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Note synthèse

  Québec : Politique du travail et de l’emploi

dernière mise à jour : 23 août 2007


Niveau d’emploi.Le taux de chômage québécois est historiquement plus élevé que la moyenne canadienne et son taux d’emploi plus faible. Son taux de chômage s’établissait à 6,9% en juillet 2007 et son taux d’emploi était à 61,1%, comparé à des taux respectifs de 6,0% et de 63,4% au Canada. Tant pour le Québec que le Canada, le taux de chômage était à son niveau le plus faible depuis 1974. Le taux d’emploi québécois atteignait également un sommet historique.



Niveau d’emploi. Le taux de chômage québécois est historiquement plus élevé que la moyenne canadienne et son taux d’emploi plus faible. Son taux de chômage s’établissait à 6,9% en juillet 2007 et son taux d’emploi était à 61,1%, comparé à des taux respectifs de 6,0% et de 63,4% au Canada. Tant pour le Québec que le Canada, le taux de chômage était à son niveau le plus faible depuis 1974. Le taux d’emploi québécois atteignait également un sommet historique.

Dans une étude sur l’évolution de l’emploi au Québec entre 1998 et 2006, l’Institut de la statistique du Québec souligne que la croissance de l’emploi est beaucoup plus favorable aux diplômés universitaires (+31,2%) qu’à ceux ayant un diplôme d’études post-secondaires (+23,0%) ou titulaires d’un diplôme d’études secondaires (+13,9%). L’emploi pour ceux qui ne détiennent pas de diplôme d’études secondaires a quant à lui fléchi de manière appréciable, passant de 647 000 à 551 500, soit une baisse de 14,8% en dix ans. Les secteurs d’activité ayant connu la plus forte augmentation sont ceux du commerce (+131 700) et des soins de santé et de l’assistance sociale (+ 122 200).

L’emploi au Québec continue de se tertiariser, le secteur des services accaparant désormais 76,1% des emplois. Ceci est dû au dynamisme du secteur des services et de la chute de l’emploi du secteur des biens, où 35 000 emplois ont été perdus en 2006, perpétuant la tendance amorcée depuis 2002. Les secteurs du textile, du vêtement, des pâtes et papiers ont été responsables d’une perte d’emploi sur deux dans ce secteur, en raison de la vigueur du dollar canadien et de la concurrence accrue sur le marché américain d’entreprises étrangères luttant pour des parts de marché. D’un autre côté, le secteur des services continue d’être le moteur de la croissance de l’emploi. À eux seuls, les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que la finance, les assurances, l’immobilier et la location ont été à l’origine de la création d’un emploi sur deux dans les services (49,4 %).

La vigueur de l’emploi se remarque également dans ce que la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante appelle la pénurie de main-d’œuvre. A l’instar de ce qui se passe dans l’économie canadienne, les petites et moyennes entreprises québécoises peinent parfois à dénicher un candidat qui répond à leurs critères, notamment au niveau des compétences. Au Québec, cela signifie que 32 000 emplois sont restés vacants pour une durée de plus de quatre mois. Ce sont surtout des emplois requérant des compétences techniques qui sont affectés : chauffeurs, éducateurs en garderie, opérateurs de machinerie, charpentiers ou plombiers. Au niveau sectoriel, la construction, la santé et l’aéronautique seraient les plus touchés.

Vieillissement de la population. C’est un des gros défis auxquels le Québec va devoir faire face. Dans son Plan Gouvernemental pour l’Emploi, L’emploi : passeport pour l’avenir, le ministère l’explique comme suit :

« Le vieillissement de la population s’observe dans la plupart des pays industrialisés. Cependant, le Québec se distingue par la rapidité avec laquelle ces changements vont se produire. C’est autour de l’an 2012 que le volume de population âgée de 15 à 64 ans pourrait commencer à diminuer. Les jeunes arrivant sur le marché du travail ne seront pas assez nombreux pour remplacer les gens de la génération du baby-boom qui arriveront à l’âge de la retraite. Ce portrait démographique global prend des teintes qui varient selon les différentes régions du Québec. Certaines régions poursuivront leur croissance, alors que d’autres connaissent déjà une diminution de leur population. » (p.8)

Trois orientations stratégiques sont proposées par le Plan gouvernemental afin d’agir de manière adéquate pour s’assurer que le Québec brille parmi les meilleurs :

- Favoriser l’amélioration du niveau de qualification de la main-d’oeuvre et le développement continu des compétences.
- Attirer et conserver davantage de personnes sur le marché du travail et contribuer ainsi à assurer un volume de main-d’oeuvre suffisant dans chacune des régions du Québec.
- Contribuer au développement économique et régional et favoriser ainsi le développement de l’emploi.

