
Politiques du travail : Les réformes qui marchent et celles qui ne marchent pas
décembre 2007 EN
Evaluating Active Labour Market Policies Evaluations
Jaap de Koning, Yuri Peers, Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung, SP I 2007-112, 22 pages
Cet article propose une méta-analyse de la littérature internationale sur l’efficacité des différents types de politiques d’activation de la main-d’oeuvre. Les auteurs concluent que l’impact des politiques d’activation est généralement assez faible en ce qu’elles permettent d’augmenter d’environ 3% en moyenne la probabilité de retour à l’emploi. L’impact est plus significatif pour les politiques ciblées sur la formation et l’orientation sur le marché du travail, dont l’impact varie entre 5,7 et 9,7%. L’efficacité des mesures dépend également de la situation socio-économique. L’impact est plus faible lorsque le chômage est faible que lorsqu’il est élevé.
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Employment protection reforms, employment and the incidence of temporary jobs in Europe : 1995-2001
L. M. Kahn, Institute for the Study of Labor, Bonn, IZA discussion paper, n° 3241, 47 pages.
L’auteur analyse l’impact des réformes des systèmes de protection de l’emploi sur le niveau d’emploi et l’emploi à temps partiel. Une première conclusion est que les politiques qui facilitent la création d’emploi à temps partiel augmentent la probabilité que les travailleurs se retrouvent dans de tels emplois. En revanche, ces politiques semblent avoir un impact négatif sur le taux emploi et encourager la substitution d’emploi à temps plein par des emplois à temps partiel. Les réformes des règles de protection de l’emploi à temps plein, quant à eux, ont un impact négligeable sur le taux emploi et l’emploi à temps partiel.
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Le CNE : retour sur une tentative de flexicurité
B. Gomel et alii, Centre d’Etudes de l’Emploi, Noisy-le-Grand, Connaissance de l’Emploi, n° 49, 4 pages.
Le contrat « nouvelles embauches » (CNE), mis en place en 2005, engageait la politique de l’emploi française dans une voie radicalement nouvelle. La mesure visait à réduire les réticences des employeurs à recruter dans les petites entreprises et avait l’ambition d’introduire un nouvel équilibre entre flexibilité et sécurité. Une enquête qualitative par entretiens auprès d’une cinquantaine de salariés (qu’il serait intéressant de compléter par une enquête du même type auprès des employeurs) a permis de recueillir leur point de vue sur les usages de ce contrat. Si certains enquêtés connaissent une relation de travail normale et une intégration réussie, d’autres pointent la fragilité de la relation de travail établie par le CNE, qui peut conduire à la démission ou au licenciement. Quel que soit le jugement qu’ils portent sur le CNE, les salariés interrogés font l’expérience que le CDI de droit commun reste la norme. Les contreparties prévues en échange d’une plus grande flexibilité semblent, d’après les salariés licenciés, ne pas avoir été systématiquement mises en oeuvre, enseignement dont il faudra tenir compte si l’on veut instaurer avec succès une flexicurité à la française.
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Training the Unemployed in France : How Does It Affect Unemployment Duration and Recurrence ?
Bruno Crépon, Marc Ferracci et Denis Fougère, IZA DP No. 3215
Les études économétriques attribuent rarement aux politiques publiques de formation pour les sans-emploi un impact majeur sur le nombre de transitions vers l’emploi. En examinant le cas français, les auteurs soutiennent qu’une période de formation plus longue entraîne une durée de chômage plus longue, mais aussi une période plus longue en emploi, ce qui laisse croire que les politiques publiques de formation améliorent la qualité de l’appariement entre les besoins des chômeurs et ceux des employeurs.
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La genèse des politiques de l’emploi en France : un référentiel d’adaptation
F. Colomb, Centre d’Economie de la Sorbonne, Paris, Document de travail, n° 2007-71, 45 pages.
L’enjeu de ce texte est de définir la catégorie émergente « politique de l’emploi » et de comprendre et d’expliquer son processus de construction à partir d’une approche de sociologie compréhensive des politiques publiques. L’auteur propose dans un premier temps de dater la genèse de la catégorie « politiques de l’emploi » en nous appuyant sur l’analyse de quatre types de discours. Dans un second temps, il envisage la compréhension et l’explication de cette émergence à partir de la régulation politique. Cette démarche lui permet à la fois de repérer l’émergence des politiques de l’emploi au milieu des années 1960 et définir les politiques de l’emploi comme des politiques de légitimation de l’abandon du plein emploi.
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