Discours de Laurent Fabius, Fondation Jean-Jaurès, 8 pages.
Extrait du discours :
« La crise – avec son impact financier social, écologique, industriel, agricole et territorial –est profonde mais les solutions mises en oeuvre pour la combattre sont, pour le moment, parcellaires. A quelques jours du nouveau rendez-vous du G20, souvenons-nous des promesses faites à Londres, il y a six mois : les annonces faites n’ont pas beaucoup été suivies d’effets concrets. La disqualification de la droite néo-libérale est pour le moment plus idéologique que politique. Le triptyque tant commenté de l’Ecole de Chicago – déréglementation, privatisation, financiarisation – apparaît désormais pour ce qu’il est : une impasse pour le développement humain. Et pourtant, dans les urnes et en tout cas en Europe, la crise profite pour l’instant surtout aux partis conservateurs, tandis qu’aux Etats-Unis, malgré l’élection très positive de Barack Obama, les vieux réflexes demeurent comme en témoignent les réticences de l’administration américaine à encadrer strictement les pratiques de Wall Street. »
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Désolé, mais le capitalisme n’est toujours pas mort…
Charles Wyplosz, Telos
« Mais que s’est-il passé depuis le sommet de la crise financière ? Rappelez-vous. La faillite d’un des fleurons de Wall Street, Lehman Brothers, suivie d’une panique comme on n’en avait pas vue depuis 1929. Des injections publiques de plusieurs centaines de milliards d’euros dans les plus grandes maisons de la finance aux États-Unis, mais aussi en Europe. Des quasi-nationalisations à New York et Londres ! Tout ceci, bien sûr, a été suivi par une récession mondiale dont on n’a pas fini de mesurer les dégâts. Un événement historique, mais quelles conséquences ? »
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