Le 29 avril 2003, la ministre fédérale de la Coopération économique et du Développement, Mme Heidemarie Wieczorek-Zeul, de même que ses homologues Clare Short (Grande-Bretagne), Hilde Johnson (Norvège) et Eveline Herfkens (Pays-Bas) ont été récompensées par le Center for Global Development de Washington et le magazine américain Foreign Policy pour leur engagement en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le monde.
Le 29 avril 2003, la ministre fédérale de la Coopération économique et du Développement, Mme Heidemarie Wieczorek-Zeul, de même que ses homologues Clare Short (Grande-Bretagne), Hilde Johnson (Norvège) et Eveline Herfkens (Pays-Bas) ont été récompensées par le Center for Global Development de Washington et le magazine américain Foreign Policy pour leur engagement en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le monde.
Pour le gouvernement allemand, l’équité mondiale est devenue " une question de survie " (voir la déclaration gouvernementale sur le développement durable) et doit être une priorité du gouvernement allemand. Selon Mme Wieczorek-Zeul, les objectifs du millénaire en vue de la réduction de moitié de la pauvreté dans le monde d’ici 2015 ne pourront être atteints que si des efforts sérieux sont déployés par les pays développés pour financer l’aide au développement. La ministre propose ainsi aux pays riches de débloquer de manière concertée 50 milliards de dollars US pour l’aide au développement, soit l’équivalent des budgets déjà consacrés à celle-ci.
Sans prendre d’engagement précis et sans financer le développement durable outre mesure, les sociaux-démocrates allemands se prononcent néanmoins sur la nécessité d’une plus grande ouverture des marchés européens aux produits agroalimentaire en provenance du sud, sur une réduction de la dette pour les pays pauvres et sur la nécessité, en général, de lutter pour un monde plus juste. Tout cela fait volontiers partie de ce qu’on appelle aujourd’hui la " responsabilité internationale de l’Allemagne ". À côté des discours mettant en valeur cette responsabilité, on prend cependant le soin de mentionner les limites d’une action gouvernementale et on incite les différents acteurs à agir eux-aussi en faveur de l’équité mondiale : Le développement durable ne peut cependant être décrété par l’État. Nous ne réussirons que si les citoyennes et citoyens, les chefs d’entreprise et les consommateurs, tous les acteurs de l’économie et de la société, s’approprient cette thématique. (Déclaration gouvernementale sur le développement durable).