Patrick Peretti-Watel, Valérie Seror, Enguerrand du Roscoät, François Beck. INPES. Evolutions, n°18, 6 pages
« Les nombreuses campagnes de prévention
faisant la promotion de styles de
vie favorables à la santé reposent sur
l’hypothèse que les individus attachent
une grande importance à leur santé,
s’en sentent responsables et sont prêts
à s’impliquer pour améliorer leur santé
future. Il subsiste néanmoins des questions
sur la manière dont les campagnes
de prévention (sur le tabac, l’alcool et la
nutrition) sont perçues par les individus
et sur l’impact de ces campagnes.
Une enquête téléphonique nationale réalisée
en juin et juillet 2008 auprès d’un
échantillon, constitué par une méthode
aléatoire, de 2 000 personnes âgées de
18 à 75 ans permet d’apporter des éléments
de réponses.
Un Français sur huit concentre l’ensemble
des qualités qui ferait de lui un récepteur
idéal aux campagnes de prévention.
Ces dernières suscitent par ailleurs des
attitudes contrastées : réceptivité, indifférence,
hostilité, méfiance et angoisse.
Les résultats suggèrent que la fiabilité
perçue des campagnes apparaît très forte.
Elle est une condition nécessaire mais pas
suffisante à leur efficacité. L’étude montre
aussi que l’aspect moralisateur des campagnes
n’est pas forcément un obstacle
à cette efficacité, mais que l’angoisse
n’est pas toujours un bon moyen d’inciter,
notamment les fumeurs les plus dépendants,
à changer de comportement.
Plus globalement, les dernières campagnes
semblent avoir eu un impact très significatif
sur les comportements, au moins à
court terme. Elles ont été abondamment
relayées, surtout par les personnes qui
y sont les plus réceptives : suite à ces
campagnes, beaucoup en ont parlé à des
proches qu’ils jugeaient concernés. Reste
à savoir dans quelle mesure un tel relais
participe de leur efficacité. »
Consulter en ligne
Télécharger le document PDF 506.7 ko
Analyse des interventions de promotion de la santé et de prévention en contexte scolaire québécois : cohérence avec les meilleures pratiques selon l’approche École en santé
Institut national de la santé publique du Québec, 242 pages
Extrait de l’introduction :
« La présente étude a été produite pour soutenir et outiller les gestionnaires et les intervenants
des milieux de l’éducation et de la santé et des services sociaux soucieux d’appuyer le choix
des interventions de promotion de la santé et de prévention en contexte scolaire sur un
ensemble de critères reflétant les meilleures pratiques. Les résultats d’analyse doivent être
vus comme des pistes d’enrichissement et d’adaptation et non comme un jugement positif ou
négatif. De plus, il est important de préciser que la décision définitive, quant à l’adoption
d’une ou de plusieurs interventions, appartient à l’école, puisque c’est elle qui, à partir de
l’analyse de ses besoins, des caractéristiques et des ressources de son milieu et des
priorités qu’elle se donne, déterminera les actions à mettre en place afin de favoriser la
santé, le bien-être et la réussite éducative de ses élèves. »
Consulter en ligne
Legislation proclaimed implementing nutrition guidelines, banning sale of trans fats in foods in schools
Gouvernement du Manitoba, Canada
Ce communiqué de presse explique les changements que la province du Manitoba a effectué à sa législation afin de bannir les gras trans de source artificielle et de limiter la teneur en gras saturés des aliments que l’on retrouve dans les écoles de la province.
Consulter en ligne