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Note synthèse

  Royaume-Uni : Politique du travail et de l’emploi

dernière mise à jour : 5 avril 2007


Niveau de l’emploi : La stratégie pour l’emploi du gouvernement se fonde sur 2 principes : 1) l’identification des problèmes et la réaction rapide pour changer les flux du marché de l’emploi et 2) le placement de chaque personne sans emploi en emploi régulier. Pour lutter contre le chômage, la stratégie est claire : inciter le travailleur à prendre un emploi et diminuer les allocations de chômage.

Objectifs généraux : Le gouvernement britannique s’était fixé d’ambitieux objectifs pour 2004, comme de réduire le nombre d’enfants vivant dans un foyer sans emploi. Depuis 1997, ce nombre a diminué de 350 000. Dans les foyers avec enfants, le taux d’emploi des parents seuls a augmenté de 10 %, et d’un peu moins pour les individus en couple.



Niveau de l’emploi : La stratégie pour l’emploi du gouvernement se fonde sur 2 principes : 1) l’identification des problèmes et la réaction rapide pour changer les flux du marché de l’emploi et 2) le placement de chaque personne sans emploi en emploi régulier. Pour lutter contre le chômage, la stratégie est claire : inciter le travailleur à prendre un emploi et diminuer les allocations de chômage.

Au mois de mars 2005, le taux d’emploi britannique de 74,9 % se plaçait une fois de plus au-dessus des objectifs européens de 67 % pour l’année. À 4,7 %, le taux de chômage demeurait bas, malgré une très légère remontée, constatée en début d’année. (Cliquer ici pour les dernières statistiques de l’emploi.)

Objectifs généraux : Le gouvernement britannique s’était fixé d’ambitieux objectifs pour 2004, comme de réduire le nombre d’enfants vivant dans un foyer sans emploi. Depuis 1997, ce nombre a diminué de 350 000. Dans les foyers avec enfants, le taux d’emploi des parents seuls a augmenté de 10 %, et d’un peu moins pour les individus en couple.

Les nouveaux objectifs pour 2006 sont :

- Augmenter le taux d’emploi et diminuer le taux de chômage,
- Augmenter le taux d’emploi des zones et des groupes désavantagés,
- Augmenter la disponibilité de soins de qualité pour les enfants,
- Réduire la proportion d’enfants vivant dans un foyer sans emploi.

D’ici 2010, il vise à :

- atteindre un taux d’emploi record et, compte-tenu du cycle économique, atteindre 75% de taux d’emploi (taux de 74,6% enregistré en 2001) ;
- augmenter de 70% la proportion de parents isolés (dont 95% de femmes) au travail ;
- avoir une majorité des jeunes dans le système éducatif ;
- réduire de moitié la pauvreté infantile, pour l’éliminer d’ici 2020.

Déséquilibre entre les régions et les groupes : Les succès du gouvernement en emploi ne semblent pas avoir touché tous les groupes et les régions. Le chômage sévit toujours dans certaines régions défavorisées, comme dans le nord-est du pays. Toutefois, la pauvreté ne semble pas être un problème uniquement urbain. De nombreuses zones rurales sont aussi touchées. Par ailleurs, certains groupes comme les personnes handicapées, les minorités ethniques, les personnes de plus de 50 ans, les personnes sans qualification, etc., sont aussi défavorisés sur le marché du travail.

Le gouvernement part du principe que l’emploi est le principal moyen de vaincre la pauvreté. Pour parvenir à l’équité sociale, il tente de travailler en collaboration avec le secteur privé et le tiers secteur, afin d’offrir à la population de meilleurs services et de meilleures opportunités. D’ici 10 à 20 ans, personne ne devra être désavantagée par l’endroit où il vit ou par sa condition sociale.

Formation : Un livre blanc déposé en juillet 2003 par le gouvernement Blair prévoit la création d’un droit individuel à la formation pour tous les adultes qui n’ont pas reçu de qualification dite de niveau deux (technique) ou pour les jeunes adultes voulant atteindre le niveau trois (professionnel). Une allocation hebdomadaire de 30 £/semaine (66 $Can, 44 Euros) est prévue. Des projets pilotes ont commencé la même année.. Le faible niveau de qualification des salariés britanniques, comparativement à la France ou à l’Allemagne, est considéré comme une des causes principales de la hausse de la pauvreté pendant les années 1990.

Le 22 mars 2005, le département de l’éducation et des compétences a publié un nouveau livre blanc, venant compléter le précédent et exposant les stratégies du gouvernement en matière de formation, afin que les employeurs trouvent les compétences dont ils ont besoin chez les travailleurs et que ces derniers puissent obtenir la formation requise pour être embauchés..

Insertion en emploi : le régime du New Deal vise à favoriser un rapide retour au travail des chômeurs de longue durée. Les moins de 25 ans qui ont chômé plus de six mois, ou les plus vieux qui ont chômé plus de 18 mois, font l’objet d’une entrevue d’évaluation (Gateway), ont droit à quatre mois de soutien actif puis doivent choisir entre quatre options : 1) un emploi à temps plein dans le privé, l’employeur profitant d’une subvention pendant six mois, assortie d’une obligation d’une journée de formation par semaine ; 2) un contrat de six mois dans le secteur associatif ou 3) dans un Environment taskforce, le revenu étant la prestation d’assurance-chômage ; 4) une formation professionnelle à temps plein ou le retour à l’école. Il n’y a pas de cinquième option. Un refus de participer peut entraîner une perte de deux semaines de prestations. Le régime est volontaire pour les parents isolés et les personnes de plus de 50 ans.

Mis en place en 1997, dans un contexte de forte croissance économique, le programme a contribué, selon le rapport gouvernemental britannique Opportunity for all de 2002 (p. 27), à virtuellement éliminer le chômage de plus de 12 mois chez les 18-24 ans. En janvier 2005, ils ne sont plus que 16,5 % à n’être ni aux études, ni sur le marché du travail. Depuis 1997, le New Deal semble avoir fait chuter le chômage de longue durée des personnes en âge de travailler de 75 %.

Cette réforme s’ajoute à celle de l’assurance chômage, annoncée en 1994 et introduite en 1996, par le gouvernement conservateur de John Major. Ce dernier avait alors remplacé l’assurance-chômage et l’Income support pour chômeurs, plus passifs, par le Jobseeker’s allowance, conditionnel. Les chercheurs d’emplois sont tenus de signer un « contrat » avec le service d’emploi qui les engage à chercher activement de l’emploi et à être disponibles. Ils doivent se présenter tous les 15 jours pour une évaluation des recherches accomplies et ont droit à un bonus de retour au travail. A défaut, les prestations peuvent être réduites, suspendues ou retirées. La recherche indique que cette réforme a accéléré la reprise d’emploi, indépendamment de la reprise économique. Mais selon le budget de 2005, les sanctions et amendes devraient encore être renforcées en cas de non-respect des termes du contrat. Ce système vise à prévenir le décrochage et le chômage de trop longue durée, essentiellement pour les minorités, qui rencontrent davantage de difficultés dans leur recherche.

Aides à l’entreprise : Le gouvernement Blair s’est fixé comme objectif de « faire du Royaume-Uni, d’ici 2005, le meilleur endroit au monde pour lancer et opérer une entreprise. » Il considère déjà que le niveau de taxation pour les petites entreprises est le plus bas des pays industrialisés, sans compter qu’il a allégé les délais et les coûts de création d’entreprise et la tâche de gestion de la TVA.





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