travaillées coïncident souvent avec les changements d’emploi. Dans cet article, nous examinons si la législation néerlandaise récemment entrée en vigueur et permettant aux employés d’adapter leur nombre d’heures travaillées a permis de réduire la corrélation entre les changements dans les heures travaillées et les changements d’emploi. […] Nous ne trouvons aucun indice suggérant que ce soit le cas, peu importe le sexe. »
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