Chômage et institutions du marché du travail
Aux frontières de l’emploi, du chômage et de l’inactivité
Hélène Thélot, département Emploi et revenus d’activité, Insee Première, Numéro 1207, 4 pages.
En 2007 en France métropolitaine, 2,9 millions de personnes n’ont pas d’emploi mais expriment le souhait de travailler. Parmi elles, au sens du Bureau international du travail (BIT), 2,1 millions sont au chômage et près de 800 000 sont inactives. La majorité des inactifs souhaitant travailler ne sont pas disponibles pour le faire à brève échéance, surtout pour des raisons familiales ou personnelles. Cependant, 290 000 inactifs sont disponibles mais ne recherchent pas activement un emploi au sens du BIT. En outre, 5,5 % des personnes ayant un emploi sont dans une situation de sous-emploi, c’est-à-dire (principalement) ont un emploi à temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont prêtes à le faire. Cela représente plus de 1,4 million de personnes, dont 560 000 qui souhaitent également changer d’emploi, ou en avoir un supplémentaire. Par ailleurs, 1,6 million de personnes ont un emploi et souhaitent en changer, sans être dans une situation de sous-emploi. Les raisons invoquées vont du souhait de progresser vers un poste plus intéressant ou plus rémunérateur à la crainte de perdre son emploi.
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Do subsidized work contracts enhance capabilities of the long-term unemployed ? Evidence base on French data
T. Klein et C. Le Clainché, Lameta, Montpellier, Document de recherche, n° 2008-07, 26 pages.
Dans les années 1990, différents contrats aidés ont été créés en France pour favoriser la création d’emplois destinés aux chômeurs de longue durée. Ces programmes devaient aider les bénéficiaires à améliorer leur employabilité. Il est dès lors intéressant de recourir à l’approche par les « capacités » pour évaluer leur impact. À partir du Panel des bénéficiaires de la politique de l’emploi de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère chargé de l’emploi), deux analyses ont été réalisées selon l’approche par les « capacités ». Une première analyse considère les marges de manœuvre des bénéficiaires et une seconde les perceptions de leurs conditions de vie. Comparer les perceptions des bénéficiaires à celles d’une population témoin permet de mieux évaluer l’impact des dispositifs. Globalement, les contrats aidés améliorent les marges de manœuvre des bénéficiaires en termes de conditions de vie. Par ailleurs, le contrat initiative emploi (CIE) est mieux perçu que le contrat emploi solidarité (CES), mais ce dernier permet cependant davantage que le CIE de « se sentir utile » et de « reprendre confiance en soi ».
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Job Search and Unemployment Insurance : New Evidence from Time Use Data
Alan B. Krueger et Andreas Mueller, IZA DP No. 3667, 43 pages.
Cet article présente de nouvelles données sur l’intensité de la recherche d’emploi chez les chômeurs américains. Les auteurs montrent que 1) le chômeur moyen aux États-Unis consacre 41 minutes par jour (de la semaine) à la recherche d’emploi, ce qui est considérablement plus que son confrère européen ; 2) les chômeurs qui s’attendent à être rappelés par leurs anciens employeurs cherchent beaucoup moins que les autres ; 3) l’intensité de la recherche d’emploi est inversement proportionnel à la générosité des prestations de chômage ; 4) le salaire attendu prédit assez bien le temps alloué à la recherche d’emploi ; 5) chez les prestataires de l’assurance-chômage, l’intensité de la recherche augmente à mesure que s’approche l’échéance des prestations ; 6) chez ceux qui ne sont pas éligibles aux prestations, le temps consacré à la recherche d’emploi est plus ou moins constant peu importe la durée de la période de chômage.
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Do Unemployment Benefits Increase Unemployment ? New Evidence on an Old Question
Peter Fredriksson et Martin Söderström, IZA DP No. 3570, 37 pages.
Les auteurs examinent la relation entre les prestations de chômage et le chômage en utilisant les données régionales suédoises. Ils trouvent des indices assez robustes de l’impact de la valeur des prestations sur le taux de chômage dans une région donnée.
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Labor Market Policies, Institutions and Employment Rates in the EU-27
Riccardo Rovelli et Randolph Bruno, IZA DP No. 3502, 42 pages.
Les auteurs comparent les politiques, les institutions et les performances du marché du travail dans les 27 États membres de l’Union européenne pour la période allant de 2000 à 2005. Ils montrent qu’en règle général un taux d’emploi plus élevé est associé à 1) un investissement plus élevé dans les politiques du travail et particulièrement dans les politiques d’activation et 2) des institutions du marché du travail moins rigides.
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Adultes-relais : l’évolution d’une politique de l’emploi
Cécile Baron, Patrick Nivolle et Nicolas Schmidt, Connaissance de l’emploi, n° 55, 4 pages.
Les « adultes-relais » sont des personnes d’au moins 30 ans, au chômage ou en situation précaire, qui bénéficient d’un contrat aidé pour exercer une fonction de médiation sociale et culturelle dans les zones urbaines sensibles. Le dispositif adulte-relais a d’abord été conçu à l’intention des associations de quartier, puis a été étendu aux collectivités territoriales, établissements publics et offices d’HLM. Il a failli être abandonné jusqu’à ce que les émeutes de 2005 amènent les pouvoirs publics à le reconduire.
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