Le gouvernement canadien oriente la politique économique générale du pays et est directement responsable de la législation du travail pour les secteurs d’activité qui sont sous juridiction fédérale (banque, télécommunications, transport interprovincial, et pour les employés de l’État canadien et de ses sociétés d’État), soit environ 10% de la main d’oeuvre.
Taux de chômage. Le niveau de chômage canadien fut nettement plus élévé que le niveau étasunien (données comparées mises à jour) pendant les années 1990. L’écart s’est cependant réduit depuis le début du ralentissement économique étasunien en 2000, dont le Canada ne souffre pas, même si les deux économies sont fortement interreliées. En 2007, le taux de chômage canadien était de 6,0%, son plus bas taux depuis 1974 et le taux d’emploi était de 63,4%.
Assurance-emploi. Le programme d’assurance pour les chômeurs, rebaptisé « assurance-emploi » en 1996, est également du ressort du gouvernement canadien. Le programme a connu plusieurs réformes au cours des années 1990, visant à resserrer les conditions d’éligibilité aux prestations. A l’origine, un travailleur devait avoir cumulé 10 à 14 semaines de travail pour avoir droit à l’assurance, cette période fut graduellement augmentée à 12 à 20 semaines.
Le gouvernement canadien oriente la politique économique générale du pays et est directement responsable de la législation du travail pour les secteurs d’activité qui sont sous juridiction fédérale (banque, télécommunications, transport interprovincial, et pour les employés de l’État canadien et de ses sociétés d’État), soit environ 10% de la main d’oeuvre.
Taux de chômage. Le niveau de chômage canadien fut nettement plus élévé que le niveau étasunien (données comparées mises à jour) pendant les années 1990. L’écart s’est cependant réduit depuis le début du ralentissement économique étasunien en 2000, dont le Canada ne souffre pas, même si les deux économies sont fortement interreliées. En juillet 2007, le taux d’emploi canadien se situait à 63,4% et le taux de chômage était à 6,0%, son plus bas taux depuis 1974.
Assurance-emploi. Le programme d’assurance pour les chômeurs, rebaptisé « assurance-emploi » en 1996, est également du ressort du gouvernement canadien. Le programme a connu plusieurs réformes au cours des années 1990, visant à resserrer les conditions d’éligibilité aux prestations. A l’origine, un travailleur devait avoir cumulé 10 à 14 semaines de travail pour avoir droit à l’assurance, cette période fut graduellement augmentée à 12 à 20 semaines. La période pendant laquelle les chômeurs ont droit aux prestations fut réduite de 50 à 45 semaines. La proportion de chômeurs touchant des prestations a fondu de 83% en 1989 à 45% en 1998. Ces changements ont eu pour effet de pousser un bon nombre de chômeurs vers les régimes provinciaux d’aide de dernier recours, qui supposent cependant que l’assisté ait dépensé une bonne partie de son patrimoine avant de pouvoir prétendre à l’aide.
Selon l’Enquête sur la couverture de l’assurance-emploi menée en 2006, 55,2 % des chômeurs avaient eu une cessation d’emploi qui répondait aux critères du régime, alors que ce taux s’élevait à 53,5 % en 2004. Près du quart (26%) de ceux qui n’étaient pas admissibles au programme ne l’étaient pas en raison de l’absence d’un emploi rémunéré au cours des 12 mois précédents.
Formation. Les partis qui se succèdent aux commandes du gouvernement fédéral sont en faveur de l’amélioration des compétences des Canadiens en âge de travailler. Les modalités d’action gouvernementale divergent selon la diversité des clientèles cibles : les chômeurs, les jeunes et les travailleurs dont les compétences sont sous-utilisées.
Depuis 1997 et répondant à une revendication québécoise de longue date, Ottawa a essentiellement décentralisé aux provinces qui le souhaitaient la gestion du volet de formation et de réinsertion en emploi des chômeurs. Les provinces ont donc pu fusionner leur offre de formation aux chercheurs d’emploi et aux bénéficiaires d’aide de dernier recours, comme l’ont fait la plupart des pays industrialisés.
En revanche, le gouvernement canadien a conservé les interventions ciblées en faveur de la formation des jeunes, qu’il réalise via sa Stratégie emploi jeunesse. Trois axes d’interventions sont élaborés. En premier lieu, le gouvernement fournit des fonds aux employeurs afin de favoriser l’embauche de diplômés, notamment en finançant le développement de compétences liées à l’emploi. En second lieu, le gouvernement finance des organismes communautaires qui soutiennent les jeunes ayant des contraintes à l’emploi, pour qu’ils les aident à obtenir les compétences nécessaires à leur intégration au marché du travail. En troisième lieu, le gouvernement offre des subventions salariales aux employeurs pour que ceux-ci engagent des étudiants durant la période estivale.
Finalement, le gouvernement vise à améliorer les compétences en milieu de travail. À cette fin, l’action du gouvernement est stratégiquement dirigée vers les travailleurs âgés, les travailleurs peu spécialisés et les nouveaux arrivants. Le ministère des ressources humaines a mis en place l’Initiative en matière de compétences en milieu de travail. Cette initiative consiste à financer des projets qui permettront d’assurer une meilleure utilisation des compétences des travailleurs entrant dans les catégories ciblées.