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Note synthèse

  Mexique : Politique nationale

dernière mise à jour : 8 mars 2007


Le Mexique a connu en 2004 une croissance du PIB de 4.1 %. Cependant, la question du bienfait du modèle de développement basé sur l’ouverture des marchés et la promotion des exportations reste ouverte.

La bonne performance économique du Mexique est fortement dépendante de l’augmentation de la demande des États-Unis et de l’investissement en biens de capital. Le type de croissance que ce modèle produit ne se reflète pas nécessairement de manière positive sur les conditions de vie de la population. Ainsi, lors du 10e anniversaire de la signature de l’ALENA, le 10 janvier 2004, la majorité des Mexicains avaient peu de raisons de célébrer.

Le respect du jeu démocratique pourrait ouvrir la porte à la participation de cette partie de la population qui continue à rester en dehors des plus grands projets politiques au Mexique depuis les années 1980. La croissance de la pauvreté et la détérioration du pouvoir d’achat ne sont qu’une manifestation des difficultés à redistribuer les gains du programme de développement social et économique.



Le Mexique a connu en 2004 une croissance du PIB de 4.1 %. Cependant, la question du bienfait du modèle de développement basé sur l’ouverture des marchés et la promotion des exportations reste ouverte. Bien qu’une part importante de la croissance du Mexique après la crise tequila soit imputable à l’essor économique au nord du pays et au secteur des maquiladoras, la perte du dynamisme dans ce secteur et les effets de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) entre le Canada, le Mexique et les États-Unis sur le travail, l’environnement, l’agriculture, les droits de la personne, les services publics, les communications et l’information, ainsi que sur les femmes, font semblent contrebalancer les avantages économiques de la libéralisation des marchés.

La bonne performance économique du Mexique est fortement dépendante de l’augmentation de la demande des États-Unis et de l’investissement en biens de capital. Le type de croissance que ce modèle produit ne se reflète pas nécessairement de manière positive sur les conditions de vie de la population. Ainsi, lors du 10e anniversaire de la signature de l’ALENA, le 10 janvier 2004, la majorité des Mexicains avaient peu de raisons de célébrer. La pauvreté est en croissance, et ce surtout dans les milieux ruraux. L’émigration est devenue particulièrement importante pour les communautés indigènes ; l’Institut national de statistique du Mexique estime que plus de 6 millions d’Indigènes avaient quitté leurs communautés d’origine en 2000.

Ne disposant pas de la majorité législative, le gouvernement de Vicente Fox fait face à d’importantes contraintes politiques pour assurer la continuité du modèle de libéralisation. Applaudi par les milieux financiers pour la mise en place de politiques monétaires et fiscales restrictives, le président Fox n’a pas été capable de faire passer au Congrès certaines réformes majeures, comme sa proposition de réforme fiscale intégrale ou ses recommandations pour le budget national 2005. La puissance accrue du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et du Parti de la révolution démocratique (PRD), lors des élections législatives de juin 2003, leur permet de bloquer les politiques néolibérales désirées par Fox. Le PRI a tiré un poids politique important lors de sa stratégie de blocages au Congrès et lors des élections régionales de 2004 et 2005. En s’opposant à la logique d’ensemble des programmes du gouvernement fédéral, le gouverneur de Mexico, Andrés Manuel Lopez Obrador, du PRD, est devenu une figure politique très populaire. En plus de la reconfiguration de la carte politique du Mexique, la persistance de la mobilisation en faveur d’une nouvelle politique agricole ou contre les réformes de Fox crée un scénario intéressant pour les élections de 2006. Les partis politiques mexicains devront montrer à nouveau leur engagement envers un système électoral compétitif.

Le respect du jeu démocratique pourrait ouvrir la porte à la participation de cette partie de la population qui continue à rester en dehors des plus grands projets politiques au Mexique depuis les années 1980. La croissance de la pauvreté et la détérioration du pouvoir d’achat ne sont qu’une manifestation des difficultés à redistribuer les gains du programme de développement social et économique. Au sud du pays, malgré la relative stabilité actuelle, aucune des conditions qui ont fait éclater le conflit au Chiapas n’a disparu.





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