Insertion en emploi. Le Québec a réformé depuis la fin des années 1990 son dispositif d’insertion en emploi, abandonnant les distinctions antérieures entre chômeurs et bénéficiaires de « l’aide de dernier recours » pour fusionner l’offre de service de formation et de retour à l’emploi, et proposer des mesures différenciées en fonction de l’âge. Les chercheurs d’emploi adultes sont ainsi dirigés vers les Centres locaux d’emploi (CLE), qui les orientent vers des activités de formation et d’insertion publiques, privées ou communautaires. Les jeunes chômeurs et assistés sociaux de moins de 25 ans sont plutôt dirigés vers les Carrefours Jeunesse Emploi qui leur offrent une attention particulière, notamment avec le programme Solidarité Jeunesse.

Les CLE sont liés aux Centres locaux de développement (CLD), créés depuis 1998 et dirigés par des représentants locaux désignés par les élus municipaux et scolaires, les regroupements patronaux, syndicaux, du milieu rural, communautaire, de l’économie sociale et de la jeunesse. Ils gèrent un budget de développement et ont pour mission d’approuver et de financer des dossiers d’investissement locaux et de faire la jonction entre les besoins de formation et le développement économique. Le gouvernement québécois, formé depuis avril 2003 par le Parti libéral du Québec, a cependant donné aux seuls élus locaux le pouvoir de conserver ou de démanteler les CLD, à leur gré. Un recul partiel du rôle de la société civile dans le développement local est visible, dans certaines régions, depuis le printemps 2004.

Les dossiers sectoriels ou d’envergure plus grande sont traités au niveau régional, celui des Conférences régionales des élus, ou au niveau national. Une loi votée en 1995 obligeait par ailleurs les entreprises à consacrer 1% de leur masse salariale à la formation professionnelle. Le gouvernement a cependant réduit en novembre 2003 de 250 000 à 10 000 le nombre d’entreprises assujetties à cette contrainte.

Selon le Rapport annuel de gestion 2005-2006 d’Emploi Québec, le taux d’emploi de toutes les personnes ayant bénéficié d’une intervention d’Emploi Québec était de 44,1%, et de 38,3% pour les prestataires de l’assurance-emploi.

Sous-traitance. Le gouvernement libéral élu en avril 2003 compte utiliser plus largement la sous-traitance et le recours au privé dans l’objectif à la fois de dynamiser l’économie québécoise et de transformer le secteur public. Il a voté en décembre 2003 une réforme du Code du travail qui permet plus rapidement et plus fréquemment qu’auparavant aux entreprises syndiquées de sous-traiter une partie de leurs activités à des entreprises non-syndiquées. Par cette mesure, très appréciée par le patronat mais vigoureusement dénoncée par les milieux syndicaux, le gouvernement entend ramener la pratique québécoise à celle en vigueur dans le reste du Canada. La mesure n’a pourtant pas empêché le Québec de demeurer la province la plus syndiquée du Canada, son taux de syndicalisation faisant même l’objet d’une hausse en 2006.

Le 5 mai 2004, la présidente du Secrétariat du Conseil du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, a dévoilé son Plan de modernisation 2004-2007. Elle y propose entre autres de multiplier les partenariats publics-privés (PPP), que ce soit dans la construction des routes, des centres pénitenciers, de la nouvelle salle de concert de l’Orchestre symphonique de Montréal ou dans le domaine de la santé. La politique d’autorisation des projets de PPP est décrite en détails dans la Politique-cadre sur les partenariats publics-privés, rendue publique en juin 2004.





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