Assainir le marché du travail, faire en sorte que les écoles et universités allemandes retrouvent leur position de tête, contenir l’endettement du pays et restructurer les systèmes de santé et de retraite, voilà les objectifs qu’Angela Merkel a défini dans sa Déclaration de politique générale, présenté au Bundestag le 30 novembre 2005.
On savait que la Déclaration de politique générale, présentée par le chancelier Schröder le 14 mars 2003, avait sonné le lancement d’une réforme importante du système de protection sociale allemand.
Assainir le marché du travail, faire en sorte que les écoles et universités allemandes retrouvent leur position de tête, contenir l’endettement du pays et restructurer les systèmes de santé et de retraite, voilà les objectifs qu’Angela Merkel a défini dans sa Déclaration de politique générale, présenté au Bundestag le 30 novembre 2005.
On savait que la Déclaration de politique générale, présentée par le chancelier Schröder le 14 mars 2003, avait sonné le lancement d’une réforme importante du système de protection sociale allemand.
Pourtant, la nouvelle chancelière dénonce l’insuffisante portée des réformes. « La coalition rouge et verte s’est en effet présentée aux élections dans une position délicate, et avec un bilan peu flatteur. Au cours de sa mandature, le chômage n’a cessé de grimper (4,7 millions de personnes sont touchées et la barre des 5 millions a été épisodiquement franchie), la dette de l’Etat a atteint un niveau record (1,45 milliard d’euros), la croissance stagne, la consommation reste durablement déprimée, la pauvreté progresse. » (Après les élections : quels acteurs pour quel Etat social ?)
Le nouveau gouvernement veut ainsi engager des réformes radicales sur le marché du travail, le marché social, la santé et l’assainissement budgétaire. Mme Merkel compte relever l’âge légal du départ à la retraite à 67 ans et améliorer les chances d’emploi des plus de 50 ans.
Concernant les allocations chômages longue durée, elles seront désormais au même niveau à l’Est et à l’Ouest. La baisse de 2% des cotisations à l’assurance chômage sera compensée par l’augmentation de la TVA à 19% en 2007. La chancelière prévoit une économie de 4 milliards d’euros.
Mme Merkel insiste sur l’importance de l’éducation. A partir de 2010, elle prévoit investir 3% du PIB par an dans la recherche et le développement. Elle veut également réduire la bureaucratie, réformer le fédéralisme puis la fiscalité des entreprises, et se penchera sur la politique en matière de santé et les réformes de l’assurance-dépendance l’année prochaine.
« Mme Merkel a également insisté sur le fait que l’Allemagne pouvait être un partenaire solide en Europe et dans le monde, tant en ce qui concerne le règlement des négociations financières à l’échelon européen et la poursuite du projet constitutionnel européen que l’avancée du processus de paix au Proche-Orient. Dans le cadre du partenariat transatlantique, Mme Merkel a déclaré vouloir œuvrer à "l’instauration de relations étroites et honnêtes, ouvertes et basées sur la confiance". » (Osons plus de liberté)