Lors d’un discours prononcé devant l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), au Sénat, le 18 septembre, le chef de l’Etat a précisé l’ensemble de sa stratégie sociale en matière d’emploi, de protection sociale et de relations professionnelles. Pour Nicolas Sarkozy, le système social français n’est « pas tenable financièrement, il décourage le travail ». Il a proposé d’élaborer un « nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent », fondé sur « le travail, le mérite et l’égalité des chances » et renouant « avec les principes de justice et d’efficacité ». Au coeur du programme :
assouplir les 35 heures ;
fusionner l’Unedic et l’ANPE ;
donner une place plus importante à la négociation d’entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail ;
réformer le contrat de travail ;
mettre en place un revenu de solidarité active ;
redéfinir les procédures des sanctions des chômeurs refusant des offres valables d’emploi ou une formation ;
réformer les régimes spéciaux de retraite ;
mettre en place un cinquième risque de sécurité sociale consacré à la dépendance, c’est-à-dire un nouveau droit de protection sociale, commun à l’ensemble des personnes en situation de perte d’autonomie.
Synthèse des mesures
Discours devant l’AJIS
Les Français accepteront les réformes sociales, si...
Nathalie Birchem, La Croix
Cet article commente les résultats d’un sondage destiné à savoir si le président de la République dispose du soutien des Français pour réformer ? "Oui, s’il ne commet pas d’impair en matière de pédagogie", prévient OpinionWay. Ainsi, les Français se disent favorables à une majorité des réformes sociales souhaitées par Nicolas Sarkozy. Ainsi, 86 % des Français se disent « très » ou « plutôt » favorables à la fusion ANPE-Unédic, alors que les partenaires sociaux, qui siègent à l’Unédic, la réprouvent, eux, unanimement. L’alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime général suscite désormais 74 % d’opinions favorables (69 % des salariés du public). Mais l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation en 2012 recueille seulement 55 % d’avis favorables. La mise en place d’un revenu de solidarité active en remplacement de tous les minima sociaux existants recueille 68 % d’approbation. Seule la TVA sociale suscite une forte désapprobation avec 68 % des Français qui y sont plutôt ou très opposés.
Pour l’analyse du sondage
Le baromètre économique BVA - BFM - Les Echos - vague 21 - 18 septembre 2007
Télécharger le document PDF 239.1 koLes résultats du sondage "Social : les Français jugent les premiers pas de Nicolas Sarkozy et précisent leurs attentes" - réalisé pour la célébration des 40 ans de l’AJIS
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Odile Chagny, Métis. Correspondances européennes du travail
Les partisans d’une substitution de la TVA aux cotisations sociales soulignent son caractère favorable à l’emploi et sa neutralité vis à vis du financement de la sécurité sociale. D’autres considèrent qu’une telle réforme acte le fait que le futur accroissement des dépenses sociales ne pourra être financé que par une augmentation des cotisations. L’exemple allemand est éclairant.
Sur le site de Métis