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Note synthèse

  Chili : Politique internationale

dernière mise à jour : 5 avril 2007




La politique internationale chilienne s’est centrée, dès le début de la décennie 1970, sur les aspects économiques et commerciaux. Dès les premières années de la dictature, la priorité fut la libéralisation commerciale et le désengagement de l’État dans la régulation économique. Par exemple, le tarif douanier est passé de 94% (1973) à 10,1% (1979) Fondée sur des principes néo-libéraux en ce qui a trait à la réduction de l’intervention de l’État dans la régulation socio-économique (Córdoba et Maroux, 1999 : 4), cette logique n’a pas laissé beaucoup de place pour la proposition de réformes internationales dans le domaine des politiques sociales.

L’absence de propositions du Chili à ce niveau pourrait être expliquée par la thèse dite du « triangle d’incompatibilité en économie politique internationale ». L’argument central consiste à affirmer que tout effort de coopération internationale en matière économique doit composer avec trois éléments de base, à savoir l’autonomie des marchés, la souveraineté des États et l’institutionnalisation de la coopération. Or, il est impossible de réunir ces trois éléments simultanément. En effet, « …on ne peut à la fois réglementer la concurrence, tirer avantage de la globalisation des marchés et préserver la souveraineté des États ; on ne peut que coupler deux éléments sur trois… » (Deblock, Brunelle et Rioux, 2002 : 23-24) , ce qui nous amène à l’identification de deux modèles : (a) une coopération couplée à une régulation de marchés, où on peut retrouver, entre autres, des propositions et des débats pour l’adoption de normes dans le domaine international et (b) une liberté des marchés couplée à une souveraineté des États, où la « …régulation passe par l’autodiscipline des acteurs et l’adhésion à des codes » (Deblock, Brunelle et Rioux, 2002 : 24) . En général, en Amérique latine la plupart de politiques articulées autour de la mondialisation, privilégient ce deuxième modèle (liberté des marchés) au détriment du premier (régulation internationale). À cet égard, le cas du Chili ne fait pas exception.

Un clair exemple de ce qui précède est la réforme des systèmes de pensions . Les réformes des systèmes de sécurité sociale sont de plus en plus fréquentes depuis quelques décennies. En suivant le modèle encouragé par la Banque Mondiale, les pays industrialisés comme les pays en voie de développement passent d’un régime de pensions par répartition à un régime capitalisé à cotisations définies. L’Organisation internationale du travail a averti que ces changements ne se conformaient pas aux principes de solidarité, d’équité, d’universalité et d’égalité. Cette propension pour les modèles venant des grandes organisations internationales a eu un impact fort sur les possibilités des syndicats à se mobiliser parce qu’ils sont pris au piège des régulations néo-libérales qui les empêchent d’agir sur le plan national.





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