P. Whiteford et W. Adema, OECD, Paris, OECD social, employment and migration working papers, n° 51, 54 pages.
Ce document évalue dans quelle mesure la pauvreté des enfants est associée au statut professionnel des parents. Il montre que dans presque tous les pays de l’OCDE, les taux de pauvreté des enfants sont nettement plus élevés pour les familles sans emploi que pour les familles avec au moins un parent exerçant une activité professionnelle. Les taux de pauvreté sont aussi plus élevés dans les familles où seule une personne perçoit un salaire que dans les familles où les deux parents travaillent, ainsi que pour les familles monoparentales comparées aux ménages composés des deux parents. Alors que parmi les pauvres, les familles sans emploi sont quasiment partout les plus désavantagées, l’analyse montre qu’en moyenne, dans les pays de l’OCDE, seulement environ un tiers des familles pauvres avec enfants sont sans travail, bien que ce ratio varie grandement – de moins de 20 pour cent (Autriche, Grèce, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Portugal, Turquie et Etats-Unis) à 60 pour cent ou plus (Australie, République tchèque, Allemagne et Norvège). Le document examine aussi les possibles orientations politiques pour les pays de l’OCDE. Le fait que tous les pays enregistrant de très bas taux de pauvreté chez les enfants (moins de 5 pour cent) allient faibles pourcentages de familles sans travail et politiques efficaces de redistribution tend à confirmer que de bonnes stratégies anti-pauvreté devraient être fondées sur une approche nuancée combinant de meilleures prestations, si nécessaire, et de meilleures incitations au travail.
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