Heidi Shierholz, Economic Policy Institute, Briefing Paper #255, 29 pages.
Traduction du résumé :
« Dans le continuel débat sur l’immigration, les économistes s’entendent pour dire qu’il y a un petit impact (tout de même positif) sur les salaires des travailleurs natifs en général : même si de nouveaux travailleurs immigrés s’ajoutent au marché du travail, ils consomment aussi des biens et services, ce qui crée plus d’emploi.
Le vrai débat chez les chercheurs est de savoir si un grand flux d’un type spécifique de travailleur (disons des travailleurs avec un niveau particulier d’éducation ou de formation) a le potentiel de créer un impact négatif sur les travailleurs de ce même type. Certains chercheurs argumentent que la compétition immigrante est coûteuse pour certains groupes de travailleurs natifs américains, alors que d’autres trouvent que les travailleurs natifs – même ceux qui ont des niveaux d’éducation et d’expérience similaires aux nouveaux arrivants – pourraient plutôt tirer certains bénéfices de l’immigration.
Nous commençons cet article avec une revue de la littérature académique sur les effets de l’immigration sur les salaires, en nous concentrant sur les récentes avancées méthodologiques. Nous utilisons ensuite des données du Current Population Survey (CPS) de 1994 à 2007 pour conduire nos propres analyses empiriques sur les effets de l’immigration sur les salaires durant cette période, en intégrant ces avancées méthodologiques. Notre analyse ne trouve pas de preuve quant à des impacts négatifs de l’immigration sur les travailleurs natifs.
Un résultat clé de cet article est que l’effet estimé de l’immigration de 1994 à 2007 fut de faire augmenter le salaire des travailleurs antifs américains, relativement aux travailleurs immigrants, de 0,4% (ou 3,68$ par semaine) et de faire diminuer le salaire des immigrants, relativement aux travailleurs natifs, par 4,6% (ou 33,11$ par semaine). En d’autres mots, tout effet négatif de l’immigration durant cette période s’est largement fait sentir par les travailleurs étant les plus susceptibles de substituer aux nouveaux immigrants, c’est-à-dire les anciens immigrants. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 697.9 ko
An immigration system where everybody wins
Andrea Orr, Economic Policy Institute.
Extrait (traduction) :
« Les travailleurs qui migrent aux États-Unis recherchent généralement des postes à salaire élevé et des standards de vie élevés. Mais plusieurs ont débattu l’idée que leur succès économique se faisait au détriment des travailleurs natifs américains, surtout dans les périodes de haut chômage.
De nouvelles recherches de l’EPI et d’ailleurs argumentent plutôt que l’immigration apporte des bénéfices pas juste pour les immigrants individuels et leur familles, mais également pour les travailleurs natifs. La recherche est complexifiée par le fait que les populations de travailleurs immigrants sont si diversifiées, englobant autant les travailleurs à basse compétence ayant moins qu’une éducation secondaire que ceux à haute compétence ayant une grande éducation. Mais collectivement, cela montre que l’immigration apporte des bénéfices à la majorité des travailleurs et ces bénéfices sont encore plus grands quand les immigrants deviennent citoyens ».
Consulter en ligne
The Economic Benefits of Immigrant Authorization in California
Manuel Pastor, Justin Scoggins, Jennifer Tran, et Rhonda Ortiz, CSII, 18 pages.
Traduction du résumé :
« L’USC Center for the Study of Immigrant Integratin (CSII) a publié un rapport aujourd’hui qui estime que la Californie bénéficierait éventuellement de la légalisation de l’immigration latine de 16 milliards de dollars annuellement. Ceci aiderait à régler notre crise budgétaire et à restaurer nos programmes de secours qui avaient été coupés dans l’État en août dernier. Durant cette période de crise économique et de problèmes budgétaires, la Californie a beaucoup à gagner d’une politique nationale de légalisation.
Ce rapport intitulé « The Economic Benefits of Immigrant Authorization in California » mesure les bénéfices qui gagneraient l’État et la nation si la force de travail latine était légalisée. Les chercheurs du CSII utilisent un modèle économique conservateur qui prend en compte la “pénalité” salariale due aux non-inscrits, assume une très faible amélioration de la maîtrise de la langue anglaise et des niveaux d’éducation, et ne prend pas en compte les gains des immigrations futures. En dépit de ce modèle conservateur, le rapport trouve que des bénéfices immédiats et à long termes surviendraient non seulement pour les travailleurs affectés, mais pour l’État et la nation en général. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 935.3 ko
The Effects of Labor Market Competition with Immigrants on the Wages and Employment and Natives : What Does Existing Research Tell Us ?
Steven Raphael et Lucas Ronconi, Goldman School of Public Policy, 38 pages.
Extrait de l’introduction (traduction) :
« Dans cet article, nous proposons une vue d’ensemble du débat actuel entre les économistes à propos de l’immigration récente sur les revenus et l’emploi des travailleurs natifs. Puisque le plus gros du débat tourne autour de différences méthodologiques dans la modélisation de recherche, nous dévouons nos efforts à discuter des différentes stratégies que les chercheurs ont utilisées pour isoler l’effet de compétition de l’immigration et les coûts et bénéfices de chacun. Notre évaluation générale est que la tendance centrale dans la recherche suggère que l’immigration récente n’a eu qu’un effet modeste sur les estimations quant au marché du travail des travailleurs natifs américains. Dans la conclusion de l’article, nous proposons plusieurs hypothèses qui pourraient expliquer cette absence de grand impact. »
Télécharger le document PDF 128.8 ko
Development : Do points mean prizes ? How the UK’s migration policies could benefit the world’s poor
Laura Chappell and Sarah Mulley, IPPR and GDN, Development on the Move Working Paper 5, 43 pages.
Traduction du résumé :
« Cet article examine en profondeur la nature des impacts de développement de la migration et demande comment le gouvernement peut s’assurer que les politiques migratoires du Royaume-Uni peuvent contribuer positivement aux vies des peuples les plus pauvres du monde, ainsi qu’aux citoyens britanniques.
Même si nous notons que l’immigration ayant un niveau réduit de formation (low-skill) offre potentiellement des bénéfices de développement significatifs, nous nous concentrons en particulier sur l’immigration ayant une formation (skilled), puisque c’est la zone où nous croyons qu’il y a le plus de possibilité d’élaborer des politiques. Cet article détermine trois voies possible que le gouvernement pourrait prendre pour résoudre des objectifs multiples et potentiellement concurrents en rapport à l’immigration et au développement. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 227.8 ko