Dans l’accord gouvernemental conclu en juillet 2003, la "coalition violette" (socialiste-libérale) s’était engagée à faire de l’emploi la priorité absolue de la Belgique au cours des prochaines années. L’objectif annoncé était la création de 200 000 nouveaux emplois d’ici la fin de la législature. Selon les prévisions, 29 000 emplois seraient créés en 2005. Le fort taux de chômage de 8% demeure tout de même en dessous de la moyenne européenne de 8,7%.
Dans l’accord gouvernemental conclu en juillet 2003, la "coalition violette" (socialiste-libérale) s’était engagée à faire de l’emploi la priorité absolue de la Belgique au cours des prochaines années. L’objectif annoncé était la création de 200 000 nouveaux emplois d’ici la fin de la législature. Selon les prévisions, 29 000 emplois seraient créés en 2005. Le fort taux de chômage de 8% demeure tout de même en dessous de la moyenne européenne de 8,7%.
Voici un résumé des principaux objectifs présentés lors de la réélection du Premier ministre Verhofstadt en 2003 :
Formation
augmentation à 1,9% la proportion de la masse salariale des entreprises consacrées à la formation des travailleurs ;
augmentation à 60 000 le nombre de travailleurs belges qui, chaque année, est impliqué dans une formation.
Réduction des charges sociales
réduction des cotisations sociales pour les travailleurs à bas salaire (moins de 1956,6€ par mois) ;
plafonnement des cotisations patronales pour la partie de la rémunération qui dépasse 12 000€ par trimestre ;
augmentation de la réduction structurelle des charges sociales pour tous les travailleurs salariés, qui passe de 381,33€ à 400€ par trimestre ;
réduction des cotisations sociales pour tous les travailleurs de moins de 26 ans, à condition que l’employeur satisfasse aux obligations de premier emploi.
Licenciements
l’employeur qui a licencié pourrait se voir rembourser, à concurrence de 1800€, les frais consentis dans une procédure de reclassement des travailleurs, à conditions que ceux-ci soient occupés chez un nouvel employeur de façon durable ;
le travailleur qui retrouve du travail pourrait bénéficier d’une réduction de ses cotisations personnelles à la sécurité sociale pendant quelques mois ;
l’employeur qui engage un travailleur victime d’une restructuration pourrait se voir accorder une réduction de ses cotisations patronales pour un certain nombre de trimestres.
Économie sociale
la réduction forfaitaire des charges patronales pour les employeurs actifs dans le secteur non-marchand sera augmentée de façon à permettre la création de 5000 nouveaux emplois ;
le gouvernement fédéral et les entités fédérées s’engagent à créer 12 000 emplois supplémentaires d’ici quatre ans afin de faciliter l’insertion sociale des travailleurs issus de groupes précaires.
Les principales organisations syndicales se sont déclarées plutôt insatisfaites. La Fédération générale des travailleurs de Belgique affirme que rien n’est fait pour garantir le financement de la sécurité sociale. La Confédération des syndicats chrétiens soutient quant à elle que les mesures prises en faveur de l’emploi ne sont pas très ambitieuses et ne permettront pas de résoudre le problème du chômage structurel dont souffre la Belgique. De leur côté, les organisations patronales se déclarent plutôt satisfaites particulièrement des différentes mesures permettant de réduire les charges des employeurs.
Dans sa Déclaration de politique fédérale du 11 octobre 2005, Verhofstadt souligne l’importance de renforcer le pouvoir d’achat et de soutenir des politiques solides en matière de sécurité sociale et d’emploi.
« Afin de consolider la relance économique, les itinéraires suivants seront empruntés :
1) rehausser le taux d’activité, plus particulièrement afin de stimuler l’afflux de jeunes et d’éviter la sortie anticipée de travailleurs âgés ;
2) poursuivre la réduction du coût du travail par le truchement d’une évolution salariale responsable et un allègement substantiel des charges sur le travail ;
3) récompenser les investissements et stimuler l’innovation et la créativité ;
4) proposer de l’énergie à un prix raisonnable pour tout le monde ;
5) poursuivre la professionnalisation du fonctionnement des services publics et la gestion dynamique des actifs publics ;
6) réduire la dette publique jusqu’au niveau le plus bas depuis 25 ans et reproduire l’équilibre budgétaire. »
Afin de faire face au vieillissement de la population belge, le gouvernement, après de longues négociations avec les syndicats et les entreprises, a conçu le contrat de solidarité entre générations : « En 2015, un Belge sur cinq aura plus de 65 ans. En 2050, ce sera un Belge sur trois. Aujourd’hui trois travailleurs paient les pensions de deux personnes âgées. Dans 25 ans, cette proportion sera inversée. En d’autres termes, sans contrat de solidarité entre générations, il y aura de moins en moins de travailleurs qui devront cotiser plus pour un groupe croissant de pensionnés qui profiteront plus longtemps de leur pension. » (Des questions sur le contrat de solidarité entre générations)
Ce contrat vise d’une part, à mettre davantage de jeunes sur le marché du travail et d’y conserver les plus âgés plus longtemps, et d’autre part, de garantir et de renforcer le système de sécurité sociale en vigueur. « En guise de soutien aux mesures prises en matière d’emploi des jeunes (- de 30 ans) et de fins de carrière (+ de 50 ans), les charges patronales, à vitesse de croisière, sont respectivement réduites de 240 et de 272 millions d’euros. » Les syndicats, malgré leur participation aux négociations, s’opposent maintenant à l’élévation de l’âge de la propension.