Olivier Oullier et Sarah Sauneron (dir.), Centre d’analyse stratégique (France),156 pages
Extrait de l’avant-propos :
« Les messages de prévention en matière de santé rencontrent aujourd’hui des limites.
Qu’il s’agisse d’obésité ou de tabagisme, les campagnes destinées au grand public
ont souvent permis d’éveiller les consciences mais elles peinent à modifier les
comportements à risque. […]
Face à de tels phénomènes, allant de pair avec un creusement constant du déficit de la sécurité sociale, il apparaît nécessaire d’affiner les stratégies de prévention pour les
rendre plus efficaces. […]Plusieurs pistes existent pour améliorer les stratégies de communication de prévention en santé publique. Ainsi, faire appel à la raison, la peur, la surprise, la
responsabilité, le plaisir ou le dégoût n’a pas la même efficacité selon que l’on
s’adresse à des jeunes ou à des personnes âgées, à des fumeurs ou à des personnes
en surpoids. En étudiant le comportement du consommateur conjointement à son
fonctionnement cérébral, nous pouvons mieux comprendre comment un individu
réagit à un message ou une image utilisés dans le cadre d’une campagne de
prévention. Car il s’agit désormais de dépasser la prise de conscience des risques
pour atteindre des changements réels de comportements.
Réalisé par le Centre d’analyse stratégique, en collaboration avec des chercheurs
français et internationaux en marketing, neurosciences, comportement du
consommateur, psychologie sociale et économie comportementale1, ce travail
novateur révèle la nature des stratégies jugées les plus efficaces pour dissuader les
comportements à risque. Il ouvre des perspectives prometteuses et propose de nombreuses mesures simples, efficaces et à un coût raisonnable en s’inscrivant dans la suite des réflexions menées en matière de santé mentale et de bien être par le Centre d’analyse stratégique. »
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Vaut-il toujours mieux prévenir que guérir ? : arguments pour une prévention plus ciblée
Sara-Lou Gerber, Note de veille du Centre d’analyse stratégique n° 167, 9p.
« L’idée que la prévention permet d’améliorer la santé de la population sans accroître les dépenses de santé est une idée répandue. Or, la prévention n’entraîne pas forcément des économies et risque même d’augmenter les inégalités. D’où l’importance de sélectionner les stratégies les plus efficientes, à savoir celles qui ciblent au plus près les groupes à risque. »
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mars 2010 EN
Private Emotions, Public Policy
Walter Gordon Massey Symposium, School of Public Policy, University of Toronto
Cette conférence publique avait pour but de s’interroger sur le rôle des émotions dans les jugements politiques et dans les politiques publiques. Trois invités ont présenté leurs connaissances sur le sujet : David Pizzarro, chercheur en psychologie politique à Cornell University, Christina Tarnolpolsky, philosophe politique de l’Université McGill et l’honorable Bob Rae, député libéral fédéral et ancien premier ministre de l’Ontario.
Voyez la conférence en captation vidéo et lisez aussi le sondage sur le sujet publié par le Globe and Mail.
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Article du Globe and Mail
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