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Note synthèse

  France : Politique internationale

dernière mise à jour : 5 avril 2007




Suite au "non" massif lors du référendum français sur la Constitution européenne le 29 mai 2005, le président Jacques Chirac, très affaibli, assure qu’il défendra "bec et ongles" les intérêts français dans l’UE et entre autres, la politique agricole commune, source de litiges avec son homologue britannique.

Lors du sommet du G8 à Evian en juin 2003, Jacques Chirac a voulu innover en faisant précéder la rencontre des chefs d’Etat du nord par une rencontre avec un certain nombre de leaders du sud (Brésil, Inde, Afrique du Sud, Chine, Sénégal, etc). Le froid franco/américain provoqué par l’intervention irakienne a toutefois éclipsé la volonté française de faire de cette rencontre un premier lieu de dialogue au sommet entre les visions libérales, représentées par Bush, et altermondialiste, représenté par le brésilien Lula.

Lors de grands discours prononcés lors des sommets de Monterrey, en avril 2002, puis de Johannesburg, en septembre 2002, le Président s’est fait le défenseur de la création d’un « Conseil de sécurité économique et sociale », composé d’une vingtaine de membres et qui aurait autorité politique pour chapeauter et orienter l’action des organismes économiques multilatéraux, dont l’OMC, le FMI, la Banque Mondiale.

La proposition, formulée à l’origine par le socialiste et ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, et pour laquelle il n’existe pas à ce jour de texte officiel étayé, fut reprise dans un rapport ambitieux du Conseil économique et social de 2002 sur la « Gouvernance mondiale ». La proposition était également appuyée par l’ex-Premier ministre Lionel Jospin. La rencontre élargie du G8 avec les leaders du sud devait préfigurer cette future réforme. Il semblerait pourtant que les étasuniens, hôtes du G8 en 2004, n’aient pas répété l’expérience. Tony Blair pourrait peut-être le mettre à l’ordre du jour du sommet de juillet 2005.

A Johannesburg, le Président s’est également prononcé en faveur d’une « taxe sur le développement » qui pourrait être distincte de la Taxe Tobin, mais sans en spécifier le mécanisme pour l’instant. Lors d’un discours prononcé à l’Elysée en août 2003, il a réitéré cette position et a proposé la création d’un observatoire français de la mondialisation.

Cependant ses prises de position proches des positions altermondialistes se heurtent à sa politique agricole, vivement dénoncée par les pays du Sud qui réclament un meilleur accès aux marchés agricoles du Nord comme levier essentiel de leur développement. Son entente, en novembre 2002, avec le chancelier allemand pour reconduire les subventions agricoles européennes dans le cadre de la Politique agricole commune lui ont valu des critiques de Tony Blair et d’organisations, dont la Banque Mondiale, qui espèrent l’ouverture des marchés agricoles du Nord aux produits du Sud. La France propose plutôt que les autres pays du Nord ouvrent totalement leurs marchés agricoles aux 45 pays les plus pauvres, comme le fait l’Union européenne avec un impact pour l’instant mitigé, mais sans aller au-delà.

M. Chirac s’exprime également en matière de « Convention sur la diversité culturelle », dans un discours distinct prononcé devant les chefs d’État de la Francophonie à Johannesburg en 2002, où il a repris chacun des termes de la position commune développée avec le Québec et le Canada sur ce sujet.






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